A Lire

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.

« Face à la puissance » : quelles sources d’énergies pour quelles sociétés ?

Le XIXème siècle, siècle du charbon, et le XXème, siècle du pétrole ? Certes, mais les choses sont pourtant infiniment plus complexes. Les énergies fossiles ont toujours dû cohabiter avec d'autres sources d'énergies qui, selon les lieux, l'époque, les intérêts et/ou les idéologies de ceux qui les promeuvent, ont été désignées sous des vocables différents : naturelles, nouvelles, alternatives, renouvelables... C'est l'histoire de ces dernières que raconte « Face à la puissance », de François Jarrige et Alexis Vrignon.

Malpertuis, de Jean Ray : divine terreur

Publié en 1943, le roman Malpertuis est l'oeuvre la plus célèbre de l'écrivain belge Jean Ray. De par son ambiance, son écriture, sa construction, Malpertuis est un des sommets de la littérature fantastique du XXème siècle. Cette réédition est l'occasion rêvée de découvrir un auteur encore trop méconnu.

« Monstres de maison » : dédramatiser en s’amusant

"Monstres de maison", d'Eleonora Marton, apprend aux plus jeunes à dédramatiser leurs frayeurs nocturnes. Pour ce faire, il ausculte la nature onirique de quelques visions cauchemardesques, en adoptant le point de vue de Lola, une fillette.

Emma G. Wildford, la sentimentale intrépide

« Qu’importe demain si ta main, loin de mon sein, se flétrit en vain… »

« Un homme qui passe » : l’amour peut-il être éphémère ?

Dans la collection « Aire libre », aux éditions Dupuis, Denis Lapière et Dany s'associent pour un roman graphique ancré dans l'air du temps. Ce dernier met aux prises une jeune femme moderne et un photographe plus âgé, tous deux porteurs de philosophies de vie a priori inconciliables.

« Les Sœurs Grémillet » en quête de réponses

Les Sœurs Grémillet reforment « le club des trois frangines ». Leur mission : en apprendre davantage sur le passé de leur mère et comprendre enfin les rêves étranges de Sarah, l'aînée de la famille.

Barrier : mystère à la frontière Texas-Mexique

"Pour la dernière fois, je ne comprends pas quand tu parles..." (Chap. 1)

ALIENS : Defiance, par Brian Wood chez Vestron : au-delà des règles

À la fin du mois de mars débarque chez Vestron le deuxième et dernier tome d'ALIENS: Defiance. Comic book dérivé de la licence culte, ALIENS: Defiance tient du double dépassement, celui de son héroïne face à la terriblement fameuse Compagnie, et l'autre, non des moindres, de Brian Wood au-delà d'Alien(s).

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Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.