Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
Ce "Dictionnaire du péplum", publié chez Vendémiaire, s'articule autour de quelque 600 entrées. De la genèse du genre aux lieux et personnages historiques auxquels il est rattaché en passant par les films et leurs intervenants, Claude Aziza propose un récit passionnant et foisonnant, à mettre entre les mains de tous les amateurs de cinéma.
Le sociologue Arnaud Esquerre s'intéresse à la Commission de classification des films. Quelles sont ses racines ? Qui sont les membres qui la composent ? Comment garantissent-ils la préservation de la jeunesse ? Où commencent les interdictions et où s'arrête la liberté d'expression ?
Chez Lett Motif paraît un dictionnaire consacré au cinéaste Terrence Malick. Damien Ziegler identifie et classe les motifs et occurrences les plus caractéristiques du réalisateur, verbalise ce qui les nourrit et parvient à restituer les singularités d'un auteur aussi rare que commenté.
De Bram Stoker à Friedrich Wilhelm Murnau en passant par Tod Browning ou Charles Matton, de Max Schreck à Christopher Lee en passant par Béla Lugosi, Olivier Smolders raconte la lente gestation de Nosferatu/Dracula, sa plasticité et son évolution à travers le temps - des rumeurs populaires au cycle de la Hammer Film Productions. Il en dégage quelques motifs récurrents, mais aussi des sens cachés.
Après avoir décortiqué la pin-up à l'époque du pré-code Hays dans un ouvrage foisonnant, Mélanie Boissonneau revient pour Le Mag du Ciné sur ses différentes représentations, son apport au genre horrifique ou encore son avenir... Comme à son accoutumée, l'universitaire déconstruit les clichés pour mieux extirper le sens profond de ces figures féminines pas tout à fait comme les autres.
Dans « Batman », Dick Tomasovic ne fait rien d'autre que scruter derrière le costume du super-héros. Qu'est-ce qui l'oppose à Spiderman et le rapproche de Sherlock Holmes ? En quoi est-il clownesque, ténébreux ou workaholic ? Quelle est la juste mesure de sa plasticité ? L'ouvrage est fluide, dense et passionnant ; les réflexions qu'il porte en son sein sont exemplifiées à travers toute une série d’œuvres mettant en scène le Chevalier noir.
Véronique Campan, Marie Martin et Sylvie Rollet posent une question inépuisable : qu'est-ce qu'un geste politique au cinéma ? Les trois enseignantes (parmi d'autres) y répondent par une série de textes nous renvoyant à Jean-Luc Godard, Fritz Lang ou Wang Bing, tout en se plaçant sous le patronage de Giorgio Agamben, Gilles Deleuze ou Aristote.
Carlotta Films nous invite, dans deux opuscules leur étant consacrés, à redécouvrir François Truffaut et John Huston, sous la plume de Lillian Ross et à travers une succession d'articles. Au programme : des anecdotes, quelques mots sur la personnalité des deux réalisateurs, mais aussi un amour immodéré et une passion communicative pour le septième art.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »