Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Son style est identifiable entre mille, mais jamais encore Aki Kaurismäki ne s'était lancé le défi de nous ouvrir les yeux sur un drame aussi grave que le manque de considération dont sont victimes les migrants à leur arrivée en Europe. Une telle détermination humaniste est-elle soluble dans le cinéma baroque et surréaliste du cinéaste finlandais ? La réponse est loin d’être évidente.
20th Century Women de Mike Mills est un film riche et capiteux qui envoûte aussi bien par son esthétique que par son propos qui reste très moderne pour les années 70, par ses actrices incroyables que par une bande son éclectique, mais soignée aux petits oignons.
La mécanique parait surannée, mais l'écriture du premier film d'Olivier Casas assure humour, légèreté et surtout bonne humeur. Trop formaté pour prétendre faire date, Baby Phone fait plaisir à voir à l'heure où les comédies françaises sont parasités par une immaturité lourdingue et le narcissisme de ses auteurs.
On connait Peter Berg pour ses films de guerre ultra-manichéens, et quand il s'attaque à la reconstitution du dernier attentat survenu sur le seul américain, il ne faut attendre de sa part davantage de subtilité. C'est donc bien vers une ode aux forces de l'ordre qui ont su arrêter les vils islamistes que se dirige son nouveau film. Au delà de son idéologie ultra-sécuritaire, son thriller fait-il effet?
À ceux qui nous ont offensés est un film de gangsters dont l'intrigue, basée sur l'ultra-réalisme, lorgne du côté du cinéma vérité. Porté par Michael Fassbender, Brendan Gleeson et Sean Harris, le long métrage britannique souffre d'un scénario trop mince et inabouti mais s'impose comme une réussite formelle sauvée par l'interprétation convaincante de ses acteurs. Cette chronique sociale coup de poing fonctionne-t-elle malgré ses imperfections ?
Martin Zandvliet signe un film de guerre au ton grave et aux scènes éprouvantes. Le drame historique qu'il nous décrit pose de nombreuses questions morales délicates. Comment le jeune réalisateur danois parvient-il à exploiter ces sujets complexes?
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »