Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Second tome d'un triptyque, « Mobilis in Mobile » s'inscrit, comme son prédécesseur « Le Théâtre des ombres », à la croisée de Rudyard Kipling (Kim) et Jules Verne (Vingt Mille Lieues sous les mers). Kimball O’Hara, suspecté d'animosité anti-coloniale, doit se dédouaner de toute responsabilité à la suite d'un attentat ayant ravagé le port de Bombay. Et pour ce faire, il n'a d'autre choix que faire évader le capitaine Némo, détenu dans une prison sibérienne, et lui emprunter le célèbre Nautilus, considéré comme le sous-marin le plus performant jamais conçu. Car pour s'innocenter, « Kim » doit à tout prix récupérer des documents prisonniers des coffres d'une épave coulée au fond des mers.
Mêlant réflexions sur la vie et sur l'art, mais aussi Histoire de l'art et philosophie, Les bonheurs de l'art est une livre original et complet. Comme son sous-titre l'indique, 18 oeuvres majeures pour changer son regard sur la vie et être heureux, l'ouvrage s'appuie sur une vingtaine de peintures, sculptures, dessins ou tapisseries pour amener une réflexion sur différents éléments de la vie quotidienne.
Avec De Ira, Stéphane Hirlemann opère une légère extension : les crises sociales d'aujourd'hui deviennent les cataclysmes de demain. En adoptant le point de vue d'une adolescente conscientisée et rebelle, il décrypte avec une poésie noire la colère sourde qui anime en profondeur les sociétés occidentales.
Gwenaëlle Abolivier et Eddy Vaccaro mettent en images la vie d'Odette Nilès, militante communiste internée dans le camp de Choisel au début des années 1940, lorsque la France était sous occupation allemande. Il y a fait la rencontre de Guy Môquet, fils d'un cheminot et député communiste. Les deux adolescents, âgés de 17 ans à peine, y ont vécu une histoire d'amour naissante, mais soudainement avortée...
Dans Kosmos, Pat Perna et Fabien Bedouel imaginent un récit contre-factuel faisant des Soviétiques les premiers cosmonautes à poser le pied sur la lune. Ce faisant, les auteurs font écho aux fake news qui circulent abondamment sur les réseaux sociaux.
En collaboration avec Disney, les éditions Glénat sortent à une semaine d'intervalle deux albums, l'un, muet, mettant en scène Donald et l'autre, dialogué, Mickey, Minnie, Dingo et Pat Hibulaire.
Déjà occupé sur la série de fiction historique Chez Adolf, le scénariste Rodolphe s'associe cette fois au dessinateur Patrice Le Sourd pour adapter en bande dessinée l'apologue et chef-d'œuvre de George Orwell La Ferme des animaux.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.