Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Hou Hsiao-hsien, cinéaste majeur de la nouvelle vague taïwanaise, ouvre le nouveau millénaire avec une proposition expérimentale et radicale. La jeunesse y est évanescente, mélancolique et insaisissable.
Narré en VO par Woody Harrelson et doublé en français par Edouard Bergeon (réalisateur d’Au nom de la Terre, 2019), ce documentaire d’une heure trente s’intéresse à une solution au problème de l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère – entraînant le réchauffement climatique – par une régénération de nos sols, mis à mal par l’agriculture intensive. Les solutions proposées par des scientifiques sont portées çà et là par quelques caméos célèbres dont on espère que la notoriété pourra aider à la diffusion de ce message qui apporte un réel espoir et une envie de changement.
Le Pharaon, le Sauvage et la Princesse marque le retour de Michel Ocelot au cinéma. Dans ce dernier long-métrage, le maître du film d'animation invite le spectateur au voyage. De quoi rendre nostalgiques ceux qui ont découvert le cinéaste avec Kirikou ou Azur et Asmar !
Il aura fallu attendre treize ans après Coraline pour que le grand Henry Selick daigne nous livrer son tout nouveau long-métrage Wendell & Wild ! Une comédie horrifique pour Netflix qui montre à quel point le bonhomme reste l'un des maîtres de la stop motion, et ce malgré une oeuvre imparfaite.
Avec Bros, Universal revendique la création de la "première comédie romantique gay produite par un grand studio". Un pari audacieux mais réussi par Nicholas Stoller qui parvient à respecter les codes du genre sans gommer ce qui peut faire la spécificité d'une relation homosexuelle.
Réaliser un film sur la Shoah adapté aux adultes comme aux enfants. C'est le pari audacieux et réussi qu'a pris Véra Belmont avec Les Secrets de mon père. Un film touchant qui questionne les rapports entre les survivants de l'Holocauste et les Juifs nés après la guerre.
Barbare débarque enfin en France, et c'est finalement via Disney + que l'on découvre le long-métrage de Zach Cregger. Radical dans ses choix de narration et de mise en scène, le film se démarque aisément du paysage horrifique actuel grâce à son jusqu'au-boutisme. Surprenant de bout en bout, il vaut mieux en savoir le moins possible pour être cueilli par le film.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.