Zoolander 2 : le fashion-délire de Ben Stiller disponible en DVD/Blu-Ray depuis le 19 Juillet !

Vous reprendrez bien un peu de Magnum et de Blue Steel, non ?

15 ans qu’on n’avait pas revu la frimousse de Derek Zoolander (Ben Stiller), le plus célèbre modèle masculin du métier. Autant dire une éternité pour son ex-ennemi/comparse Hansel (Owen Wilson) qui décide de couper court à la retraite du mannequin pour l’emporter dans un complot aux ramifications mondiales. Toutes les stars de la pop sont en effet retrouvées mortes avec la même moue au visage : celle de l’un des plus gros succès de Derek. Il n’en fallait pas plus pour voir l’inénarrable duo s’acoquiner avec Valentina (Pénélope Cruz), agent de la Fashion Police d’Interpol pour tenter de sauver le monde (et la mode) d’une insaisissable menace.

Une comédie tordante.

Zoolander. Un monument pour quiconque a vécu les années 2000 et l’émoi suscité pas les frasques de Ben Stiller et Owen Wilson, grimés en simili drag-queen face à l’inoubliable Will Ferrell. Culte pour une très rare frange de fans, le film n’en a pas oublié d’être constamment remis au gout du jour par l’entremise de son inénarrable duo. A force de persévérance, la belle équipe se reforme pour le meilleur (et pour le pire). Si l’on louera en effet ce retour déguisé en come-back/revival, c’est surtout parce que, à la grande différence du premier, Zoolander 2 assume parfaitement son degré de connerie. Et à un stade rare, soit dit en passant. Encore plus crétin, plus déjanté et multipliant les caméos (Marc Jacobs, Benedict Cumberbatch, Sting, Justin Bieber), le film nous rappelle non sans nostalgie ce moment ou l’industrie hollywoodienne était encore capable de nous donner des œuvres singulières et, qu’on se le dise, osées. Evidemment, c’est à double tranchant, mais si la perspective de voir Will Ferrel grimé en intraitable couturier balançant avec mépris un café brulant sur l’un de ses assistants vous séduit, nul doute que cette histoire foutraque mêlant rire, haute couture et premier degré assurera le spectacle.

Des bonus taillés sur mesure.

Forcément, vu le délai de 15 ans entre l’épisode 1 et 2, on était -autant pour voir les effets du temps sur le duo que leur motivation de retour sur le red carpet- impatient de découvrir les bonus proposés. Si l’on pourra déplorer de ne pas disposer de commentaires et d’interview de l’équipe à proprement parler, on ne boudera toutefois pas son plaisir devant les modules présents. On retrouvera ainsi un reportage consacré à Drake Sather, scénariste du premier film, aujourd’hui disparu et qui a façonné le personnage déjanté il y a de ça 15 ans. On notera aussi un petit module consacré à la ville de Rome qui accueille une large partie de l’intrigue du film ; et aussi un qui oeuvre à remettre au gout du jour l’héritage du personnage de Derek Zoolander sur l’inconscient collectif. Autant dire un sacré programme.

Recap DVD/Blu-Ray :


Caractéristiques techniques du DVD :

Bonus DVD: L’héritage de Zoolander / Tous les chemins mènent à Rome
Image : 16/9 letterbox – 4/3
Audio : anglais, français Digital Surround 5.1
Sous-titres : anglais (sourds et malentendants), français, néerlandais

Caractéristiques techniques du Blu-rayTM :

Image : 16/9 letterbox 2.39 :1
Audio : Anglais DTS:X et piste audio descriptive
Allemand, espagnol, français, italien, japonais Dolby Digital 5.1 surround
Sous-titres : danois, allemand, anglais, espagnol, français, italien, japonais, néerlandais, norvégien
Bonus du Blu-rayTM: L’héritage de Zoolander / Tous les chemins mènent à Rome / Drake Sather : l’homme qui a créé Zoolander / Lait de jouvence

Zoolander 2 : Bande-Annonce 

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Antoine Delassus
Antoine Delassushttps://www.lemagducine.fr/
J'ai une profonde admiration pour les sushis, James Bond, Leonardo DiCaprio, Apocalypse Now, Zodiac, les bons films et le ski. Pas forcément dans cet ordre. Et à ceux pouvant critiquer un certain amateurisme, je leur répondrais simplement que l'Arche de Noé a été fabriqué par des amateurs et le Titanic par des professionnels.

Le Cuirassé Potemkine (1925), de Sergueï Eisenstein : de la propagande au firmament du septième art

Le talent d’Eisenstein fut initialement mis au service de la machine propagandiste soviétique. Un siècle plus tard, le temps a débarrassé ce film de toute la dimension polémique attachée au régime criminel. Ne reste aujourd’hui plus que la substantifique moelle du génie de son metteur en scène.

Le Grand Duel (1972), de Giancarlo Santi : pour quelques plans de Leone

Non dépourvu de plans géniaux – notamment son duel final – et illuminé par le magnétisme de Lee Van Cleef, le film est néanmoins écrasé par le modèle leonien, dont tous les codes sont scrupuleusement respectés. Les suppléments sont généreux et sympathiques… mais eux aussi très imparfaits.

A Prairie Home Companion (2006), de Robert Altman : adieu d’un maître, élégie du Midwest

Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.