A Lire

Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.

L’affaire Arnolfini : enquête sur un tableau de Van Eyck

« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »

Essais d’actualité, quelques idées-forces (I) : Katrine Marçal, François Ruffin, Marie Bergström, Julia Cagé

Comment les riches manipulent-ils les financements de la vie politique pour faire valoir leurs intérêts ? Dans quelle mesure l'économie a-t-elle négligé les femmes ? Emmanuel Macron connaît-il vraiment la France profonde ? Comment le numérique a-t-il pesé sur les relations de couple ? C'est à travers les essais de Katrine Marçal, François Ruffin, Marie Bergström et Julia Cagé que nous évoquons toutes ces questions.

Questions de cinéma, de Nicolas Saada: le 7ème Art prend la parole

A travers la parole des autres, Nicolas Saada esquisse une conception du cinéma qui lui est propre : un art intrinsèquement lié à ses conditions techniques, où l’intention artistique se mesure à sa capacité à survivre à un processus de production tortueux, où les dogmes se doivent de rester sur le pas de la porte de sa fabrication.

Une aventure de Blake et Mortimer : Le Dernier Pharaon, BD dessinée par François Schuiten

François Schuiten « Le Mystère de la Grande Pyramide n’avait jamais été complètement éclairci, Le Dernier Pharaon jettera peut-être une nouvelle lumière sur cette aventure... »

Jean-Baptiste Adamsberg, ou l’art de « pelleter les nuages »

C'est en 1991 qu'arrive pour la première fois le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg dans le roman L'Homme aux cercles bleus. Policier décalé aux méthodes pour le moins atypiques, il permet à la romancière Fred Vargas de faire preuve de tout son talent aussi bien en psychologie, en énigme qu'en humour. Portrait d'un "pelleteur de nuages".

« Une chance pour l’Europe » : ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

L'Europe va mal : Brexit, illibéralisme, Allemagne hégémonique, Trump, Poutine... Guillaume Duval prend pourtant le parfait contrepied de l'opinion dominante en arguant que ces crises pourraient servir d'incubateur à une relance de l'Union. Et si ces épreuves la rendaient demain plus sociale, intégrée et démocratique ?

« Bad Blood » : vent de scandale sur l’industrie biomédicale

Dans "Bad Blood", John Carreyrou raconte une personne, Elizabeth Holmes, et une entreprise siliconiste, Theranos. Les deux ont quelque chose de profondément fallacieux et toxique. Des centaines de collaborateurs et des dizaines de milliers de patients vont en faire les frais...

« La Ferme des animaux » : à fleur de groin

Qu'est-ce qu'évoque George Orwell à travers son conte mettant en scène des animaux ? L'avènement d'une dictature. Sa ferme n'est autre que le théâtre d'une prise de pouvoir allant crescendo, annihilant les volontés inadéquates et mettant en exergue le pouvoir de manipulation de certains régimes politiques (ici le communisme). C'est dense et passionnant.

Brazil, version Terry Gilliam de 1984

Ecrasement de l'individu dans un univers inhumain, surveillance constante, bureaucratie titanesque, répression policière aveugle... Le futur décrit par Terry Gilliam dans Brazil n'est pas sans rappeler celui de 1984, le fameux roman de George Orwell.

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Les oranges amères, une image bien choisie

« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »

La femme au portrait, meurtre sur le tournage du film

« VOUS AVEZ BIEN CONSCIENCE QU’ON NE PEUT RIEN TOURNER SANS CE SATANE TABLEAU ? »