Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Les éditions Daniel Maghen publient une version illustrée par Riff Reb's du roman L'Île au trésor, de Robert Louis Stevenson. Ce dernier fait en sus l'objet d'une nouvelle traduction de Jean-Jacques Greif (Tristram, 2018).
La collection « Pataquès » des éditions Delcourt accueille l'album Premier rendez-vous, de Nena et Gilles Aris. De courts récits, essentiellement d'une planche, permettent de prendre le pouls de ces nouvelles rencontres où surprises, malentendus et désillusions vont bon train. Avec humour et acuité.
Les éditions Delcourt publient Clear, de Scott Snyder et Francis Manapul. Les auteurs nous immergent dans un futur dystopique où les gens n'ont plus aucune prise avec la réalité, devenue insupportable à leurs yeux. Les paradis artificiels prennent la forme d'un voile personnalisé synonyme d'œillères addictives.
« - Alors c’est toi, Ugo le grand reporter, le Tintin des temps modernes ?
- Héhé… Si on veut, oui. Et toi, si je ne me trompe pas, tu es Teresa, la gérante des Sirens ?
- Entre autres choses… »
Les éditions Robert Laffont publient Les Éclats, de Bret Easton Ellis. L'auteur, connu pour son incontournable American Psycho, adapté au cinéma par Mary Harron, avec Christian Bale dans le rôle-phare du golden boy-tueur sociopathe Patrick Bateman, enrichit sa bibliographie d'un nouveau roman-fleuve sur l'Amérique décadente et frivole, prenant la Cité des Anges pour toile de fond.
Les corbeaux : « Ici règnent les lois de la nature. Parfois saignantes, toujours coriaces, pas d’autre choix que de les endurer ! La loi du plus fort, du plus résistant… La loi du vent, du froid, de la glace, de l’eau… de la neige, de la montagne… Ici, on ne triche pas. Ici, on vit parce qu’on y est né… sauf exception ! »
Le recueil de haïkus de Laurence offre une expérience inoubliable, grâce à des poèmes authentiques mais subtils. L'auteure récompensée peut se féliciter d'un livre puissant, qui reste dans les mémoires. Une belle manière de rendre hommage à la poésie avec un grand P.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.