Critiques films

La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom : l’ennemi de la Résistance

"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Close, de Vicky Jewson : Noomi Rapace en Woman power

On la savait increvable et dure à cuire suite à de précédents rôles, Noomi Rapace confirme sa grande forme en garde du corps d'une post-ado milliardaire insupportable. Le film de la réalisatrice anglaise Vicky Jewson met en scène une héroïne très physique, directement inspirée d’une véritable bodyguard.

Doubles Vies d’Olivier Assayas: discussion en bonne compagnie

Olivier Assayas aime les idées, les théories, le fait de faire vivre la pensée, ce qui émane de Doubles vies, ces longues logorrhées entre adultes, ces discussions entre penseurs autour d’un bon verre de vin. Mais derrière ces dialogues parfois ciselés sur l’avènement du numérique et notre manière de consommer et d’apprécier l’art en général, Doubles Vies manque irrémédiablement de verve ou d’impulsion dramatique voire même pratique pour charmer au maximum.

Ben is back de Peter Hedges : Ni fait, ni à faire, et c’est dommage

Ben is back de Peter Hedges, avec son fils Lucas et la star Julia Roberts est un film inégal, intéressant dans sa première partie qui est focalisée sur son sujet, les relations entre un toxico et ses proches, mais déroutant quand il suit la trace d'un thriller improbable.

Critique : Glass, dissection de super-héros

Oubliez les surhommes à grandes capes et collants, les véritables super-héros sont des êtres broyés enfermés dans un asile psychiatrique. Avec Glass, M. Night Shyamalan décortique notre imaginaire et notre fascination pour ces  demi-dieux, omniprésents dans le paysage cinématographique. Il conclue la trilogie initiée par Split et Incassable à travers un récit humaniste et maladroit.

Colette, une femme puissante trop longtemps dans l’ombre

S'il est important de faire connaître les figures féminines marquantes de notre Histoire, il ne l'est pas moins de réussir les films qui les présentent. Colette de Wash Westmoreland est un échec à ce niveau là.

Edmond, d’Alexis Michalik : urgence littéraire et cinématographique

Depuis quelques temps, le cinéma français se lance dans l'exploration de personnages ou événements historiques datant des siècles précédents. Edmond, comédie dramatique consacrée à l'écriture de Cyrano de Bergerac par Edmond Rostand, est une réussite du genre. Ingénieux, maîtrisé, passionnant, le film réussit sur presque tous les plans, et donne même l'envie de (re)plonger dans l’œuvre littéraire d'origine.

L’Ange de Luis Ortega : Affreux, beau et méchant

Carlos Eduardo Roberto Puch, est le serial killer le plus célèbre d'Argentine. Arrêté en 1972 alors qu'il a à peine 20 ans, il est condamné à perpétuité pour onze meurtres, deux viols, et dix-sept agressions. Peine qu'il continue toujours de purger dans une prison de haute sécurité. L'Ange, le premier film du réalisateur argentin Luis Ortega lui est librement consacré.

Border de Ali Abbasi, trolls sans frontières

Adaptant une nouvelle de John Ajvide Lindqvist, Ali Abbasi nous emmène avec Border à la frontière entre le monstre et l'humain au sein d'une fable sur l'acceptation et la différence, tout en ancrant son film dans un réalisme sordide. Un véritable film frontière.

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