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Dunkerque, un film de Christopher Nolan : Critique

Sous couvert de narrer l’enfer de l’Opération Dynamo, événement méconnu mais pourtant capital de la Seconde Guerre Mondiale, Christopher Nolan préfère avec Dunkerque s’aventurer sur le versant de l’immersion et du « survival » en livrant un film aux airs d’expérience sensorielle. Un choix d’autant plus audacieux qu’à travers ce mécanisme emprunté à Alfonso Cuaron (Gravity) ou Alejandro Gonzalez Innaritu (The Revenant), le britannique arrive à faire de cette odyssée guerrière, son film le plus personnel.

Au cinéma comme à la guerre, la perception a toujours joué un grand rôle. Ce n’est donc pas un hasard si Christopher Nolan s’est emparé de l’Opération Dynamo pour son nouveau film ; l’évacuation de la ville du Nord par 400 000 soldats anglais en Mai 1940 étant perçu différemment selon l’angle où l’on se place. D’un coté, une débâcle militaire sans précédent. De l’autre, une victoire avant tout d’ordre moral dont se servira Churchill pour galvaniser une population britannique apeurée. Une dualité qu’on retrouve jusque dans la mouture concoctée par le cinéaste : le film s’efforçant d’être hybride, naviguant tantôt entre « trip » sensoriel tétanisant et la volonté de se rattacher au wagon d’une filmographie mue d’un profond désir d’ébranler le médium cinéma jusqu’à la racine. Car la plus belle réussite de Dunkerque, outre sa patte esthétique, est bien d’incorporer tous les fondements du film de guerre en son sein, sans paradoxalement jamais en être un.

Quand Gravity rencontre Il Faut Sauver le Soldat Ryan

film-review-dunkirk-kenneth-branagh-film-dunkerque-nolanCela peut sembler clairement absurde de lire ça, mais le fait est qu’avec Dunkerque, jamais Nolan n’aura semblé aussi désireux de se dissocier du genre qu’il met en scène. Dans sa trilogie du Batman déjà, on sentait son besoin de soumettre cette icône de la pop-culture à un monde terriblement moderne. En clair, le vider de sa substance fantastique, de son contexte. Ici, même rengaine. Passé un petit écriteau introductif rappelant pourquoi 400 000 soldats anglais sont parqués sur la plage dunkerquoise, que le film décolle sans jamais retomber ensuite. Et ce, pendant près de 90 minutes. La guerre n’est donc qu’un prétexte, un artifice, une illusion pour ce qui est le véritable objet du film : la survie. Débarrassé de sa veine historique et réduit à un seul mot -la fuite-, l’intrigue tend alors à la pure abstraction. A l’épure. L’ennemi est omniprésent mais on ne le verra (quasi) jamais. Les dialogues sont réduits au strict minimum -les regards des soldats apeurés suffisent- le sang ne jaillira presque pas. De quoi lui permettre d’emballer avec la précision d’un orfèvre une leçon de survie, de cinéma, de maîtrise, de tension ; quitte à faire (presque) disparaitre l’écran. A tel point que ce gigantesque bourbier semble être palpable, que ces soldats pour la plupart anonymes ne sont plus des personnages mais bien des compagnons d’infortunes, que le bruit fait par le voisin de derrière est celui d’une torpille qui aurait déchiqueté votre siège. Bref, que vous soyez plongés en enfer, le tout, sans aucune échappatoire qu’attendre le générique de fin. En cela, le film surprend. Il désarçonne même. Car si l’image est comme à l’accoutumée sublime avec Nolan, c’est bien le son qui est à l’aune du procédé immersif de Dunkerque. Tonitruant voire assourdissant, le son et par extension la musique composée par Hans Zimmer, constituent le personnage principal du film. Ce n’est pas Tommy (Fionn Whitehead) ou le leader des One Direction, Harry Stiles, qui oseront dire le contraire, tant l’outil sonore, utilisé jusqu’à l’épuisement ici, transcende les images et imprime sur elles cet inextinguible sentiment d’urgence, ce feu sur la nuque, cette mort qui rode, qui se cache partout. Et pourtant, passé la surprise de ce procédé, force est d’admettre que le Sieur Nolan nous avait préparé depuis ses débuts à ce coup d’éclat.

Dunkerque-film-debarquement-operation-plage-DynamoLe film-somme de Christopher Nolan

film-review-dunkirk-tom-hardy-cinema-critique-christopher-nolan-movieDepuis Memento déjà, on le savait en effet très porté sur l’expérimentation. Et encore plus quand elle touche au temps. Inception en faisait une belle démonstration, quand Interstellar en venait carrément à l’introduire comme pierre angulaire de son script. Dunkerque parachève cette idée en prenant à bras le corps cette volonté de pulvériser le facteur temps de l’intérieur. Car au fond, qu’est-ce que le temps au cinéma ? Un artifice utilisé pour irriguer une histoire, la mener à son terme. Ici, comme pour mieux souligner le chaos ambiant mais aussi l’héroïsme des aviateurs, plaisanciers ou juste soldats, Nolan se risque donc à alterner 3 temporalités, elles-mêmes contenues dans des éléments différents. D’abord la terre (1 semaine), puis la mer (1 journée) et enfin les airs (1 heure). Un procédé audacieux, si ce n’est kamikaze, qui contre toute attente fonctionne de manière assez miraculeuse, grâce à un adroit sens du timing. Au fur et à mesure que le film égraine les minutes, les implications de chacun se rejoignent, les scènes multiplient les points de vue quitte à épouser le maître-mot sur lequel se repose le film : la perception. A ce titre, il n’est pas anodin de voir le Sieur Nolan avoir emballé son projet dans un format, encore une fois, rarissime. Vu la différenciation évidente de perception existant sur un objet donné, quoi de mieux que de pouvoir convoquer quelques spectateurs triés sur le volet pour qu’à leur tour, ceux-ci perçoivent Dunkerque comme l’a pensé initialement Nolan. De quoi penser que si les copyright avaient empêché le titrage Dunkerque au projet, le terme « perception » aurait été parfaitement valable, tant l’expérience proposée par le film n’a aucun équivalent existant.

Autant plongée en apnée dans l’enfer de la guerre que pur trip expérimental, Dunkerque est une expérience de cinéma totalement dingue et un grand film. Chef d’œuvre !

Dunkerque : Bande-Annonce

Synopsis : Au début de la Seconde Guerre Mondiale, en Mai 1940, environ 400 000 soldats britanniques, canadiens, français et belges se retrouvent encerclés par les troupes allemandes dans la poche de Dunkerque. L’Opération Dynamo est mise en place pour évacuer le Corps Expéditionnaire Britannique (CEB) vers l’Angleterre. L’histoire s’intéresse aux destins croisés de soldats, pilotes, marins et civils anglais durant l’Opération Dynamo. Alors que le CEB est évacué par le port et les plages de Dunkerque, trois soldats britanniques, avec un peu d’ingéniosité et de chance, arrivent à embarquer sous les bombardements. Un périple bien plus grand les attend : la traversée du détroit du Pas de Calais.

Dunkerque : Fiche Technique

Titre original : Dunkirk
Titre français : Dunkerque
Réalisation et scénario : Christopher Nolan
Casting : Fionn Whitehead (Tommy) ; Mark Rylance (M. Dawson) ; Jack Lowden (Collins) ; Kenneth Branagh (Commandant Bolton de la Royal Navy) ; Harry Styles (Alex) ; Tom Hardy (Farrier, pilote de la Royal Air Force) ; Tom Glynn-Carney (Peter) ; Aneurin Barnard (Gibson) ; Cillian Murphy (le soldat tremblant) ; James D’Arcy (capitaine Winnant du CEB) ; Barry Keoghan (George)
Direction artistique : Kevin Ishioka
Décors : Nathan Crowley
Costumes : Jeffrey Kurland
Photographie : Hoyte van Hoytema
Casting : John Papsidera et Toby Whale
Musique : Hans Zimmer
Montage : Lee Smith
Effets visuels : Double Negative
Production : Christopher Nolan, Emma Thomas, John Bernard
Producteur délégué : Greg Silverman
Sociétés de production : Syncopy Films, RatPac-Dune Entertainment, StudioCanal et Warner Bros.
Société de distribution : Warner Bros.
Langues originales : anglais, français, allemand
Genre : drame historique, action, thriller, guerre
Durée : 107 minutes
Dates de sortie : 19 juillet 2017

États-Unis- 2017

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Dunkerque, Baby Driver : Les films à voir ce week-end du 22 juillet 2017

Chaque semaine, une dizaine de nouveaux titres se partagent l’affiche. Dur de s’y retrouver. Heureusement, CineSeriesMag fait le tri pour vous. Ce week-end, on vous conseille Dunkerque et Baby Driver.

Cette semaine est marquée par le grand retour de deux auteurs forts appréciés chez nous, aux styles pourtant éloignés, à savoir Christopher Nolan et Edgar Wright. Le second signe son retour derrière la caméra après sa fameuse « Trilogie du Cornetto » close en 2013 avec Le Dernier Pub avant la fin du monde, tandis que le premier nous avait scotchés avec Interstellar, déjà époustouflant. Autant dire que leurs deux nouveaux films étaient fort attendus, et la déception aurait pu être très grande. Il n’en est rien.

On vous le dit d’entrée : Dunkerque mérite d’être vu au cinéma. La guerre, filmée par Christopher Nolan, tourné en 70mm IMAX, est ici plus que jamais immersive, tout en étant une véritable expérience sensorielle, rappelant ainsi Gravity ou The Revenant. Pour les fans du réalisateur, il s’agit là peut-être du film-somme de Christopher Nolan.
A l’inverse, Baby Driver est un film pop, certes, mais également une véritable leçon de montage et de mise en scène. Fidèle à lui-même, il rend hommage aux films de genre, à la musique et au cinéma en général. On serait presque tenté de parler de comédie musicale tant chaque scène est parfaitement chorégraphiée et en accord avec la musique. Un grand divertissement.

Toujours à l’affiche

Vous pouvez également rattraper le retour d’un autre grand maître du cinéma, Terrence Malick. Aussi détesté qu’adulé, le réalisateur de La Ligne Rouge et de The Tree of Life revient avec Song to Song, avec les stars Michael Fassbender, Rooney Mara, Ryan Gosling et Natalie Portman. Dans la lignée de A la merveille ou de Knight of Cups, Malick revient petit à petit à la narration tout en poursuivant sa quête du sublime.
Le retour encore de Emir Kusturica avec On the milky road, en tournage depuis 2013, avec Monica Bellucci, qui signe un conte baroque et survolté, en plein dans le réalisme magique. Le réalisateur se met en scène dans les paysages des Balkans, déchirés par une guerre meurtrière.
On vous recommande également The Circle avec Emma Watson et Tom Hanks. Véritable regard sur notre rapport à la modernité, nous voilà plongé au cœur d’un complot qui pose question : faut-il préférer la liberté ou la transparence ?
Enfin, le dernier cru Marvel Spiderman : Homecoming, également reboot des anciens films de l’homme-araignée, constitue une belle réussite, sans toutefois s’éloigner trop des autres films du MCU. Et ne loupez pas les deux scènes post-génériques !

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Baby Driver : Musique de Steven Price, tracklist de la Bande originale

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Baby Driver est une chorale, une sorte de « comédie musicale post moderne ». Pendant que les drifts font crisser les pneus sur le bitume, la bande sonore du film d’Edgar Wright fait vivre la caméra, et les mélodies font s’emboiter les plans les uns avec les autres. De toutes les œuvres vues cette année, Baby Driver est l’une de celles qui fait le mieux vivre la musicalité en son sein. La caractérisation des personnages, leurs actions, la réalisation, le montage, tout passe par leur enchevêtrement avec une bande sonore dont la prégnance fait toute la virtuosité et l’originalité d’une œuvre à la dynamique captivante.

Car même si le film s’avère parfois léger dans sa puissance dramatique, le fil rouge thématique musical prend tout son sens. Une comparaison vient rapidement en tête mais parait tellement évidente qu’elle en est inévitable : celle entre Drive et Baby Driver. Nicolas Winding Refn voulait faire de son Driver, un mec qui déambule la nuit, dans sa voiture, en écoutant de la pop music. Baby Driver tombe également dans cette idée, celle de mettre sur un même piédestal le fait d’écouter de la musique pop et de conduire à toute berzingue. Mais le cinéaste danois se servait de la musique comme pur instrument auditif, à la fois pour adoucir la pesanteur de son film et dévoiler les émotions de ses personnages.

Le réalisateur britannique, lui, va plus loin dans sa démarche : la bande sonore n’est pas un personnage du film mais devient presque le script du film : atteint d’acouphène après un accident lors de son enfance, Baby écoute toujours des chansons avec ses multiples Ipod. Toujours avec ses écouteurs sur les oreilles, il vit au rythme d’une bande son rock/blues qui swingue à mort. Il marche en dansant, il parle en écoutant de la musique et suit les ordres de ses comparses sous les vibrations des beats et ; surtout, il ne conduit jamais sans une ribambelle de chansons. Pour sentir le pouls de son environnement, et pour surtout être dans le même tempo, pour s’accorder avec le rythme inhérent aux mélodies, qui devient par la même occasion, le rythme d’action et le leitmotiv de son personnage principal.

Les chansons qu’il écoute ne sont pas simplement une possibilité de rêvasser : c’est pour lui au contraire une façon de rentrer dans le monde réel et aussi, malheureusement, de ressasser des souvenirs dévastateurs. Il aime enregistrer les discussions des autres pour les agencer en chansons sous forme de cassettes. Comme cet exemple frappant, où Baby rate le début de la chanson alors qu’il commence un braquage, et revient en arrière pour permettre à ces collègues braqueurs de commencer leurs pillages. Baby Driver est un long métrage qui transpire l’envie de faire cohabiter les mélodies avec ses personnages. La bande sonore, où l’art musical en général, sert de vecteur narratif au récit, car il décrit les émotions de ses protagonistes mais sert aussi de force centrifuge à la mise en scène. D’ailleurs, l’histoire d’amour vécu entre Baby et Deborah prend naissance alors que cette dernière chantonnait dans son coin. Sans parler du fait que la mère défunte du personnage était aussi chanteuse.

Baby Driver est un hymne à cet Hollywood, à une forme de musique aussi populaire qu’intime. Baby Driver n’est pas un produit commercial qui distille des immenses tubes pop comme pouvait le faire le désastreux Suicide Squad pour cacher la médiocrité du résultat final. Ni un produit qui joue sur la fibre nostalgique comme peut le faire les Gardiens de la Galaxie pour se donner une image « cool ». Non Baby Driver montre un véritable amour pour une bande sonore éclectique qui se superpose toujours à la situation en question, modulant sans vergogne la rapidité du montage et la tension même instituée par la séquence. Dans Baby Driver, les partitions sont les yeux de la caméra du film et les mélodies sont les mouvements du cadre : la bande sonore du film ne sert pas uniquement à donner une énergie à la scène mais devient la structure composite même de la séquence, comme durant les premières minutes du film qui nous présentent la première scène de braquage et de fuite. Comme avait pu le faire Drive de NWR.  Chaque chanson donne un sens à la scène qu’elle accompagne , comme si le film était écrit comme un album de musique. Même si l’omniprésence de la BO peut en gêner certains, Baby Driver ne tombe jamais dans le piège du clip show, où la chanson ne sert que de décoration contemplative ou atmosphérique au métrage. Il est rare de voir des films qui utilisent la musicalité de façon aussi littérale.

Car même si La La Land était une très bonne comédie musicale avec tout ce que cela comporte et même si Song to Song y allait de son point de vue sur l’univers du rock contemporain, Baby Driver passe la cinquième et crée une vraie dynamique filmique et une juxtaposition parfaite entre le rythme sonore et le montage scénique : que cela soit durant les scènes de conduite ou même durant les scènes d’expositions des personnages. A ce moment là, le personnage est à l’image de son métrage : l’un et l’autre ne peuvent pas vivre sans chansons et ne peuvent passer les vitesses qu’en suivant les pulsations de ses « songs ».

Musique Baby Driver Tracklist

01. Jon Spencer Blues Explosion – “Bellbottoms”
02. Bob & Earl – “Harlem Shuffle”
03. Jonathan Richman & The Modern Lovers – “Egyptian Reggae”
04. Googie Rene – “Smokey Joe’s La La”
05. The Beach Boys – “Let’s Go Away For Awhile”
06. Carla Thomas – “B-A-B-Y”
07. Kashmere Stage Band – “Kashmere”
08. Dave Brubeck – “Unsquare Dance”
09. The Damned – “Neat Neat Neat”
10. The Commodores – “Easy (Single Version)”
11. T. Rex – “Debora”
12. Beck – “Debra”
13. Incredible Bongo Band – “Bongolia”
14. The Detroit Emeralds – “Baby Let Me Take You (in My Arms)”
15. Alexis Korner – “Early In The Morning”
16. David McCallum – “The Edge”
17. Martha Reeves & The Vandellas – “Nowhere To Run”
18. The Button Down Brass – “Tequila”
19. Sam & Dave – “When Something Is Wrong With My Baby”
20. Brenda Holloway – “Every Little Bit Hurts”
21. Blur – “Intermission”
22. Focus – “Hocus Pocus (Original Single Version)”
23. Golden Earring – “Radar Love (1973 Single Edit)”
24. Barry White – “Never, Never Gone Give Ya Up”
25. Young MC – “Know How”
26. Queen – “Brighton Rock”
27. Sky Ferreira – “Easy”
28. Simon & Garfunkel – “Baby Driver”
29. Kid Koala – “Was He Slow (Credit Roll Version)”
30. Danger Mouse (feat. Run The Jewels and Big Boi) – “Chase Me”

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Une pluie de stars pour le Women in Horror Film Festival en Septembre aux USA

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La rédaction de Fangoria a récemment dévoilé des informations sur un festival prometteur. Le Women in Horror Film Festival va se dérouler en septembre prochain dans l’état de Géorgie, aux USA.

Alors que le Comic Con attire les caméras et les micros du monde entier en ce moment à San Diego, une autre manifestation culturelle et cinématographique pourrait faire le buzz à la rentrée prochaine. Le Women in Horror Film Festival va se dérouler du 21 au 24 septembre 2017 aux USA.

Ce festival devrait permettre de combattre à sa manière le machisme ambiant à Hollywood et de rétablir une certaine parité dans le cinéma fantastique et les films de genre. Les actrices des films d’horreur et les femmes scénaristes seront à l’honneur de cette manifestation culturelle. De nombreux long-métrages présentés durant cette manifestation devraient également être réalisés par des femmes, à la manière du récent projet d’horreur 100 % féminin, XX. Ce film à sketchs, sorti en 2016 aux USA, est disponible depuis quelques semaines dans le catalogue français de Netflix. Les réalisatrices Roxanne Benjamin (Southbound), Annie Clark (la pop star surnommée St. Vincent), Karyn Kusama (Girlfight, The Invitation, Jennifer’s Body), Jovanka Vuckovic (The Captured Bird) et Sofia Carrillo ont travaillé sur cette œuvre singulière.

Cette manifestation, qui devrait réconcilier les féministes et les mordus d’horreur fans de scream queens, va se dérouler à Peachtree City en Géorgie, aux Etats-Unis. Le festival aura lieu dans le centre de conférences du Crowne Plaza Hotel de la ville. La période de sélections des films projetés s’est étalée du 01er janvier au 15 juillet 2017.

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Une soirée festive VIP sera organisée le soir du 21 septembre. Des formules et des billets journaliers ou pour l’ensemble du festival sont accessibles à la vente. De nombreuses projections de films seront organisées dans le cadre de ce festival.

Les collectionneurs d’autographes américains vont donc affluer en masse à Peachtree City à la rentrée. La liste des invités du festival va effectivement donner des sueurs froides à tous les fans de cinéma de genre :

Greg Nicotero (The Walking Dead), Marianne Maddalena (productrice de Scream 1, 2, 3 et 4, de La Colline à des yeux et de La dernière maison sur la gauche), Heather Langenkamp et Amanda Wyss (Les Griffes de la nuit et la saga Freddy), Jen et Sylvia Soska (Hellevator, American Mary, Dead Hooker in a Trunk), Lynn Lowry (The Crazies, Shivers, Cat People), Sonya Thompson (The Walking Dead, Zombieland), Shane Evans (Collective Soul, Cursed), Ross Childress (Collective Soul, The Skulls), Chalet Brannan (Crepitus, Cyborg) et les romancières Mylo Carbia (The Raping of Ava DeSantis) ou bien encore Meg Hafdahl (la série de livres Twisted Reveries).

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Une bande-annonce pour le retour de Jigsaw

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7 ans après sa prétendue conclusion, la franchise horrifique Saw s’adjuge la période d’Halloween pour sortir le huitième épisode de la saga, intitulé Jigsaw

Malgré le décès de son psychopathe à la fin de l’épisode 3, la saga Saw n’a cessé d’évoluer vers le grand-guignol aussi jouissif qu’incohérent, avec quatre suites et deux successeurs officiels au Tueur au Puzzle, ou Jigsaw en version original. L’échec du sixième épisode, sorti face au carton Paranormal Activity et symbolisant la chute du torture-porn viscéral au cinéma a scellé l’avenir de la franchise, se concluant en 3D dans un dernier épisode ouvert dans son final. Car, malgré la révélation (trop) prévisible, nombreux sont les soi-disant disciples du célèbre psychopathe, à ne pas avoir été dévoilé. C’est donc après une pause de sept longues années, ayant vues traverser la mutation du cinéma d’horreur vers quelque chose de plus soft et « teenager », que le studio Lionsgate a relancé sa franchise horrifique phare.

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Une situation initiale rappelant le cinquième épisode.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le trailer dévoilé ce jeudi 20 juillet est aussi surprenant que prometteur. Tout d’abord, rien que le pitch semble inédit (dans la saga) en terme de partie-pris de narration. Le jeu principal s’est déjà déroulé, les meurtres ont déjà eu lieu et les enquêteurs, en arrivant sur place, découvrent le jeu macabre qui s’y est déroulé. Élément essentiel de la saga, les flashbacks semblent ici faire partie intégrante de la structure scénaristique. Tous les éléments semblent également de retour pour remettre la saga dans les rails. On compte de nouveaux pièges, tous plus machiavéliques les uns que les autres, la poupée sur son tricycle est également aperçue à la fin de la bande annonce. Seul détail manquant : la célèbre musique de Charlie Clouser, pourtant de retour à la bande originale, n’est jamais entendue. Jigsaw semble bien partie pour redonner à une saga qui commençait à sentir le formol, vivement le 1er novembre !

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Bande-annonce Jigsaw

Musique de Song to Song : portrait doux et amer du monde musical

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Avec Song to Song, Terrence Malick achève avec maestria une certaine vision élégiaque de son cinéma. Au regard de sa mise en scène, de l’agencement de son montage et de sa narration diluée, il était impossible que le cinéaste ne réalise pas un film sur la musique, tant l’art musical se rapproche de la liberté créatrice et esthétique de Malick. Grâce à la musique de Song to Song, le film se voit, s’écoute comme un album où les images deviennent des chansons mentales et un flux sonore qui pousse vers l’imaginaire. En voyant ce film, une question nous tatillonne : la perle musicale de l’année ne se nomme peut-être pas La La Land mais bien Song to Song ?

La musique a toujours eu un apport singulier dans le cinéma de Terrence Malick, c’est indéniable, notamment avec ces envolées lyriques voire opératiques qui prennent le pouls de l’architecture visuelle de l’auteur. Cette fois, Terrence Malick n’utilise pas simplement la musique comme un instrument cinématographique mais arbore une vraie représentation du monde de la musique et l’accommodation de l’humain à l’art musical. Dès les premières images, Song to Song nous immerge dans l’antre des festivals avec ces backstages, ces soirées avec DJ, ces musiciens en transe, ces spectateurs qui sautent et rebondissent les uns sur les autres sous l’égide de l’électro pétaradante de Die Antwoord. Tout de suite, le réalisateur veut approfondir et caractériser l’effet musical sur l’homme.

Song to Song aimera, à plusieurs moments, s’introduire dans la foule en délire des festivals, à la fois pour capter l’énergie visuelle puis auditive du concert et isoler ses personnages, prendre écho de l’individualité dans l’immensité de la manifestation collective. A travers ce premier exemple, Malick se sert de la musique comme fil rouge esthétique et pour mettre en place sa thématique de la solitude, de l’exagération du matérialisme moderne, comme si ses personnages étaient cloisonnés dans une bulle introspective. Mais durant tout le film, Malick ne cessera de penser à la musicalité, de donner son point de vue sur le rôle dans la vie de ces personnages : où le flux sanguin de la musique est parfois étranglé par cette perpétuelle obligation de mouvement, cette sensation oppressante de chiffre et de production qui écrase la création, la liberté individuelle et cette possibilité de se retrouver face à face avec son propre instrument.

Malick aime la musique, a beaucoup de respect pour cet art si particulier mais en fait un miroir métaphorique au trop plein consumériste de notre société, vecteur ambigu entre le rapprochement, la symbiose commune des concerts et les divergences, les conflits intimes et professionnels. Il décrit avec un œil naïf mais terriblement humain, les irruptions émotionnelles créées par la musique ou par les travers de ce monde (séquence avec Val Kilmer pétant un plomb sur scène) et l’écueil brutal, opportuniste qu’on fait des compositions. D’ailleurs à ce niveau, Song to Song nous montre très peu les personnages en train de composer ou écrire des partitions. Mais au lieu d’être démonstratif, même si les guests musicaux se font par dizaines (Iggy Pop, Lykke Li, Red Hot, Patti Smith…), Song to Song parle de la création sans réellement la montrer : dévoile surtout cette incapacité de l’Homme à réfléchir sur lui-même et le pourquoi du comment de la création artistique. Ce n’est l’acte en lui-même qui importe Malick, mais c’est ce questionnement sur le pourquoi.

Song to Song contient un travail d’orfèvre sur le mixage entre le son et l’image. Certes, les plages de silence sont nombreuses, mais comme à son habitude, le réalisateur se sert de la nature et des sonorités extérieures pour alimenter l’immersion auditive de son œuvre. Mais ce qui tranche avec le passé, même si le revirement s’était déjà fait remarquer avec Knight of Cups, c’est la diversité musicale de Song to Song. Sans que cela fasse désordre, on passe de l’électro aux blues, du punk enragé aux nappes ambiantes. Cela ne dérange à aucun moment, car Malick a une vraie idée concernant la musique mais aussi son utilisation cinématographique. Song to Song n’est pas une suite de chansons pour enjoliver des belles images, comme on peut le voir dans beaucoup de films, qui prennent alors plus l’allure d’un clip que d’un véritable long métrage. Non, chez Malick, c’est plus fin, plus délicat que cela. La musique est le costume du cadre : où cette valse somptueuse des plans malickiens s’accorde avec les douces mélodies. Cela se fait avec parcimonie, sans gratuité, ce qui renforce les ressources émotionnelles d’une oeuvre qui n’en manque pas, comme durant ce moment où les pleurs d’une mère sont remplacés par une nappe ambiante des plus mélancoliques.

Dans Song to Song, cela est toujours contextualisé, la musique fait office de pulsations enivrantes, et devient une retranscription sonore des concerts, des soirées endiablées, des joutes euphoriques de nos personnages, des drames qui sont là, tapis dans l’ombre. Et en fonction de la tension musicale ou des personnages, le rythme du montage évolue, les couleurs changent. Car chaque personnage dispose de son propre lien avec la musique : soit la volonté de se consumer dedans et voir ses pulsions les plus sombres surgir, faire carrière mais se poser des questions sur les sacrifices créatifs qu’il faut faire, s’échapper de son quotidien et trouver dans la musique, une fenêtre, une porte de secours au passé. La musique, encore une fois, est la clé de voûte d’une œuvre qui, sans le montrer avec véhémence, ne fait que parler de musique et ne fait que décrire l’osmose entre les compositions et le cœur même de l’Homme.

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Il a déjà tes yeux, un film de Lucien Jean-Baptiste : Critique

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Sortie au cinéma au début de l’année, la quatrième réalisation de Lucien Jean-Baptiste (également acteur), Il a déjà tes yeux avait dépassé le million de spectateurs dans les salles. Retour sur cette comédie autour de l’adoption, de la tolérance et du vivre-ensemble.

Synopsis : Paul et Salimata Aloka vont devenir parents : leur dossier d’adoption est accepté. Mais le petit Benjamin est un joli gamin blond aux yeux bleus… or les Aloka sont Noirs. Mais comment gérer cette situation entre le scepticisme de l’assistante sociale, Madame Mallet, et les parents de Salimata, très attachés aux traditions africaines ? Paul, Salimata et Benjamin pourront-ils former une famille et surtout la faire accepter ?

Depuis ses débuts derrière la caméra (La Première Etoile, 30° Couleur, Dieumerci !), l’acteur et réalisateur martiniquais Lucien Jean-Baptiste utilise l’humour comme arme pour véhiculer des messages prônant la tolérance. Il a aussi le mérite de mettre en avant des personnages Noirs parmi ses personnages principaux, hélas encore en minorité dans le paysage audiovisuel français. On peut même affirmer qu’il est actuellement l’un des seuls réalisateurs à traiter de la question noire. Cela dit, il ne faut pas s’attendre à un résultat corrosif et hilarant : Lucien Jean-Baptiste a toujours privilégié la tendresse. Tendre, Il a déjà tes yeux, l’est par moments. En revanche, il est rarement drôle alors qu’il a été vendu comme une comédie. On n’évite pas les bons sentiments et un scénario parfois tiré par les cheveux (la fin en particulier). S’il n’est pas catastrophique contrairement à un certain nombre de comédies françaises actuelles, ce film n’est pas non plus réussi.

Ce résultat trop gentillet et oubliable est d’autant plus frustrant face à une histoire qui a un énorme potentiel sur le papier. En effet, Lucien Jean-Baptiste joue sur une inversion de rôles à la fois crédible et peu ordinaire : alors que notre société accepte de plus en plus des parents Blancs ayant un enfant de couleur noire, la société semble moins ouverte à imaginer le cas contraire, c’est-à-dire des parents Noirs (ou en tout cas d’une autre couleur de peau) ayant un enfant Blanc. Hélas, le long-métrage n’est jamais original contrairement à son sujet. Ainsi, tous les clichés sont présents : la méchante assistante sociale (mais qui a quand même du cœur), le pote relou aux dents dégueulasses qui n’a pas d’emploi mais squatte chez tout le monde, l’amie donneuse de leçons, les parents africains dans tout ce que le spectateur lambda peut imaginer etc.

Surtout Il a déjà tes yeux manque cruellement de rythme. Assez court (il a le format habituel d’une comédie), des longueurs se font pourtant réellement sentir dès les premières minutes : peu de séquences sont pertinentes et accrocheuses et le reste est parfois plus proche d’un remplissage qu’autre chose. C’est comme si les scénaristes n’avaient finalement rien à raconter. Au lieu d’être face à une comédie qui aurait pu être fraîche et originale, il s’agit d’un (télé)film formaté et mou du genou. Les acteurs ne sont pas toujours bien employés.

Si Aïssa Maïga est remarquable dans le rôle de cette jeune mère douce et Zabou Breitman plutôt crédible dans le rôle de cette assistante sociale a priori sévère et intrusive (on pense à son interprétation dans Discount), en revanche Vincent Elbaz est très lourd dans le rôle du pote cas social de service et Lucien Jean-Baptiste livre une prestation certes correcte mais légèrement éteinte.

Si Il a déjà tes yeux est certes une comédie (pas drôle) sans prétention transmettant de beaux messages de tolérance sur l’acceptation des différences et interrogeant sur le vivre-ensemble, les bonnes intentions n’effacent pas ses défauts.

Il a déjà tes yeux : bande-annonce

Il a déjà tes yeux : Fiche Technique

Réalisation : Lucien Jean-Baptiste
Scénario : Lucien Jean-Baptiste, Marie-Françoise Colombani et Sébastien Mounier
Interprètes : Aïssa Maïga, Lucien Jean-Baptiste, Vincent Elbaz, Zabou Breitman
Producteurs : Maxime Delauney et Romain Rousseau
Société de production : Nolita Production
Distributeur : UGC Distribution
Durée : 95 minutes
Genre : comédie
Date de sortie : 18 janvier 2017

France  – 2016

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Leatherface : Le prequel de Massacre à la tronçonneuse réalisé par des frenchies !

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La rédaction de Bloody-Disgusting vient de dévoiler en exclusivité la bande-annonce et les dates de sortie du film Leatherface. Ce long-métrage horrifique réalisé par Alexandre Bustillo et Julien Maury va raconter la genèse du film culte de Tobe Hooper, Massacre à la tronçonneuse !

La bande-annonce terrifiante de Leatherface est enfin accessible grâce à la rédaction de Bloody-Disgusting. Les deux réalisateurs français Alexandre Bustillo et Julien Maury (A l’intérieur, Aux yeux des vivants) vont embarquer les spectateurs dans un road-movie en plein cœur du Texas pour une séance de montagnes russes ponctuées de scènes de terreur et de grands frissons. Les plats en sauce dégustés par les jeunes adolescents du film pourraient bien malheureusement avoir un arrière-goût atroce… de chair humaine !

Leatherface est en effet un pari risqué à Hollywood pour les deux réalisateurs «  frenchies ». Ils ont tenté, à travers leur film, de relancer la franchise Massacre à la Tronçonneuse, quelque peu essoufflée après le volet 3D et des remakes sans saveur. Leatherface a obtenu une classification R. Le film sera présenté en avant-première mondiale à l’occasion du festival FrightFest de Londres. Millenium Films et Lionsgate devaient se partager la distribution du film.

Leatherface dévoile les origines du personnage emblématique de la saga horrifique qui se déroule au cœur du Texas. Quatre patients d’un hôpital psychiatrique parviennent à s’échapper. L’un d’entre eux va devenir le personnage culte et terrifiant aperçu dans les différents volets de la franchise Massacre à la tronçonneuse. Les quatre jeunes malades psychiatriques évadés parviennent à kidnapper une jeune infirmière. Ils vont malheureusement l’emmener dans un voyage infernal. Les fuyards vont être traqués par un membre des forces de l’ordre qui n’a plus toute sa tête également depuis qu’il a entamé sa quête de vengeance suite à un drame personnel. Le casting réunit notamment les comédiens Lili Taylor, Sam Coleman, Sam Strike, James Bloor, Vanessa Grasse, Nicole Andrews ou bien encore Stephen Dorff.

Les deux réalisateurs français Alexandre Bustillo et Julien Maury s’étaient confiés à la rédaction de Bloody-Disgusting sur leur projet ambitieux. Selon eux, Leatherface est un :

road movie brutal et nihiliste. Nous espérons qu’il va plaire et surprendre les fans [de la franchise Massacre à la tronçonneuse].

Le scénario a également été dévoilé à l’occasion de la publication de la bande-annonce ce lundi.

Au Texas, bien des années avant les événements atroces de Massacre à la Tronçonneuse, à l’origine des agissements macabres de la tristement célèbre famille Sawyer, leur jeune enfant est condamné à séjourner dans un hôpital psychiatrique après un incident suspect qui a conduit à la mort de la fille du shérif.  Dix ans plus tard, il kidnappe une jeune infirmière et parvient à s’échapper avec trois codétenus internés. Poursuivis par les forces de l’ordre locales, dont le shérif qui cherche désespérément à venger la mort de sa fille, le jeune rejeton Sawyer, devenu un adolescent, s’embarque alors dans un road trip depuis l’Enfer, qui va peu à peu le transformer en un monstre plus connu sous le nom de Leatherface.

Leatherface sera accessible le 21 septembre 2017 grâce au système de télévision par satellite, DirecTV. Le film va bénéficier également d’une sortie limitée en salles aux USA. Le long-métrage horrifique sera accessible en vidéo à la demande par l’intermédiaire des studios Lionsgate dès le 20 octobre 2017. La genèse du personnage mythique de la franchise Massacre à la tronçonneuse sera donc bien accessible et visible à l’occasion des célébrations d’Halloween cette année. Aucune date de sortie en France n’a pour le moment été précisée. Le film pourrait éventuellement être sélectionné dans le cadre de la prochaine édition du PIFFF l’hiver prochain.

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Leatherface de Julien Maury et Alexandre Bustillo – bande-annonce – VO :

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Road of the Dead : le dernier projet de George A. Romero !

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La mort de George A. Romero, survenue dimanche soir, a plongé des millions de fans dans une tristesse absolue à travers le monde entier. Le maître de l’horreur travaillait pourtant ces derniers mois sur un nouveau projet de film. Road of the Dead s’annonçait comme un mélange entre un péplum, Mad Max et un film de zombies.

George A. Romero avait à cœur de mener à bien cette année un nouveau projet cinématographique. Cette énième incursion dans le cinéma de genre par le maître de l’horreur promettait d’être épique. Le réalisateur de La Nuit des morts-vivants avait co-écrit le scénario de Road of the Dead avec le cinéaste Matt Birman (A Fish Story). Birman est notamment crédité pour plus de 250 apparitions en tant que cascadeur ou en tant que coordinateur des cascades dans des productions à Hollywood.

Road of the Dead, toujours en phase de développement, devait être intégré au marché de la co-production Frontières en ce mois de juillet aux USA afin de chercher des partenariats et des financements selon des précisions de Bloody-Disgusting. Ce marché va se dérouler dans le cadre du Fantasia International Film Festival du 20 au 23 juillet à Montréal. Frontières est un marché international de co-production et de plateformes en réseaux spécialisées dans la co-production et dans le financement de films de genre entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Frontières est organisé depuis 2012 par le Fantasia International Film Festival, en partenariat avec le Marché du Film du Festival de Cannes.

George A. Romero devait laisser à Matt Birman la lourde tâche de réaliser Road of the Dead. Matt Birman aurait lui-même décrit le projet comme un savant mélange entre Mad Max, Roller Ball, les courses de Nascar et comporter des références marquantes à Ben-Hur. Matt Birman était le réalisateur de la seconde équipe des films Land of the Dead, Diary of the Dead et Survival of the Dead. Romero et Birman devaient produire le film aux côtés de Matt Manjourides et Justin Martell.

L’intrigue de Road of the Dead devait replonger les spectateurs dans la saga des films de zombies de George A.Romero. Ce nouveau long-métrage en développement était censé se dérouler six ans après les événements du film Land of the Dead. Le scénario de Road of the Dead devait être une satire déguisée du sport mécanique et de son impact néfaste sur la société. L’ancrage très fort du NASCAR ou des courses de IndyCar aux USA est très puissant et permet à de nombreuses chaînes du câble américain de réaliser de belles audiences notamment. La violence des accidents fait malheureusement partie du spectacle tous les week-ends. Les pilotes et leurs familles payent un lourd tribut. A la manière du Colisée et des arènes antiques romaines avec le célèbre adage « du pain et des jeux » pour divertir le peuple et les foules décérébrées, George A. Romero avait l’intention de délivrer un message contestataire et assez acide par le prisme de sa marque de fabrique, les films de zombies, à l’heure où la série The Walking Dead, qui s’est beaucoup nourrie des codes du cinéaste tout en exploitant les chefs-d’œuvre de Romero, s’essouffle de plus en plus. Le réalisateur de Knightriders avait d’ailleurs eu la dent dure contre Brad Pitt, World War Z et la série culte adaptée de la BD de Robert Kirkman en 2016 dans une interview sans langue de bois.

Road of the Dead devait se dérouler sur une île sur laquelle les zombies sont devenus la principale attraction d’un spectacle barbare. Les morts-vivants participent, dans un Colisée des temps modernes, à des courses automobiles d’une rare violence dans le seul but de divertir des êtres humains richissimes. A l’heure la plus sombre de l’apocalypse zombie, le dernier havre de paix sur la planète est en proie à la folie d’un despote qui utilise le spectacle d’un carnage motorisé afin de garder le contrôle de la population.

George A. Romero avait récemment accordé une interview à la rédaction de Rue Morgue sur ce projet.

