À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
Avec "Transperceneige : Extinctions", Jean-Marc Rochette et Matz remontent aux origines du Snowpiercer, notamment aperçu chez Bong Joon-ho. Ils racontent un désastre écologique en cours (réfugiés climatiques, tensions internationales) et portraiturent des groupuscules verts terroristes pour qui l'homme n'est rien de moins que le cancer de la terre...
Mon premier rêve en japonais de Camille Royer livre une belle partition : entre des rêveries fantastiques et le récit initiatique du quotidien de la très jeune Camille, cette bande dessinée est un doux écrin qui parle autant de l’enfance et de ses marasmes que du monde adulte et de la question du déracinement.
"Paul J. Bergman, un homme qui est au milieu de sa vie si tout va bien, sortit dans la rue Jules-Verne et regagna sa Mitsubishi Colt." L’équipée malaise. p. 22.
Dans ce premier tome de "Coyotes", Sean Lewis et Caitlin Yarsky immiscent le lecteur dans une Cité des filles perdues caractérisée par la traque de loups-garous féroces à l'encontre des femmes. Ils égratignent l'industrie de l'armement et place une héroïne atypique au centre du récit : Red, treize ans, munie de katanas et prête à tout pour en finir avec ces tueurs à quatre pattes.
Primé à Angoulême en 2019, Moi, ce que j'aime, c'est les monstres est le premier roman graphique d'Emil Ferris, le premier volume d'un récit aussi original que captivant, esthétiquement remarquable. L'auteur nous plonge dans l'imaginaire d'une jeune fille d'un quartier populaire dans le Chicago de la fin des années 60.
« Ma pauvre chérie, tu ne m’échapperas jamais. Depuis que ton cœur bat, mon sang empoisonné a contaminé ton cerveau. T’es condamnée. Tu ferais mieux de… »
Témoignage d’une rescapée : « Ils ont commencé à nous donner des coups de massue et à nous découper à la machette. J’ai reçu plusieurs coups sur le dos et sur la tête, mais j’ai pu me sauver. »
En 2016, Kobane Calling, de l'auteur italien Zerocalcare, avait été un formidable succès d'édition. Il ressort ce mois-ci dans une version intégrale. Retour donc dans un Kurdistan pris en tenaille entre Daech et la Turquie, à la rencontre de personnages fabuleux et inoubliables.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.