Nous découvrons en binge watching l’intégrale de la saison 2 de la série Dix pour cent qui sera diffusée mercredi 19 avril sur France 2…
Cette 8ème édition promet tellement de belles surprises que l’impossibilité d’assister à l’intégralité des séances assure un picorage nécessairement frustrant. On rate le spectacle interactif de Benoît Lagane (critique et journaliste culturel à France Inter) L’Homme aux yeux carrés pour prendre le métro jusqu’aux Champs. Même l’intégrale de Dix pour cent ne peut être couverte jusqu’au bout au risque de ne plus avoir de quoi rentrer chez soi. Et l’idée d’enchaîner, dans une salle pleine de 865 festivaliers gonflés à bloc, cinq heures d’une comédie somme toute bien écrite, mais au jeux inégaux, provoque migraine et bouffés de chaleur!
« Ils reviennent et ils sont à 100% »
Ne nous attardons guère sur l’intervention éclaire de l’équipe artistique qui ne propose que leur présence sur la scène d’une vingtaine de mètres de long de l’UGC Normandie habillé aux couleurs cathodiques du festival. Tandis que la première saison n’avait que relativement convaincue par une certaine artificialité (il n’y a qu’à regarder les classeurs vides) et des situations qui se voulaient cocasses, mais sans grandes réelles ampleurs dramatiques, la seconde creuse en profondeur grâce à des dialogues percutants et beaucoup de tendresse. Si l’on persévère sur l’incongruité de certaines situations à des fins sitcom/ ou soap-operaesque, ce n’est au fond que pour servir une écriture dramatique bien ficelée.
On ne croit à aucun moment au couple Elfira/Ramzy, créé de toutes pièces certes, mais dont leurs péripéties nous laissent de glace. Heureusement que Andréa (Camille Cottin) rentre dans sa famille pour retrouver un vieil ami d’enfance au look de footballeur milliardaire. Puis la rivalité avec l’agence Star Média et les déficits budgétaires de l’agence ASK impose quelques conflits scénaristiques divertissants. Lucchini devient la cible à récupérer chez la concurrence. Norman Thavaud et Julien Doré amusent plus qu’ils ne convainquent. D’autant plus que l’écriture de ce troisième épisode exaspère par de grossières situations. Ensuite Isabelle Adjani cherche à rencontrer le dernier jeune talent consacré à Cannes, alors que Matthias et sa fille Camille feront tout pour les empêcher de se rencontrer. Enfin Guy Marchand, qui commence à manquer de lucidité sur un tournage, retrouve son amour d’enfance Arlette et son chien Jean Gabin. En parallèle, Sofia, la standardiste et nouvelle compagne de Gabriel, cherche à percer, Andréa se démène contre son nouveau « patron » tout en cherchant à reconquérir un des amours de sa vie. Matthias enchaîne les emmerdes conjugaux alors qu’il entame un nouvel idylle avec Noémie son assistante, délurée et émotive. L’amitié entre Camille et Hervé sera remis en question lorsqu’un poste d’agent junior est à pourvoir…
Très bon enfant, avec un ton comique à la Ally McBeal, cette deuxième saison fait moins de surplace que la première qui peinant à s’extraire d’inutiles déambulations, au profit de répliques plus « trash ». Le dernier épisode promet une conclusion en apothéose au festival de Cannes selon le producteur (scènes tournées comme des reportages au sein du réel festival). Reste à voir comment Juliette Binoche prend autant de plaisir à jouer son propre rôle en tant que maîtresse de cérémonie… La saison 3 étant en écriture, nous devrions la voir l’année prochaine.
https://www.youtube.com/watch?v=DSO4Lb63_gE
Fiche Technique : Dix pour cent
Création : Fanny Herrero
Sur une idée originale de : Dominique Besnehard
Réalisation : Antoine Garceau, Jeanne Herry, Laurent Tirard
Distribution : Camille Cottin, Thibault de Montalembert, Grégory Montel, Liliane Rover, Fanny Sidney, Stéfi Celma, Nicolas Maury, Assaâd Bouab…
Directeur artistique : Cédric Klaspisch
Société de production : Mon voisin Productions, Mother Production
Durée des épisodes : 52 minutes
Saison : 2 (renouvelée)
Depuis
compte étouffés par la mise en scène bien trop démonstrative de Gaghan. Tel qu’il les filme, il ne parvient ni à faire vivre l’émotion qui anime cette variation, pourtant dramatique, du rêve américain ni à insuffler un souffle épique à la partie consacrée aux voyages en Indonésie ni moins encore à rendre cinglant son discours sur le cynisme des marchés financiers.
Dès la première scène, le dialogue et la voix-off, tous deux lourdement explicatifs, posent les bases de ce qui sera l’un des plus gros défauts de l’écriture : une tendance à se montrer bien trop expansif. Les effets de montage iront d’ailleurs dans le même sens, appuyant bien davantage sur cette volonté d’étaler le déroulement des évènements que sur l’installation d’un tant soit peu de tension. Même le rebondissement, à une demi-heure de la fin, n’arrive pas à générer l’intensité que l’on peut attendre d’un tel retournement de situation. Le parcours de ce prospecteur exubérant et antipathique se retrouve à se dérouler sous nos yeux, sans que jamais ni le thriller financier ni la fresque historique qu’il voudrait être ne parviennent à exister. N’en reste que le portrait d’un homme haut en couleur, un résultat certes honorable mais bien plus anecdotique. Définitivement, son seul atout reste la transformation de son acteur principal, de quoi en venir à espérer que McConaughey pourra retrouver le succès sans avoir systématiquement recours à de tels artifices.
Présentée au festival Séries Mania, Supermax est l’histoire de huit participants à une émission de télé-réalité qui sont enfermés dans une prison abandonnée dans laquelle une émeute sanglante a eu lieu deux décennies auparavant. Supermax est la série la plus ambitieuse d’Argentine, une superproduction réunissant plusieurs pays d’Amérique latine (Uruguay, Mexique, Cuba, Brésil, Argentine…). Le réalisateur Daniel Burman qui a travaillé sur la série et qui était présent lors de la présentation au festival Séries Mania, rapporte que cette grande équipe lui a permis d’avoir plus de liberté. Au départ, s’il a été intéressé par le projet ce n’est pas pour l’aspect carcéral, en vogue dans le paysage télévisuel (
casting. De l’interprète de Toni, formidable de justesse à Frederick Lau (révélation de
