"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Avec Mobile Homes, Vladimir de Fontenay s'immisce dans la veine du cinéma indépendant américain et parle de cette Amérique des laissés pour compte, d’une nation bancale dont les habitants mis de côté par le système ne peuvent avoir confiance qu’en eux-mêmes. Sans jamais être à la hauteur des références telles que Andrea Arnold ou Jeremy Saulnier, Mobile Homes porte les stigmates inhérents au genre mais n'en reste pas moins un joli petit film qui parle d'une fuite en avant et de ce combat face aux choix qui façonnent notre vie.
Entre comédie (très) noire et drame humain à grande échelle, Armando Iannucci joue avec les registres pour emmener le film historique sur le terrain de la comédie grotesque. Essai pas forcément transformé, mais lui au moins essaye de faire autre chose qu'un biopic pompeux.
Sonate pour Roos nous vient tout droit de Norvège. Les relations mère-fille tendues sont l'occasion de revenir à l'essentiel : paysages grandioses, attention aux sons (la musique du titre) et aux animaux. La fable devient douce et amère après la révélation de Roos. Le film sort en salles le 18 avril 2018.
Coby est le film lumineux de Christian Sonderegger sur le voyage de Susanna/Coby vers la transition, ainsi que de celui de tout son entourage diversement affecté par ce bouleversement.
Avec Madame Hyde, le délirant Serge Bozon revisite le mythique cas du Dr Jekyll et Mr Hyde de Stevenson. Mais sous couvert d'une comédie burlesque, le film traite avant tout de l'éducation de façon très juste autour d'une relation professeur/élève touchante.
Pour son premier long métrage, le cinéaste tunisien Walid Mattar signe Vent du Nord, un beau film qui pose la question de la place du travail, mais aussi des frontières, à travers les parcours croisés de deux personnages ouvriers d'une même usine délocalisée.
Marie Madeleine, le nouveau film de Garth Davis, le réalisateur du récent Lion, est une expérience contemplative fascinante, souffrant parfois de son hermétisme, mais qui jouit d'une réalisation aussi belle qu'intelligente et de performances d'acteurs marquantes. Un voyage spirituel et philosophique qui divisera à n'en pas douter ; et c'est la raison pour laquelle il faut le découvrir, afin de se faire son propre avis sur cette œuvre déroutante.
Avec Ready Player One, Steven Spielberg arrive non seulement à prouver qu'il n'a rien perdu de son talent pour émerveiller son public mais surtout qu'il est un des cinéastes les plus lucides et les intelligents qui soit pour comprendre l'impact de la culture populaire sur son public. Un recul permettant d'apposer sur l'oeuvre un parfum éminemment subversif en ce qu'il interroge la portée des rêves de son audience, qui plus est autour d'un divertissement jubilatoire et d'une classe folle.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »