Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
Si les poèmes qui constituent Requiem ont été écrits entre 1935 et 1940, le recueil ne sera publié en URSS qu'en 1963. Cela n'empêche pas la voix d'Anna Akhmatova de crier toujours le désespoir et le deuil qui ont envahi le peuple russe opprimé par le régime totalitaire stalinien.
Étude de de Marco Bellocchio sur le dévoilement des personnages des mafiosos et de Tomasso Buscetta dans la scène du procès de Palerme par ses références littéraires et cinématographiques.
Le 2 octobre dernier, Les Grands Mystères de la peinture paraissait aux éditions Larousse, sous la plume de Gérard Denizeau. Un livre essentiel, en plus d’un superbe objet, pour apprendre à regarder la peinture, l’analyser, et découvrir que les plus petits détails sont parfois les plus chargés de sens.
"Marzi, une enfance polonaise" est une succession de tranches de vie à hauteur d'enfant dans la Pologne communiste de la décennie 1980. Sowa y raconte sa jeunesse, en pleine mutation politique, dans une ville de Stalowa Wola portant tous les stigmates du soviétisme.
La Découverte propose "La Nouvelle économie de l'audiovisuel", une étude de l'écosystème audiovisuel à l'heure d'Internet, de YouTube et de Netflix. Alain Le Diberder évoque le cinéma, les chaînes télévisées, la production et la consommation des contenus, leurs acteurs, les géants du Web et l'évolution des recettes publicitaires.
Chef monteur et passionné de comédies, Thibault Decoster consacre son premier ouvrage au cinéma de Claude Zidi. De thèmes sociétaux en motifs récurrents, du féminisme à la captation de l'air du temps, il y voit l'expression d'un auteur.
Paul Kirchner n'est sans doute pas le premier nom qui vient à l'esprit quand on pense à la bande dessinée américaine, et n'eût été la volonté de Claude Amauger, des éditions Tanibis, il y a fort à penser que Kircher serait demeuré un parfait inconnu de ce côté de l'Atlantique. En rééditant « Le Bus », collection de strips parus dans la presse américaine entre 1979 et 1985, Tanibis a incité Kirchner, parti bosser dans la pub, à renouer avec ses premières amours. « En attendant l'apocalypse » lui permet d'exhumer ses anciens travaux et de présenter ses nouvelles œuvres.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »