Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

À bras ouverts, un film de Philippe de Chauveron : critique

Difficile de le nier, À bras ouverts est bien le film raciste et condescendant attendu. Mais cette polémique aura masqué l'autre problème majeur du film: son sexisme décomplexé.

Stratton, un film de Simon West : Critique

Simon West signe un nouveau film d'action qui s'annonçait prometteur mais s'avère dépourvu de la moindre originalité. Dominic Cooper en agent secret qui empêche un méchant terroriste de lâcher une bombe chimique à Londres n'est pas convaincant.

Heis (Chroniques), un film d’Anaïs Volpé : critique

Décrit comme étant un ovni cinématographique, HEIS (Chroniques) d'Anaïs Volpé est un drame artistique révolutionnaire. Entre amour, colère, émancipation, et culpabilité, HEIS est surtout une histoire de famille. Un film bouleversant sur la décadence d'une société...

Corporate, un film de Nicolas Silhol : critique

Corporate est une plongée passionnante au coeur d'une entreprise en pleine crise après le suicide d'un salarié malmené. Construit comme un trhiller, le film suit le parcours d'une DRH, brillamment interprété par une Céline Sallette toute en nuances. Le film sort en salles le 5 avril.

Baby Boss, un film de Tom McGrath : Critique

Baby-Boss, nouveau né des studios DreamWorks, nous offre un scénario atypique qui ne peut qu'attiser notre curiosité. Alors, réussite ou brassage de lieux communs propres aux films d'animation ?

Pris de court, un film d’ Emmanuell Cuau : critique

Pris de court, le nouveau film de la française Emmanuelle Cuau démontre une fois de plus, si besoin est, qu'une mise en scène sobre est souvent plus efficace pour susciter l'empathie chez le spectateur. Pris de court est une chronique familiale réussie, sur fond d'une intrigue policière qui n'est vraiment pas le sujet...

Gangsterdam, un film de Romain Levy : critique

Gangsterdam est une comédie globalement ratée. Mais mérite-t-elle pour autant d'être trainée à ce point dans la boue? De notre point de vue, c'est un peu de l’énergie gâchée.

Félicité, un film d’Alain Gomis : Critique

Grand Prix du Jury à Berlin, Félicité est finalement deux films en un. Dans un premier temps, le parcours convenu et linéaire d'une femme dans une ville en proie au chaos mais que l'on voit trop peu pour en profiter; dans un second temps, une histoire d'amour pleine de poésie mais brouillée par une narration confuse et une symbolique absconse. Le tout reste tout de même lié par la réitération de musiques aptes à nous mettre en transe. Qu'a réellement voulu faire Alain Gomis?

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.