L’hommage aux séries d’animation de la Fox a été lancé au festival Séries Mania 2017 avec la séance spéciale American Dad! et Les Griffin : une double dose de comédie déjantée et transgressive signée Seth MacFarlane.
American Dad! et Les Griffin, lancées respectivement en 2005 et 1999 – et toujours en production –, sont des séries chorales. Elles suivent deux groupes d’individus. Des individus groupés par un concept traditionnel alors moqué par ces séries, la famille.
D’un côté, les Smith, de l’autre, les Griffin. Les deux shows animés pour adultes suivent ainsi le quotidien de ces familles, véritables satires de la société nord-américaine, et même occidentale. Concernant les patriarches, Peter Griffin est un imbécile fini fainéant et opportuniste, avec une bêtise et un bon embonpoint alimentés respectivement par la télévision et la junkfood ; Stan Smith est un agent de la CIA appliqué, désirant à tout prix protéger son pays du terrorisme, et des démocrates.
« Chaque jour, chaque soir, on voit de la violence à la télé, du sexe au ciné.
Mais ou sont donc passées ces bonne vieilles valeurs qui faisaient tant notre bonheur ?
On ressemble à une vraie famille, une famille qui va vous, rendre complètement fous !
Ils sont vraiment tous bêtes à pleurer. Ce sont les Griffin ! »
– générique des Griffin –
Les deux séries sont de véritables miroirs déformant des États-Unis d’Amérique. De la satire sociale à la parodie de films, la drôlerie est au rendez-vous. Tantôt subtil, gras, lourd, fou, culotté, grossière, ou encore absurde, l’humour peut aussi provenir de situations complètement fantasques – où la critique réside toutefois : du ravissement marqué par le retour du Christ et l’Armageddon sur Terre avec un Stan lâche puis digne de Mad Max à Brian et Stewie voyageant dans des dimensions parallèles où tout serait dessiné par Disney (soupconné d’antisémitisme) ou encore celle où les chiens sont les êtres intelligents, dominant les humains. À noter que ces deux intrigues ont fait partie des épisodes projetés ce soir.
Car American Dad! et Les Griffin, si elles suivent le quotidien deux familles, adorent s’aventurer dans le fantasque. Deux personnages principaux dans chacun des shows exposent de facto par leur existence le caractère essentiel du fantastique (science-fiction) dans la série. D’un côté nous avons Roger l’extraterrestre, et Klaus le poisson rouge. Le premier est un alien déjanté et alcoolique qui aime se travestir, devenir une autre personne pour se lancer dans des péripéties folles. Véritable obsédé de l’aventure, il est aussi hyper-émotif, manipulateur, et vaniteux. Le deuxième, Klaus est un ancien nazi dont l’esprit a été placé dans le corps d’un poisson rouge. Du côté des Griffin, nous avons Stewie, le bébé de la famille, d’une intelligence rare et au langage adulte, est aussi un véritable cerveau diabolique pouvant parfois retrouver des traces d’enfance dans son comportement ; enfin Brian est un chien anthropomorphe, capable de parler tel un humain, aussi il se trouve être l’être le plus intelligent de la famille avec Stewie, toutefois il est considéré comme leur chien domestique, excepté pour Stewie, avec qui il partagera de nombreuses et folles aventures.
Ci-dessous, Roger débute une aventure, dans « la peau d’un raté qui se drogue ».
On regrettera le faible nombre d’épisodes projetés lors de la séance spéciale : deux épisodes pour chaque show ; ainsi que l’absence de sous-titres français pourtant bien stipulés sur le livret du festival. Non que cette absence ait été un problème pour le rédacteur de cet article, elle l’a été pour de nombreux spectateurs qui ont quitté la salle tout au long de la première demi-heure. Toutefois, la séance a su faire travailler les zygomatiques et déchaîner les rires.
L’hommage aux séries de la Fox se poursuivra le jeudi 20 avril avec une séance spéciale Les Simpson en présence de deux des doubleurs français : Philippe Peythieu (Homer) et Véronique Augereau (Marge) ; et une dernière avec au programme Futurama et Bob’s Burgers respectivement créés par Matt Groening (à qui l’on doit bien sûr Les Simpson) et Loren Bouchard.
