Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Dany Boon, toujours au centre des débats les plus survoltés entre défenseurs du cinéma populaire et cinéphiles engagés, revient avec RAID Dingue, sa dernière réalisation qui nous plonge dans les coulisses du quotidien de ces forces spéciales. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ses détracteurs ne seront toujours pas convaincus.
Réalisatrice britannique, Andrea Arnold quitte la Grande Bretagne et pose pour la première fois sa caméra aux Etats-Unis en signant American Honey, un road-movie énergique qui fait souffler un vent de folie sur le cinéma et qui brosse le portrait d'une Amérique désenchantée à travers les pérégrinations déjantées d'un groupe de jeunes aussi désoeuvrés que libres.
Près de 5 ans après L'Odyssée de Pi, Ang Lee revient avec un long-métrage dans un genre radicalement différent, puisqu'il s'agit du drame vécu par un soldat américain contraint de revenir au pays pour participer à une campagne de spectacles médiatiques. L'occasion de questionner sur la compatibilité entre deux univers opposés... à moins qu'il ne s'agisse que de l'expérimentation de moyens de filmer révolutionnaires mais stériles.
Tempête de sable est le premier long-métrage de la réalisatrice israélienne Elite Zexer. A l'image de ce qu'elle a fait dans ses précédents courts-métrages, elle s'intéresse aux rapports sociaux au sein d'une communauté et y questionne la place des femmes.
Aussi, fort d'un montage excessivement et effroyablement décousu et incohérent des scènes d'action, Resident Evil : Chapitre Final ne s'en sort que par des effets spéciaux spectaculaires et par la grâce athlétique de Milla Jovovitch.
Les créateurs de Moi, moche et méchant proposent une nouvelle histoire sur les animaux qui rêvent de réussir dans la musique. A travers des personnages attachants et une bande-son impeccable, Illumination Entertainment offre une bonne dose de bonheur aux petits comme aux grands !
Remportant deux prix au festival de l'Alpe d'Huez 2017, dont celui très prisé du public, L'Ascension fait partie de ces films dont on ressort avec le sourire et une bonne humeur communicative!
Pour son premier film en anglais, le chilien Pablo Larrain (No, El Club, Neruda...) s'attaque à rien de moins que la figure sacrée dans la culture américaine que représente Jackie Kennedy. La prestation de Nathalie Portman et son exercice de style aboutissent-ils à un film politique ou un mélodrame qui en dit long sur les États-Unis?
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »