Avec "Lee Horn : Le Fantôme de Wounded Knee", Philippe Thirault et Gilles Mezzomo font courir une même violence de l’Ouest américain aux Philippines, avant de la ramener dans les rues de New York. Derrière les habits du western et le moteur assez classique de la vengeance, leur album sonde surtout le destin de Lee Horn, un homme successivement adopté, déplacé, enrôlé, amoureux et endeuillé, qui aura passé sa vie à chercher une place dans des mondes qui ne savaient que faire de lui.
Dans "Post Mortem", Zoé voulait seulement tricher à un contrôle d’histoire. En invoquant quelques grands noms du passé, elle a surtout ouvert la porte à une bande de fantômes envahissants. Et à une succession de gags qui vise d’abord les jeunes lecteurs.
Dans "Foucault disparaît", Paul Auer et Benoît Schupp ne résument pas l'œuvre du sociologue et philosophe français : ils racontent un homme happé par les livres autant que par les luttes de son temps. À l’occasion du centenaire de sa naissance, ce roman graphique fait du mouvement intellectuel, politique et physique (la Tunisie, par exemple) le fil rouge d’un portrait nécessairement partiel.
Exit la Grèce antique et la mer. Bienvenue dans l'espace au XXVIe siècle. Matt Fraction et Christian Ward revisitent "L'Odyssée" d'Homère en faisant la part belle aux personnages féminins et aux planches psychédéliques. "Ody-C" est d'une beauté indescriptible, mais s'impose comme une lecture exigeante et radicale qui en rebutera plus d'un.
Régime politique restreignant les libertés, questions familiales, homosexualité, amitié : les thématiques embrassées par "Joyride : Ignition" sont nombreuses et passionnantes. Dans un univers riche, le lecteur rencontre une pluralité de personnages et suit une quête de liberté échevelée, menant trois jeunes héros à se révéler et se confronter à toutes sortes de dangers.
Wonder Woman, Chimp, Zatanna, John Constantine ou la Créature du marais, tous concourent au même objectif : préserver la magie, qu'une déesse triple à la puissance inouïe rêve d'éteindre. Dans un récit mettant à l'honneur les héroïnes, cette sympathique équipe va traverser les lieux et les épreuves pour parvenir à ses fins.
Carlos (page 11) "... voilà : ce poste, pour moi c'est un rêve, pas juste un travail. Et je peux vous promettre une chose : tout ce que je pourrai donner à la boîte, je le lui donnerai. Maintenant que je sais que vous recrutez, je ne me vois pas ailleurs qu'ici."
Lylian et Laurence Baldetti façonnent un sixième tome de "La Quête d'Ewilan" mû par une double quête. Dans un monde médiéval fantasy, Camille et son meilleur ami Salim sont liés par une amitié indéfectible et la découverte d'un univers secret riche et fascinant.
"On est devenus des personnages de BD ?" (page 41) "Vous croyez qu'on apparaitra sur des tee-shirts ou sur des posters ? Ou sur des bols ? Mais oui ! Pourquoi pas ? Peut-être qu'on se retrouvera en figurines ou en peluches !... Même la Joconde n'a jamais été adaptée en peluche !" (page 44).
Dans la bande dessinée "Orwell", Pierre Christin et Sébastien Verdier couchent sur planches tout ce qui constitua George Orwell : son enfance, ses amours, ses combats politiques, ses enquêtes journalistiques, ses romans. L'hommage est brillant, visuellement splendide et relativement complet.
Avec "Lee Horn : Le Fantôme de Wounded Knee", Philippe Thirault et Gilles Mezzomo font courir une même violence de l’Ouest américain aux Philippines, avant de la ramener dans les rues de New York. Derrière les habits du western et le moteur assez classique de la vengeance, leur album sonde surtout le destin de Lee Horn, un homme successivement adopté, déplacé, enrôlé, amoureux et endeuillé, qui aura passé sa vie à chercher une place dans des mondes qui ne savaient que faire de lui.
Dans "Post Mortem", Zoé voulait seulement tricher à un contrôle d’histoire. En invoquant quelques grands noms du passé, elle a surtout ouvert la porte à une bande de fantômes envahissants. Et à une succession de gags qui vise d’abord les jeunes lecteurs.
Henri Atlan « Votre question revient en fait à se demander par quoi les sociétés humaines sont animées. D’un côté nous avons affaire à des systèmes mécaniques, où les processus se déroulent de manière impersonnelle ; mais de l’autre, ce qui se passe dans la tête d’un certain nombre d’individus, ou dans leurs œuvres, leurs discours, transmis à d’autres de façon au moins partiellement consciente, peut jouer un rôle déterminant. Autrement dit, comparées aux sociétés animales, les sociétés humaines ont des propriétés spécifiques qui les font évoluer d’une manière nouvelle et beaucoup moins prédictible – plus créative pourrait-on dire -, où des facteurs originaux, liés aux phénomènes de conscience personnelle et de linguistique, donnent l’illusion d’un libre arbitre et d’une maîtrise possible de nos choix. »
Dans "Foucault disparaît", Paul Auer et Benoît Schupp ne résument pas l'œuvre du sociologue et philosophe français : ils racontent un homme happé par les livres autant que par les luttes de son temps. À l’occasion du centenaire de sa naissance, ce roman graphique fait du mouvement intellectuel, politique et physique (la Tunisie, par exemple) le fil rouge d’un portrait nécessairement partiel.
Dans "Propaganda, l’art de manipuler l’opinion", Françoise Ruscak et Maxime Belloche transforment l’essai d’Edward Bernays, paru en 1928, en un récit dessiné accessible et malicieusement dialogué. Une jeune stagiaire en communication y rencontre le fantôme du théoricien des relations publiques : l’occasion d’éprouver ses idées à l’aune d’un siècle de bouleversements médiatiques.