Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Gore Verbinski se venge de son expérience avec les gros studios dans A Cure for Life. Une oeuvre radicale et jusqu'au boutiste qui s'impose par sa mise en scène somptueuse et comme étant une adaptation indirecte du célèbre jeu vidéo BioShock.
Après le thriller (Ne Le Dis à Personne, Blood Ties) et le film générationnel (Les Petits Mouchoirs), Guillaume Canet, après sa première réalisation Mon Idole, revient à la comédie avec Rock'N roll, où le spectateur est plongé au plus près de sa crise de la quarantaine. Film nombriliste ou farce réussie?
Alibi.com est finalement une comédie à l'humour gras mais bien rythmée, qui malgré une formule bien trop classique, connaît quelques séquences inspirées.
La peur de l'inconnu, d'être coupé du monde avec un père angoissant et le sentiment d'être suivi par le diable en personne, c'est la base de toutes les frayeurs enfantines. C'est aussi le point de départ du nouveau film de Gilles Marchand. Réussit-il à nous faire partager le trouble de ce jeune garçon ou livre-t-il un film trop abstrait pour marquer les esprits?
Noces a l'honnêteté de ne pas enjoliver son constat sur la condition féminine en suivant le destin de Zahira belgo-pakistanaise pour laquelle on prévoit un mariage arrangé et un retour à la case départ. Mais à qui le film s'adresse-t-il vraiment ? Et ne prêche-t-il pas que des convaincus ? Réponse dans notre critique et en salles dès le 22 février.
Les Derniers Parisiens est un film passionnant, au cœur de son sujet. Dans les rues de Pigalle, Hamé et Ekoué filment des gens avant tout, portés par les interprétations de Reda Kateb et Slimane Dazi.
Grâce à Claire Simon, mais sans pour autant être une oeuvre de propagande, l'envers du décor du concours le plus convoité de France, dans le monde de l'audiovisuel, nous est dévoilé. Au stress des étudiants se mêlent les prises de position des professeurs. Alors, ferez-vous parti des 3000 prochaines personnes à postuler au concours d'admission à la Fémis ou en serez vous dégouté ?
Avec le second opus cinématographique de la saga Fifty Shades adaptée du phénomène littéraire éponyme, l'intrigue bascule dans une dimension plus sombre et nous promet un film aussi érotique que sulfureux. Mais qu'en est-il véritablement ? Le réalisateur ose-t-il réellement la subversion ou reste-t-il dans le divertissement policé, voire carrément niais ?
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »