Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
Dans "1984", George Orwell envoie le lecteur au coeur d'un régime totalitaire déshumanisant, reformatant touche par touche le langage et l'Histoire, toujours dans l'objectif de renforcer son emprise sur les hommes. Sa dystopie est glaçante, charpentée avec maestria et panoptique.
Avec Le Signal, son 25ème roman, un de ses plus longs (750 pages), Maxime Chattam nous entraîne sur les traces de Stephen King et H. P. Lovecraft à travers une petite ville de Nouvelle Angleterre, Mahingan Falls, dans laquelle se déroulent d'étranges et horribles événements.
Revenir sur certaines scènes cultes des films de SF en les interrogeant sous un angle scrupuleusement scientifique, c'est la proposition de Roland Lehoucq et Jean-Sébastien Steyer dans cet essai aussi récréatif qu'instructif.
Avec "Crossed", Hi Comics commercialise l'intégrale du cycle de Garth Ennis et Jacen Burrows. Quelques rescapés d'une contamination mondiale fuient des croisés barbares et sadiques. Comment s'organiser dans un monde post-apocalyptique ? Que faire des anciennes règles ? Le récit, survivaliste, fait la part belle à la résilience et aux scènes d'horreur.
Après la violence, le sexe, la religion ou la politique, la collection "Darkness" de Lett Motif s'enrichit d'un nouvel ouvrage dédié à la censure au cinéma. Ce dernier porte sur l'homosexualité, nous transporte du pré-code aux sitcoms américaines tout en passant par Carné, Cocteau, Téchiné ou Pasolini. Indispensable pour qui s'intéresse à ces questions.
Le tome 7 des nouvelles aventures des Tortues Ninja voit le jour chez Hi Comics : l'humour est rationné, les personnages foisonnants, les arcs narratifs solides et les machinations plurielles.
British Invasion se présente sous la forme d'un dialogue en deux personnalités, qui vont nous présenter deux points de vue sur la culture britannique des 60 dernières années. Histoire de revenir sur des phénomènes comme Les Beatles, les Stones, David Bowie, Michael Caine, Twiggy, John LeCarré...
Woodstock, c'est "three days of peace and music". On pourrait ajouter, à la lecture du livre de Michka Assayas, que ces trois journées furent placées sous le signe des psychotropes, du sexe, de la promiscuité, de l'improvisation, de la contestation ou de l'anarchie. Publié chez GM, agrémenté de photographies inédites, "Woodstock" place le lecteur au cœur d'un concert légendaire. Et c'est fascinant.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »