Critiques films

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

La fille au bracelet de Stéphane Demoustier : une jeunesse décomplexée au banc des accusés

Le nouveau film de Stéphane Demoustier, la Fille au bracelet, est tout autant un haletant film de procès qu’une réflexion sur l’incompréhension intergénérationnelle avec une jeunesse libérée qui n’entend pas qu’on lui dicte une quelconque conduite

Queen & Slim, de Melina Matsoukas : Making murderers

A la fois road-movie, love story et Bonnie and Clyde noir, le film de Melina Matsoukas dresse le portrait d'une Amérique hantée par ses vieux démons.

Birds of Prey de Cathy Yan : le rire d’Harley Quinn

Birds of Prey est l’image de son personnage principal, Harley Quinn. Tant sur le fond que sur la forme. Tant dans ses défauts que dans ses qualités. Un pas en avant, un pas en arrière. Margot Robbie synthétise à elle seule la ligne directrice qu’essaye d’insuffler le film : une virée roublarde, pop et colorée dans un Gotham régi par la violence des hommes. 

The Gentlemen ou le charme discret du gangstérisme par Guy Ritchie

Si sur le plan de la surprise pure, Guy Ritchie ne réinvente pas l'eau chaude, reste que son The Gentlemen demeure un rappel pas subtil pour un sou, que le Britannique a toujours son pareil pour accoucher de films à la sympathie jamais démentie et à la massive dose de fun.

Judy de Rupert Goold, un biopic artificiel et sans éclat

Réalisé par le britannique Rupert Goold, Judy se focalise sur le dernier tour de chant de l’iconique Miss Show Business, destin tragique façonné par Hollywood. La mise en scène impersonnelle rappelle que Renée Zellweger, qui succède à Judy Davis dans le rôle-titre, n'a pas l'aura de son modèle. Le biopic, qui tient davantage du mélodrame stérile que d'une enquête pointue sur la personnalité de Judy Garland, rend froidement hommage à la légendaire interprète d’Over The Rainbow et le spectateur assiste désemparé au ressassement perpétuel des mêmes clichés inertes. Car si la MGM lui a donné la gloire, Frances Gumm est en réalité une femme fragile, solitaire, perdue au beau milieu de la route de briques jaunes qui a pavé toute sa carrière d'actrice. Voici donc comment Hollywood va la pousser au bord du précipice..

La dernière Vie de Simon : Premier film fantastique et personnel de Léo Karmann qui fleure bon les 90’s

Le premier film de Léo Karmann, La dernière Vie de Simon, est un métrage qui réussit à surprendre, englobant aussi bien  une aventure fantastique, qu’un thriller bien ficelé, le tout sur fond de l’histoire intime d’une famille presque ordinaire bien de chez nous.

« Wet Season » de Anthony Chen : douche froide singapourienne

Le jeune réalisateur singapourien Anthony Chen, Caméra d'Or à Cannes en 2013 pour un « Ilo Ilo » qui nous avait laissé un bon souvenir, est de retour avec son deuxième long-métrage, « Wet Season », sur une professeure de chinois délaissée par son mari et se rapprochant d'un de ses étudiants. Si l'on apprécie toujours de découvrir des films venus de pays traditionnellement peu représentés au cinéma, on ne peut qu'être déçu par cette histoire somme toute banale, écrite et filmée avec beaucoup trop de précaution pour espérer toucher le spectateur.

Dark Waters : Todd Haynes en quête de vérité

Après nous avoir embarqué dans de flamboyants mélodrames, Todd Haynes change de registre avec son nouveau film, Dark Waters, un thriller d’investigation sur l’affaire DuPont et le scandale du Téflon. Une reconversion gagnante pour une œuvre brillante en tout point.

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

« Géographie du rap » : musique périphérique

Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.

« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.