Après The Thing, l’aliénation reste un thème prolifique pour Carpenter qui réadapte en 1995, Le Village des damnées avec Christopher Reeve. "Beware of the Children" nous annonce l'affiche, car sous ces visages angéliques se cachent des êtres d'intelligence supérieure voulant asservir l'espèce humaine. Ce sympathique thriller est devenu un film d'horreur culte qu'il ne faut pas louper dans la filmographie du grand réalisateur.
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Avant que l'esprit Disney rentre dans tous les cerveaux des scénaristes et que les morts ne sortent du champ des caméras, The Thing chantait déjà la fin d'une série B paumée, tendant les bras au succès à tout prix sans savoir quoi en faire. Après lui, John Carpenter redevient le marginal, le punk, la cassandre qui recevra des lauriers bien trop tard, mais les seuls qui valaient. Il retourne à ses séries B mises de côté pour le grand public par les barbouzes des études de marché, des projections-test et des reshootings. A ces personnes-là, la scène de fin la plus ouverte de John Carpenter sonne comme une sentance. Le monde mérite-t-il d'être sauvé? C'est peut-être pire : il ne mérite même plus que l'on se pose la question.
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Ici pas de rois, pas de reines, juste des bouts de Dickens qui ne comprendront jamais comment chaque cuvée de cinéma social a réussi à prouver qu'on a passé un demi-siècle à se faire bien plus de mal que de bien, pour par exemple ces tâches aussi vitales que de livrer à l'heure, le plus vite possible, des tas de conneries achetées sur Amazon.