Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Deux Moi, le nouveau film de Cédric Klapisch une œuvre toujours bien ancrée dans un contexte social et sociétal de son temps. Il nous laisse un peu plus sur le bord du chemin que ses précédents métrages, car trop englué dans du convenu et de l’anecdotique, malgré une mise en scène toujours aussi précise.
A l’heure où s’étale sur grand écran une énième fête de famille à la française, Nicolas Vanier revient avec les thèmes qui lui sont chers et offre à la nature la part qu’elle mérite au cinéma. Face à l’urgence écologique, l’engagement du réalisateur et ses belles images d’oies sauvages en plein vol valent le détour par les salles obscures. En parlant de transmission et de jeunesse, il prolonge joliment notre cycle sur l'enfance au cinéma !
Fête de famille est un film aussi tendre que problématique, constamment en mouvement, il montre les familles comme on a peu l'habitude de les voir dans le cinéma français. Emmanuelle Bercot y est immense.
Le manque total d'ego de son personnage ne cache pas un Forrest Gump, non, juste un pauvre film d'aventures stéréotypé faisant passer un petit Benjamin Gates pour un très bon Indiana Jones. Des décors aux musiques, l'ensemble du projet interpelle sur notre propre contexte de production. Les enfants peuvent-ils regarder des mauvais films, puisqu'ils ne s'en souviendront pas plus qu'ils ne se souviennent de leurs pots de confiture Banane/Cassoulet de chez Bledina dont on nourrit les bébés innocents ?
Moins puissant que son prédécesseur avec lequel on se sent forcé de faire la comparaison, La vie scolaire est une réussite mineure pour le duo qui retrouve son alternance de tons bien moins marquée que précédemment, mais toujours pleine d'humanité.
Alors que le mois d'août a vu sortir le géant du box office Once Upon A Time in Hollywood, la rédaction revient sur des sorties plus discrètes, qui ont fait moins de bruit mais valaient quand même le coup d'oeil. De Good Boys à Never grow old en passant par Trainé sur le bitume en VOD, voici quelques avis de nos rédacteurs.
Après avoir réussi son passage au cinéma américain avec The Jane Doe Identity, le réalisateur norvégien André Øvredal livre avec Scary Stories un cauchemar horrifique de bonne facture, mélange entre Ça et Chair de Poule faisant honneur à son scénariste et producteur Guillermo del Toro.
Avec Roubaix, une lumière, Arnaud Desplechin raconte encore et toujours les histoires les plus romanesques, y compris quand il s’essaie à un double film de genre, un policier, et un film social
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.