BD Mangas

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.

Les oranges amères, une image bien choisie

« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »

La femme au portrait, meurtre sur le tournage du film

« VOUS AVEZ BIEN CONSCIENCE QU’ON NE PEUT RIEN TOURNER SANS CE SATANE TABLEAU ? »

Le travail m’a tué / Prolongeau-Delalande-Mardon

Carlos (page 11) "... voilà : ce poste, pour moi c'est un rêve, pas juste un travail. Et je peux vous promettre une chose : tout ce que je pourrai donner à la boîte, je le lui donnerai. Maintenant que je sais que vous recrutez, je ne me vois pas ailleurs qu'ici."

« La Quête d’Ewilan » (T.06) : filiations

Lylian et Laurence Baldetti façonnent un sixième tome de "La Quête d'Ewilan" mû par une double quête. Dans un monde médiéval fantasy, Camille et son meilleur ami Salim sont liés par une amitié indéfectible et la découverte d'un univers secret riche et fascinant.

Les Tableaux de l’ombre : Jean Dytar explore le Louvre à sa façon

"On est devenus des personnages de BD ?" (page 41) "Vous croyez qu'on apparaitra sur des tee-shirts ou sur des posters ? Ou sur des bols ? Mais oui ! Pourquoi pas ? Peut-être qu'on se retrouvera en figurines ou en peluches !... Même la Joconde n'a jamais été adaptée en peluche !" (page 44).

« Orwell » : portrait d’un visionnaire

Dans la bande dessinée "Orwell", Pierre Christin et Sébastien Verdier couchent sur planches tout ce qui constitua George Orwell : son enfance, ses amours, ses combats politiques, ses enquêtes journalistiques, ses romans. L'hommage est brillant, visuellement splendide et relativement complet.

« Aiôn » : double détresse

Dans "Aiôn", Ludovic Rio se livre aux fondamentaux de la science-fiction. Il s'intéresse à la robotique et ses lois, à l'espace, au temps, mais aussi aux limites morales de la science, dans un récit échevelé.

« Les Adieux du rhinocéros » : le scandale du braconnage

Dans "Les Adieux du rhinocéros", le scénariste Pierre-Roland Saint-Dizier et le dessinateur Andrea Mutti se penchent sur le scandale du braconnage, sur la corruption qu'il occasionne et sur le destin, en pointillé, des espèces menacées. Divertissant et instructif.

« Le Dernier refuge » : par-delà les espèces

"Le Dernier refuge", pour les animaux errants comme pour les morts, c'est un cimetière entretenu par un jeune homme sensible et quelque peu effacé. Sur fond de Première guerre mondiale, cet espace où l'on inhume les animaux se voit menacé, puis investi par les villageois qui veulent se protéger des bombardements ennemis. De quoi repenser la notion de refuge.

« Algues vertes » : un tueur protégé par l’industrie, le tourisme et la politique locale

Dans "Algues vertes", il n'est pas seulement question d'écologie. Inès Léraud et Pierre Van Hove narrent par le menu les collusions entre l'industrie et la politique, ainsi que quelques-uns des secrets inavouables de la Bretagne. Des années d'enquête se versent dans cette bande dessinée indispensable.

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Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

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L’affaire Arnolfini : enquête sur un tableau de Van Eyck

« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »

Les oranges amères, une image bien choisie

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La femme au portrait, meurtre sur le tournage du film

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