A Lire

Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.

L’affaire Arnolfini : enquête sur un tableau de Van Eyck

« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »

« Algues vertes » : un tueur protégé par l’industrie, le tourisme et la politique locale

Dans "Algues vertes", il n'est pas seulement question d'écologie. Inès Léraud et Pierre Van Hove narrent par le menu les collusions entre l'industrie et la politique, ainsi que quelques-uns des secrets inavouables de la Bretagne. Des années d'enquête se versent dans cette bande dessinée indispensable.

« Rosa » : photo de famille à travers le fascisme

Coup d'essai, coup de maître. Dans son premier roman "Rosa", Marcel Sel mène le lecteur de Bruxelles à Airole, de l'Italie fasciste à la Belgique contemporaine, au centre d'une guerre mondiale mortifère et d'une famille dysfonctionnelle. C'est dense et brillant.

« Le Loup » de Jean-Marc Rochette nous emmène encore dans le Massif des Écrins, un an après « Ailefroide altitude 3954 »

"Le berger et le loup, c'est pas fait pour être ensemble" : Gaspard le berger, page 18. Pourtant, tous deux visent le même territoire. Page suivante, Gaspard ajoute "La chasse au chamois commence la semaine prochaine, ça me démange"...

« Cachemire rouge » : en quête d’essence

"Cachemire rouge", le second roman de Christiana Moreau, raconte l'épopée de Bolormaa, une jeune nomade contrainte à l'exil et bientôt affligée d'un sentiment douloureux de déracinement. En creux, ce sont les modes de vie traditionnels, les migrations et le capitalisme qui sont interrogés. De la plus belle des manières.

Mario Bava – Le magicien des couleurs : la transgression du désir

L’ouvrage de Gérald Duchaussoy et Romain Vandestichele, Mario Bava - Le magicien des couleurs, convoque autant la recherche historique et la mise en perspective contextuelle de la filmographie de Mario Bava avec son époque que l’analyse purement technique d’un genre, le giallo. Un genre iconique au possible, nébuleux, baroque, imbibé de désir et qui éclabousse la rétine par sa volonté de transgressions visuelles. 

« Chez Adolf » – 1. 1933 : nazification de l’Allemagne

Le tome 1 de "Chez Adolf" raconte l'avènement du nazisme et les répercussions que cela a pu avoir sur un immeuble banal dans un village quelconque. Rodolphe scénarise avec talent une Allemagne redéfinie touche par touche. Il emploie à cette fin un professeur, un tenancier de bar, une famille juive, un curé, les jeunesses hitlériennes...

Quand sort la recluse, de Fred Vargas et Josée Dayan

Neuvième roman narrant les enquêtes du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, Quand sort la recluse, de Fred Vargas, a fait l’objet d’une adaptation pour la télévision réalisée par Josée Dayan et écrite par Emmanuel Carrère. Retour sur les deux œuvres.

« Super Kids ! » : l’éducation américaine au-delà des clichés

Véronique Dupont présente les méthodes d'éducation américaines progressistes et alternatives, qu'elle oppose à une vision française de l'autorité, de l'ordre et de l'apprentissage. Au programme : prise en compte de l'immaturité des enfants, tolérance, patience, acceptation de l'échec, justice réparatrice, interdisciplinarité, valorisation de l'enfant et de son expression...

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Les oranges amères, une image bien choisie

« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »

La femme au portrait, meurtre sur le tournage du film

« VOUS AVEZ BIEN CONSCIENCE QU’ON NE PEUT RIEN TOURNER SANS CE SATANE TABLEAU ? »