Critiques films

« Spider-Man : Brand New Day » s’entoile encore trop dans le MCU, malgré d’excellentes qualités

"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.

Le Triangle d’or : sous le palais, la cage

Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz. 

I Want Your Sex : l’apocalypse fait de la résistance

Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.

Un monde de Laura Wandel : cruelle cour de récré

Un monde met l'enfance à l'honneur, non pas par nostalgie, mais par volonté de décrire une microsociété où trouver sa place est un enjeu de tous les instants. L'histoire de cette petite fratrie en proie à la violence de ses pairs, à son indifférence aussi, à la peur, et au désir d'être comme les autres, est filmée avec une exigence et une finesse de tous les instants. Exigence et finesse qui rendent un hommage vibrant à tous les écorchés de l'école, de l'intégration scolaire. A découvrir au cinéma dès le 26 janvier.

Nightmare Alley de Guillermo del Toro : le noir lui va si bien

Nigthmare Alley de Guillermo del Toro est en quelque sorte l’anti Forme de l’eau : une histoire classique, un noir hollywoodien, sans aucune espèce étrangère, mais des humains comme vous et moi, tout monstrueux soient-ils. Une réussite.

« Les poings desserrés », les yeux ouverts

Sans doute pas le film le plus attendu du dernier Festival de Cannes, « Les poings desserrés » n'en est pourtant pas moins l'une des grandes découvertes. Une œuvre difficile et anxiogène qui interroge cependant notre regard au monde.

Macbeth, de Joel Coen : « La sécurité est la plus grande ennemie des mortels. » (W. Shakespeare)

Pour sa première mise en scène en solo, Joel Coen a fait un choix étonnant en s’attaquant au classique intemporel de William Shakespeare. Si l’œuvre remporte globalement son pari, c’est surtout par ses qualités visuelles donnant lieu à quelques séquences mémorables. Le génie de Joel Coen sort en revanche perdant de la confrontation avec celui de Shakespeare. Le film semble ainsi à la fois respectueux du texte et corseté par lui.

The Lost Daughter, de Maggie Gyllenhaal : une nouvelle figure de mère

Pour son premier film derrière la caméra, la comédienne américaine Maggie Gyllenhaal n’a pas eu froid aux yeux en s’attaquant à une adaptation difficile d’un roman d’Elena Ferrante. Si nous saluons la prise de risque et que le film présente une vision de la maternité rarement vue au cinéma, nous assumons un regard quelque peu isolé au milieu du concert de louanges qui a accompagné sa sortie. Un premier film prometteur, assurément. Une réussite totale, nullement.

Mes frères et moi : chanter sur du sable brûlant

Mes frères et moi est le premier long métrage de Yohan Manca. Le film parle d'une fratrie dont le plus jeune frère découvre le chant lyrique et y trouve un peu de joie. Un film d'été, une histoire d'amour fraternel et artistique, jamais mièvre.  A découvrir en salles dès le 5 janvier 2022 après sa diffusion à Cannes en juillet 2021.

Once Upon a Time in 1973 : Licorice Pizza

Si vous ne connaissiez pas encore le cinéma de Paul Thomas Anderson. Pas de panique : Licorice Pizza devrait pouvoir combler quelques unes de vos lacunes. En revisitant les codes du très classique teen movie, le cinéaste nous offre une œuvre pleine d'énergie et d'humour, porté par une bande de jeunes comédien.e.s amené.e.s à faire parler d'eux.

Belle, le conte 3.0 de Mamoru Hosoda

Après Les Enfants Loups, Le Garçon et la Bête et Miraï, ma petite Soeur, Belle est le dernier long métrage en date de Mamoru Hosoda. on y retrouve les qualités habituelles du cinéaste : splendeur visuelle, émotions, et un scénario très intelligent qui propose une réflexion sur les rapports entre le monde virtuel et la réalité, le tout dans une relecture de La Belle et la Bête.

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