Le décor est planté dans une ville sanctuaire au sein de laquelle un gros bonnet dirige un paradis pour les riches. Parmi les nombreuses activités proposées, il organise des courses motorisées afin de les divertir. Il y a un scientifique qui conduit des expériences génétiques. Il essaye de faire passer l’envie aux zombies de se nourrir de chair humaine. Avec quelques manipulations, il découvre qu’il est possible que les zombies puissent se souvenir de certaines capacités et de gestes usuels, utilisés avant la mort, leur permettant ainsi de conduire des bolides et de participer à ces compétitions. Il s’agit donc de courses de démolition (demolition derby) avec des zombies au volant ! Dans ces conditions, les choses vont très sérieusement dégénérer. C’est une véritable farce, très amusante et avec une abondance de scènes de cascades. Ça pourrait presque être considéré comme une comédie même si ça reste un film avec des séquences terrifiantes et effrayantes. […] C’est un peu un Fast and Furious… mais avec des zombies.

Les talents extraordinaires des morts-vivants et leurs aptitudes à conduire pourraient s’expliquer par leur vie antérieure, selon les confidences de George A. Romero auprès de la rédaction de Rue Morgue. Un des personnages pourrait être un ancien pilote talentueux de NASCAR, décédé à la suite d’un terrible accident en course, qui reviendrait d’entre les morts pour divertir les milliardaires réunis sur l’île en question.

Reste à savoir si Matt Birman pourra mener ce projet à bien malgré la récente disparition de George A. Romero. Les amateurs de cinéma de genre pourraient avoir bon espoir au regard d’un autre projet indépendant et audacieux. L’idée originale de Gunnar Hansen, l’interprète de Leatherface dans le tout premier Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper, de faire un Expendables de l’horreur a finalement bien vu le jour malgré sa mort, grâce notamment au courage et à la détermination du réalisateur Harrison Smith. Death House devrait sortir dans les mois qui viennent aux USA. Espérons donc que Road of the Dead puisse trouver des financements et que Matt Birman puisse donner vie dans les mois à venir à ce projet porté par le maître de l’horreur, l’un des papes de la contre-culture américaine à Hollywood, George A. Romero. Il s’est éteint ce dimanche à l’âge de 77 ans.

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Musique It Comes at Night : l’expérimentation claustrophobe de Brian McOmber

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Musique It Comes at Night : au fin fond d’une Amérique en pleine désolation où un virus semble contaminer l’atmosphère et donc les humains par la même occasion, le film de Trey Edward Shults démontre sa maestria visuelle pour nous servir sur un plateau un survival post apocalyptique prenant et tendu. Cet exercice de style minimaliste joint les deux bouts par sa faculté visuelle impressionnante, mais aussi par l’osmose entre son esthétisme et la bande originale tapie dans l’ombre de Brian McOmber.

A24 est une société de production qui arrive à faire éclore des talents certains. Talents artistiques à la fois, cinématographiques mais aussi musicaux. It Comes at Night, de par son sujet et son environnement n’est pas sans rappeler The Witch de Robert Eggers, sorti l’année dernière. Et la bande son suit le même pas. Comme Mark Korven, Brian McOmber agence les pulsations de ses orchestrations aux souffles horrifiques du long métrage (« Paul’s Regret »). Dès lors, le musicien nous offre des partitions aussi modernes que laconiques, parfois à la rythmique « indus » hypnotique comme sait le faire Trent Reznor (« Close your Eyes »), qui se superposent à la fois à la raideur atmosphérique des images, à ce montage rêche et aux moments de tension anxiogènes vécus par les membres de ces deux familles isolées.

Mais ce qui fait le charme du travail sonore de Brian McOmber est sa compréhension de l’univers dépeint par Trey Edward Shults. En ce sens, la transposition du score en fonction de l’imaginaire véhiculé par le film ressemble beaucoup aux compositions introspectives de Mark Korven pour The Witch comme indiqué ci-dessus, mais aussi à celles de Mica Levi pour des films tels que Under the Skin ou Jackie (« avec cette fluctuation entre des incursions électroniques, les nappes ambiantes et une prédominance pour les violons silencieux et mélancoliques comme l’excellent « Sarah’s Understanding » qui est complainte ambiante fascinante. L’ambivalence de ces scores, outre celui de créer un univers auditif au métrage, est de faire émerger à eux seuls le film de genre en tant que tel et d’incarner les thématiques mêmes de l’œuvre (« If He’s Sick, Then I Am Too »). Avec ce score, on est très éloigné de l’intéressante mais luxuriante et un peu outrancière partition de Benjamin Wallfisch pour A Cure For Wellness.

It comes at night est un film qui fonctionne sur l’épure, sur le non-dit et va voir basculer son histoire dans la folie par le biais du doute, de la peur de l’inconnu. Et de ce point de vue-là, Brian McOmber réussit parfaitement à faire ressentir cette éclosion du mal en chacun des personnages, un démon invisible dont la respiration se fait moribonde («It Comes At Night »). Car même si la musique se fait parfois stridente, asphyxiante, prenant à la gorge le thème du genre horrifique, comme peuvent le faire les mastodontes du genre tels que The Conjuring ou autres films à jump scare, l’enclos sonore se fait assez évasif, linéaire et feutré durant toute la longueur du film, avec des compositions moites dont la torpeur tapisse tous les murs de cet antre, des petites envolées lyriques dont la beauté se suspend à la noirceur du portrait morbide de l’humain fait par le film.

Le score de It Comes At Night est un exercice méticuleusement conçu avec des couches de retenue et de texture qui s’infiltrent lentement et créent l’atmosphère parfaite pour le minimalisme du film, alliant l’idée même d’apesanteur contemplative aux sueurs froides de l’horreur qui s’accroit devant nous (« The Red Door »). De ce fait, la musique n’est pas simplement un gimmick annonçant vainement les intentions du réalisateur, mais devient un réel atout narratif et un miroir sensitif à l’immersion d’un environnement en perdition, avec ses mélodies fines et sa tristesse audible, dès les premières notes de violons. Brian McOmber signe là, une bande son immersive à défaut d’être réellement mélodique, mais qui s’avère être un coup de maître dans son façonnement expérimental.

Musique It Comes at Night : Tracklist

1. It Comes at Night
2. Flames
3. Close Your Eyes
4. Sores
5. The Road
6. Wet Dream
7. The Triumph of Death
8. Waiting
9. Black Eyes
10. Shallow Graves
11. Travis’ Theme
12. Another Family
13. Stanley
14. If He’s Sick, Then I Am Too
15. The Red Door
16. Planning and Preparation
17. Stairway to Hell
18. Paul’s Regret
19. Travis’ Acceptance
20. Sarah’s Understanding

 

On the Milky Road, un film de Emir Kusturica : Critique

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On the Milky Road marque un retour en fanfare pour Emir Kusturica. Un film dans lequel le cinéaste serbe traite une nouvelle fois de la guerre, et surtout de l’amour, le tout enrobé dans un imaginaire rutilant.

Synopsis : Kosta est un laitier, ravitaillant chaque jour les soldats sur le front. Un jour il fait le rencontre d’une belle réfugiée italienne du nom de Nevesta, dont il tombe amoureux. Malheureusement, Nevesta est déjà promise à un autre homme, alors que Kosta est lui sensé épousé Milena.

Il se sera fait attendre le nouveau film du cinéaste serbe Emir Kusturica. En effet, le tournage de On the Milky Road avait débuté en 2013, et après avoir été présenté à la Mostra de Venise l’an dernier, il débarque enfin de manière assez timide sur le territoire français. Cela faisait 10 ans que l’habitué des grands festivals et deux fois lauréats de la Palme d’or, Kusturica n’avait pas sorti de film. Une chose est sûre, c’est qu’à 62 ans, le serbe n’a pas perdu de sa fougue et nous offre avec On the Milky Road un pur film dans la tradition kusturicienne. Pour l’occasion, le réalisateur revêt également la casquette d’acteur et campe le premier rôle, au côté de la belle Monica Bellucci.

on-the-milky-road-emir-kusturicaComme d’habitude avec Kusturica, nous voilà projeter dans les sublimes paysages balkaniques, peuplés de tziganes jovials et d’une faune toute aussi espiègle. Mais comme souvent, les Balkans de Kusturica sont déchirés par une guerre meurtrière qui rythme à coup de canon les journées des pauvres habitants essayant tant bien que mal de continuer leurs vies. Parmi eux Kosta, laitier accompagné de son faucon, qui zigzague entre les éclats d’obus sur son âne pour ravitailler le front. Une vie difficile qui va prendre un nouvel envol lorsqu’il va faire la connaissance d’une sublime réfugiée italienne qui doit épouser le frère de Milena, la promise de Kosta.

Ce qui caractérise le cinéma de Kusturica, ce sont ces envolées festives qui même en temps de guerre donnent envie de danser et de boire. La musique folklorique fait partie intégrante de son cinéma, et il n’est pas étonnant de voir le serbe joué du cymbalum dans On the Milky Road. Musique particulièrement contagieuse qui ira jusqu’à faire danser le faucon de Kosta. Cette première partie pose le contexte dans lequel évolue les personnages, elle est particulièrement rythmée et dévoile une galerie de personnages haut en couleurs. Si la fête arrive à prendre le dessus de l’atrocité du quotidien, celui-ci va très vite rattraper les protagonistes quand des troupes d’élites vont dans une séquence particulièrement dure prendre d’attaque le mariage. Les flammes infernales et les corps calcinées remplacent les célébrations, et seuls Kosta et Nevesta la jolie italienne subsistent.

on-the-milky-road-monica-bellucciLa deuxième partie du long-métrage -et la plus réussie- embrasse pleinement le réalisme magique. Ce genre romanesque popularisé par les auteurs sud-américains comme Gabriel Garcia Marquez est un composant essentiel du cinéma de Kusturica. Un genre qui a marqué son cinéma du Temps des Gitans à Underground, le cinéaste s’étant même essayé à une adaptation de Cent ans de solitude, la saga intergénérationnelle de Marquez qui n’a malheureusement jamais aboutie. Tous les ingrédients viennent une nouvelle fois saupoudrer On the Milky Road, comme le dit le carton du début (« Basé sur trois histoires vraies et un imaginaire débordant »). Il ne sera donc pas étonnant de voir dans ce conte baroque et survolté, un serpent géant qui joue le rôle de sauveur, des ascensions angéliques, une oie transformée en phœnix ou encore cette sublime chute d’une cascade interminable pendant laquelle le couple s’enlace. C’est cet imaginaire foisonnant qui va ponctuer la fuite du couple dans un paysage toujours aussi somptueux et dans lequel la nature va être leur plus bel allié.

C’est un beau retour pour Emir Kusturica, On the Milky Road est une œuvre généreuse et folle dont l’euphorie pourra cependant agacer. On pourra reprocher au cinéaste serbe de ne pas prendre de véritable risque, se contentant de reprendre ce qui a fait son succès, mais On the Milky Road offre assez de beaux moments de cinéma à la fois purs et hallucinés (comme ce troupeau de mouton dans un champ de mines) pour ravir les amateurs de fables kusturiciennes.

On the Milky Road : Bande Annonce

On the Milky Road : Fiche Technique

Réalisation : Emir Kusturica
Scénario : Emir Kusturica
Interprètes : Emir Kusturica (Kosta), Monica Bellucci (Nevesta), Sloboda Micalovic ( Milena), Predrag Manojlovic ( Zaga)…
Musique : Stribor Kusturica
Directeur de la photographie : Goran Volarevic, Martin Sec
Société de production : BN Films, Pinball London
Distributeur : Wild Bunch
Durée : 125 minutes
Pays d’origine : Serbie
Genre : Drame
Date de sortie : 12 juillet 2017

Serbie – 2017

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Summer of 84, un slasher avec Rich Sommer !

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Le « Harry » de Mad Men, Rich Sommer se tiendra aux côtés de Tiera Skovbye (Riverdale) dans le prochain Summer of 84, un film de tueur en série original et caustique dirigé par Roadkill Superstar !

Au casting de ce film d’horreur, on retrouve également une brochette de jeunes acteurs prometteurs comme Judah Lewis (Demolition, Game of Silence), Cory Gruter-Andrew (The 100, Legends of Tomorrow), Caleb Emery (Chair de Poule) et Graham Verchere (aperçu dans One Upon a Time). «Nous avons rassemblé un puissant casting de vétérans expérimentés et de jeunes acteurs talentueux !», a déclaré Shawn Williamson, le président de Brightlight Pictures qui produit le film en partenariat avec Gunpowder & Sky.

Le film se déroule en 1984 et met en scène Davey Armstrong, un adolescent de quinze ans qui soupçonne son voisin d’être le tueur en série à la une de tous les journaux. Le souci, c’est que ce dernier est un policier : pas facile de prouver sa culpabilité ! Aidé de ses trois meilleurs amis, Davey décide alors de mener l’enquête. Un jeu de rôle qui les mettra rapidement en danger.

C’est le trio Québécois Roadkill Superstar (François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell) qui dirigera Summer of 84 d’après le scénario de Matt Leslie et de son partenaire, Stephen J. Smith. Le collectif Roadkill Superstar, surnommé RKSS, est connu pour ses projets hard et sanglants : Turbo Kid, Le Bagman – profession : meurtrier. Un Turbo Kid 2, suite directe de la fiction post-apocalyptique, est d’ailleurs en préparation.

Pour autant, la présence de ces jeunes lutant contre un tueur en série rappelle le sujet du film Ça, « Il » est revenu, tiré du roman de Stephen King, et devrait donner une énergie et une tonalité audacieuse à cette production. De même, la musique du duo électro Le Matos, déjà aux commandes sonores de Turbo Kid, promet une ambiance rétro et originale ! Le tout devrait être particulièrement intéressant. Le tournage de Summer of 84 a commencé ce mercredi 12 juillet à Vancouver pour une sortie prévue début 2018.

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