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Présentée au festival Séries Mania, Supermax est l’histoire de huit participants à une émission de télé-réalité qui sont enfermés dans une prison abandonnée dans laquelle une émeute sanglante a eu lieu deux décennies auparavant. Supermax est la série la plus ambitieuse d’Argentine, une superproduction réunissant plusieurs pays d’Amérique latine (Uruguay, Mexique, Cuba, Brésil, Argentine…). Le réalisateur Daniel Burman qui a travaillé sur la série et qui était présent lors de la présentation au festival Séries Mania, rapporte que cette grande équipe lui a permis d’avoir plus de liberté. Au départ, s’il a été intéressé par le projet ce n’est pas pour l’aspect carcéral, en vogue dans le paysage télévisuel (
casting. De l’interprète de Toni, formidable de justesse à Frederick Lau (révélation de

au cœur et s’avère empli d’espoir. Le film de Stéphane de Freitas et Ladj Ly est un moment hors du temps qui nous procure un plaisir immense. Par son sujet passionnant et des étudiants passionnés, À voix haute se grave dans nos mémoires et les voix de cette jeunesse trop souvent méprisée résonnent en nous.
cinématographique, les portraits des étudiants, que ce soit au sein de leur familles, dans leur cité et dans des endroits qui leur sont chers, prennent trop le pas sur le sujet même du documentaire qu’est le concours Eloquentia.
Un monument de beauferie…
Entre un Dwayne Johnson devenu par la force des choses un bisounours tout juste bon à faire du lancer de torpilles et donner de gnons, un Vin Diesel aussi charismatique qu’une armoire Ikea et une ribambelle de personnages tous plus indigents les uns que les autres, c’est à se demander comment on a su s’attacher à toutes ces faces de gaufres. La palme revenant ainsi à Jason Statham, pourtant ici méchant qui parvient à s’arroger les meilleurs moments et punchlines du film, et le tout sans forcer. Ce qui fatalement amène la question que de se demander pourquoi la franchise, rompue à ces numéros d’équilibriste en est tombée au point de sacraliser et rendre plus charismatique, un méchant ? Le film n’aura pas le temps d’y répondre, sans doute trop occupé à se foutre de son spectateur. Et pour cause, car cette 8ème cuvée surfe sur une intrigue tellement paradoxale qu’elle n’hésite jamais à sacrifier ce sur quoi elle a bâti sa renommée : les caisses. C’est bien simple : sur 2h20 de métrage, on verra plus souvent le crew se pavaner dans des bureaux high-techs, des avions, ou même des prisons que derrière un volant. Et, si sur la forme, ça n’a l’air de rien, sur le papier, ça défriche tout un pan de la « mythologie » (bon sang, on écrit vraiment ce mot là, quel drame!) de la team à Baboulinet et consorts. Fini en effet ces jeunes paumés qui font péter la nitro dans leurs engins et place aux similis agents secrets, rompus à empêcher une Troisième Guerre Mondiale tout ça pour pouvoir scander en choeur à la fin : Viva la famille. C’est gros. C’est trop gros. Mais…
coupé à la nitro, la franchise à Vin Diesel a fait crisser pas mal de dents (et de pneus) en course. Quitte à envoyer bouler le tout dans le mur de la bienséance ou de la logique pure. Et c’est bien pour ça, cette adaptabilité, que le chaland y a trouvé son compte depuis toutes ces années. En ce sens, difficile donc de faire la fine bouche devant cet opus, tant il prend un malin plaisir à condenser tous les poncifs de la saga, en l’occurrence mêler intrigue d’un Mission Impossible dans le carcan d’une famille ultra dys-fonctionnelle.. Et rien que pour ça, on en profite. Charlize Theron en méchante qui surnage, Statham qui fait office de caution cartoonesque de l’ensemble et Dwayne Johnson toujours là pour montrer les poings, bref, on assiste à un festival de mauvais gout ininterrompu. Mais, grâce du cinéma oblige, cet amas de beauferie se transforme alors en une sucrerie pop, infusée à la connerie, jamais absente dès lors qu’il est question de faire monter l’adrénaline. Résultat, on se prend au jeu de se passionner devant les aventures délirantes de Baboulinet qui passe du coté obscur, et se met en tête d’échapper à un sous-marin sur la banquise ; ou de survivre à une apocalypse de voitures zombies en plein New York. Bref, c’est gros là encore, c’est énorme mais force est de constater que ça fait du bien.