Critiques films

Ulya, le très beau film de Viesturs Kairišs : quand on cherche du côté de chez soi

Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Les animaux fantastiques, Les crimes de Grindelwald de David Yates : usine à gaz (de France)

Malgré un premier opus suffisant comme introduction, Les crimes de Grindelwald peine à convaincre même les fans les plus convaincus. La faute à un scénario trop décousu, un fan service un peu outrancier et surtout...un univers qui manque de magie.

Kursk, un film de Thomas Vinterberg

Dimanche dernier prenait fin l'Arras Film Festival 2018 et son lot de découvertes européennes et d'avant-premières... Nous avons pu y découvrir Kursk, sorti mercredi dernier, le dernier film de Thomas Vinterberg (Festen, La Chasse) écrit par Robert Rodat (The Patriot, Il faut sauver le soldat Ryan) qui capte la tragédie du tristement célèbre sous-marin éponyme avec un juste équilibre entre intimité et spectaculaire.

Un amour impossible de Catherine Corsini : une adaptation impossible réussie avec panache

Après son dernier film plutôt remarqué, La belle Saison, Catherine Corsini semble retrouver, avec Un Amour impossible, l'inspiration de ses débuts, en s'attaquant avec succès au texte éponyme de Christine Angot.

Mandy de Panos Cosmatos avec Nicolas Cage : La critique

Mandy, OVNI filmique avec Nicolas Cage ayant fait sensation dans plusieurs festivals n'aura pas droit à une sortie salle en France mais à sortir en DTV. Critique d'un film injustement boudé par les distributeurs.

Touch Me Not d’Adina Pintilie : l’étude de la compréhension du corps

Auréolé de l'Ours d'Or au festival de Berlin, Touch Me Not de la réalisatrice Adina Pintilie est une découverte des plus déconcertantes. Entre fiction et documentaire, cette étude sur le désir, le corps et ses traumatismes dénote par sa mise en scène froide. Et même si la réalisatrice a du mal à se détacher de son dispositif pour bien filmer les corps, elle arrive au contraire à faire s'exprimer les émotions de personnes qui n'ont qu'une seule envie : se sentir libre d'appartenir à ce monde.

Les Valseuses, un film de Bertrand Blier : Critique

En 1974 sortait Les Valseuses, film sulfureux et interdit aux moins de 18 ans au départ. Retour sur l"un des premiers grands rôles de Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, mais également ceux de Miou-Miou et Isabelle Huppert, qui ont du mal à rivaliser en libertinage face à une Jeanne Moreau bouleversante.

Merci Patron !, un film de François Ruffin : Critique

Merci Patron ! allie intelligemment le fond et la forme, en nous offrant un film pour les cinéphiles grâce à son histoire, sa mise en scène, et une leçon politique, morale sur l'emploi, l'argent, et le cinéma.

Babel, un film d’Alejandro Gonzales Iñarritu : Critique

Inárritu réalise avec Babel, un film au scénario habile, porté par une B.O somptueuse signée Ryuichi Sakamoto La parole et le sacré Sorti en 2003, 21...

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

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Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.