Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Joseph Safieddine et Cyril Doisneau publient Les Fusibles aux éditions Dupuis. Leur récit met en scène Abel et Georges, deux amis d'enfance séparés par la géographie et dont les rapports avec leur pays d'origine vont cristalliser de nombreux enjeux.
Les éditions Glénat publient Hippie Surf Satori, d'Alain Gardinier et Renaud Garreta. Roman graphique d'une grande richesse, il constitue une invitation à plonger dans les tumultes d'une époque charnière et à suivre les aventures initiatiques d'un jeune surfeur français, symptomatiques des aspirations d'une génération en quête de sens et d'authenticité.
Le numérique, désormais omniprésent, a des conséquences majeures sur notre santé, nos relations, notre environnement et nos institutions. Une approche holistique est nécessaire pour comprendre ses enjeux et tempérer ses effets négatifs. C'est précisément ce que propose Humanité et numérique, qui rassemble vingt-cinq professionnels venus d'horizons divers – économie, droit, santé, école, journalisme – autour de la neurologue et spécialiste de la cognition Servane Mouton.
Les éditions Delcourt publient une adaptation graphique des Philanthropes aux poches percées, roman social de Robert Tressel célèbre pour l'acuité qu'il emploie dans sa radiographie du prolétariat, de l'idéal socialiste et des dysfonctionnements des sociétés capitalistes.
Dans un monde où les réseaux sociaux jouent un rôle prédominant dans la circulation de l'information, les fake news se propagent rapidement et trouvent un écho important. Le domaine de l'archéologie n'échappe pas à ce phénomène. Dans une réédition actualisée d'un ouvrage paru en 2009, Jean-Loïc Le Quellec revient longuement sur plusieurs théories infondées mais ayant pourtant la peau dure…
« …, comme si chaque décapitation et chaque corps dissous dans un baril d’acide ne ramenait pas la civilisation au temps des cavernes, parce qu’on en est sorti, peut-être ?, est-ce qu’on ne s’entre-tue pas pour un rien ?, comme si les choses progressaient, s’amélioraient, que le passé et le présent, la vie et la mort, n’étaient pas la même chose, comme si on ne tournait pas tout le temps en rond dans le désert, dans une illusion de semi-remorque réfrigéré, une ombre de notre cerveau… »
Vidéaste à la tête de la chaîne Bolchegeek, Benjamin Patinaud publie aux éditions Au Diable Vauvert l'essai Le Syndrome Magneto, qui se penche sur la caractérisation et les sous-discours propres aux super-vilains des comics, de la littérature, des séries télévisées et du cinéma.
Les éditions Soleil publient Escobar, une éducation criminelle, de Juan Pablo Escobar et Alberto Madrigal. L'album, autobiographique, se penche sur l'enfance du fils du plus célèbre des narcotrafiquants.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.