Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Suspiria de Luca Guadagnino : un coup de génie ou un remake pompeux?

Périlleuse est l'idée du remake, surtout lorsqu'il s'agit du Suspiria de Dario Argento. Pourtant, Luca Guadagnino se lance dans la bataille et c'est peu de dire que le film divise. LeMagduCiné se penche sur le sujet et offre deux sons de cloche différents. Alors, ce nouveau Suspiria, coup de génie féministe ou imposture pompeuse et hautaine?

Les animaux fantastiques, Les crimes de Grindelwald de David Yates : usine à gaz (de France)

Malgré un premier opus suffisant comme introduction, Les crimes de Grindelwald peine à convaincre même les fans les plus convaincus. La faute à un scénario trop décousu, un fan service un peu outrancier et surtout...un univers qui manque de magie.

Kursk, un film de Thomas Vinterberg

Dimanche dernier prenait fin l'Arras Film Festival 2018 et son lot de découvertes européennes et d'avant-premières... Nous avons pu y découvrir Kursk, sorti mercredi dernier, le dernier film de Thomas Vinterberg (Festen, La Chasse) écrit par Robert Rodat (The Patriot, Il faut sauver le soldat Ryan) qui capte la tragédie du tristement célèbre sous-marin éponyme avec un juste équilibre entre intimité et spectaculaire.

Un amour impossible de Catherine Corsini : une adaptation impossible réussie avec panache

Après son dernier film plutôt remarqué, La belle Saison, Catherine Corsini semble retrouver, avec Un Amour impossible, l'inspiration de ses débuts, en s'attaquant avec succès au texte éponyme de Christine Angot.

Mandy de Panos Cosmatos avec Nicolas Cage : La critique

Mandy, OVNI filmique avec Nicolas Cage ayant fait sensation dans plusieurs festivals n'aura pas droit à une sortie salle en France mais à sortir en DTV. Critique d'un film injustement boudé par les distributeurs.

Touch Me Not d’Adina Pintilie : l’étude de la compréhension du corps

Auréolé de l'Ours d'Or au festival de Berlin, Touch Me Not de la réalisatrice Adina Pintilie est une découverte des plus déconcertantes. Entre fiction et documentaire, cette étude sur le désir, le corps et ses traumatismes dénote par sa mise en scène froide. Et même si la réalisatrice a du mal à se détacher de son dispositif pour bien filmer les corps, elle arrive au contraire à faire s'exprimer les émotions de personnes qui n'ont qu'une seule envie : se sentir libre d'appartenir à ce monde.

Les Valseuses, un film de Bertrand Blier : Critique

En 1974 sortait Les Valseuses, film sulfureux et interdit aux moins de 18 ans au départ. Retour sur l"un des premiers grands rôles de Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, mais également ceux de Miou-Miou et Isabelle Huppert, qui ont du mal à rivaliser en libertinage face à une Jeanne Moreau bouleversante.

Merci Patron !, un film de François Ruffin : Critique

Merci Patron ! allie intelligemment le fond et la forme, en nous offrant un film pour les cinéphiles grâce à son histoire, sa mise en scène, et une leçon politique, morale sur l'emploi, l'argent, et le cinéma.

Newsletter

À ne pas manquer

« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.