"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
Viscérale, haletante et anxiogène, la nouvelle production chapeautée par l'artificier US le plus déglingué de la profession est pourtant un must-see. Procurez vous rapidement ce 13 Hours dès le 16 Aout prochain !
Silent Running se veut une mise en garde de notre rapport à notre environnement, celui d'un prédateur à sa proie qui oublie que, lorsqu'une proie est morte, elle ne ressuscite pas.
Dernière collaboration du réalisateur John Huston et de son acteur fétiche Humphrey Bogart, entouré de Gina Lollobrigida, Jennifer Jones, Peter Lorre..., Plus fort que le diable est un film qui suit une bande d'aventuriers minables à la recherche d'un gisement d'uranium en Afrique.
En ne sachant pas choisir son camp, La Falaise Mystérieuse est un film à demi. Moitié film d'amour, moitié film fantastique, il ne parvient ni à faire sourire ni à faire peur et tombe à plat. Reste Gail Russel, toujours aussi belle et légère, montrant qu'une grande carrière l'attendait si la mort ne s'en était pas mêlée.
À la surprise générale, ce film sur lequel personne n’aurait parié, pas même son producteur Burt Lancaster, s’est imposé comme un immense succès critique et un triomphe public international.
Dans Vivre, film faisant partie de la glorieuse période des années 50, Akira Kurosawa dresse le portrait d'un bureaucrate qui apprend qu'il n'a plus que six mois à vivre. Échappant au piège du mélo pathétique, Kurosawa signe un de ses grands films et nous donne quelques séquences inoubliables.
En dressant le portrait sensible d'un homme mis sous tutelle par ses enfants parce qu'il est terrifié par la perspective d'une explosion nucléaire, Akira Kurosawa attaque la société japonaise de son temps, trop insouciante et perdant ses repères.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.