Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Critique de la Grande Muraille, un film de Zhang Yimou avec Matt Damon qui s'annonçait comme une gigantesque fresque épique pour finalement n'être qu'une série B nanardesque.
Concentré sur ce qui fut sans doute la période la plus difficile de la vie de Chet Baker, Born to be Blue tente de sanctifier le jazzman en le montrant comme un homme porté par son abnégation et son ambition dévorante. Mais, à défaut des scènes de concert qu'il filme pourtant magistralement, le réalisateur se sent obligé de combler les lacunes de son scénario en le rendant académique et convenu.
Makoto Shinkai avoue faire de ce long métrage sa désinhibition sentimentale, traitant de nombreuses thématiques universelles. Ainsi, Your Name est un chef d’œuvre inespéré qui témoigne de la fabuleuse année que fut 2016 pour le cinéma d'animation. Un grand long métrage qui promet un renouvellement complet du genre et qui tend vers une gaieté totale, quel film !
Comment croire que quelques plans fixes filmés en lumières naturelles dans un décor unique puisse aboutir à un film de 70 minutes capable de laisser rêveur? C'est pourtant ce l'exploit qu'a accompli le jeune Damien Manivel, qui s'impose ainsi comme un indépendant à l'avenir prometteur.
Neruda est un biopic iconoclaste aux formes multiples et à la créativité plutôt débordante. Son réalisateur, le chilien Pablo Larraín, continue ainsi de visiter d'une manière singulière et quelquefois déroutante l'histoire de son pays.
Nocturnal Animals est un film aussi envoûtant que frustrant. Grandiose sur sa forme et par son excellent casting mais empli de maladresses avec son manque flagrant de subtilité et son traitement parfois aléatoire.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.