"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.
Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.
À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.
Avec le Pôle Express, Robert Zemeckis propose un étonnant et trépidant voyage vers le Pôle Nord, mais surtout un périple intérieur pour des enfants qui reviendront chacun transformés, porteurs d’une leçon de vie inscrite à la poinçonneuse, en un verbe, sur un précieux billet de train doré.
Dans cette classification un peu iconoclaste des films dits de Noël, l’un des plus marquants est en l’occurrence Batman le défi de Tim Burton. Car au lieu de réunir autour d’un beau feu de cheminée la famille buvant des cookies trempés dans du lait chaud, le cinéaste malmène son spectateur, ironise sur la société et crée à n’en pas douter, l’une de ses œuvres les plus personnelles.
Pour les cyniques qui s’exaspèrent devant les téléfilms de Noël, Bob Clark lançait le genre du slasher en 1974, avec Black Christmas, un conte de Noël sordide, brutal mais surtout culte.
Parmi les gemmes oubliées du cinéma de genre français se cache 3615 Code Père Noël de René Manzor. Sorti au début des années 1990, le film possède des ressemblances particulièrement étranges avec un film culte de Noël, Maman j'ai raté l'avion. Plutôt que de revoir une énième fois le film qui a lancé McCauley Culkin, découvrons ce petit plaisir de cinéphile où un jeune gamin déguisé en Rambo affronte un méchant papa Noël psychopathe.
The Children se présente comme un excellent film d'épouvante et thriller, mais c'est aussi un film de Noël mettant en réflexion le thème de l'enfance et tout ce qu'il suppose. Et avec une très bonne gestion du suspense et de l'image, il reste le film idéal à regarder en cachette une fois les enfants bordés...
Pas de repas après minuit, fuir la lumière du soleil et éviter l'eau... Respectez ces trois règles ou votre sublime mogwaï ne sera bientôt qu'un affreux lutin vert. Avec Gremlins, Joe Dante signe une fable satirique culte où derrière l'humour se cache une morale claire et universelle. A travers ce conte gentiment horrifique, le réalisateur dépeint à la fois sa vision du cinéma mais délivre aussi un récit où les pires monstres ne sont finalement pas ceux à qui l'on pense.
Un Conte de Noël s'inscrit en faux dans la grande lignée des féeries filmiques de la période de fin d'année. Pourtant, ce film joyeusement désenchanté nous donne matière à réflexion entre la dinde et les huîtres et offre une humanité rare à des personnages complexes. Une pépite en cette période de sur-consommation peu réfléchie.
Tokyo Godfathers est une belle petite parenthèse dans la filmographie foisonnante de l’un des grands cinéastes d’animation des années 2000, le défunt Satoshi Kon. Loin des incursions mentales et paranoïaques de Perfect Blue, voire même des saillies psychédéliques et SF de Paprika, Tokyo Godfathers se veut être un véritable beau conte de Noël avec tout ce que cela comporte comme caractéristiques premières.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »