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Le nouveau projet terrifiant de Dan Gilroy et Jake Gyllenhaal sera diffusé sur Netflix

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De nouvelles informations ont filtré sur le prochain projet cinématographique de Dan Gilroy, après Night Call et L’Affaire Roman J (Inner City). Ce film ne sera pas accessible dans les salles obscures mais sur la plateforme Netflix.

Variety a fait le point ces dernières semaines sur le prochain film de Dan Gilroy. Le réalisateur de Night Call travaille sur un film d’horreur assez fascinant. Le scénario s’apparente à un roman de Bret Easton Ellis. Selon des informations de la rédaction de Première, les personnages principaux et l’intrigue du film offriraient une plongée  assez sombre et décadente dans le monde de l’art et du marché de l’art contemporain.

Des artistes renommés et des méga-collectionneurs payent le prix fort quand l’art et le commerce s’entrechoquent.

Ce long-métrage ne dispose pas encore de titre officiel. Le casting va regrouper les acteurs Jake Gyllenhaal, Rene Russo (l’épouse du réalisateur), Zawe Ashton, Natalia Dyer, Tom Sturridge, Daveed Diggs, Toni Collette, John Malkovich et Billy Magnussen.

Ce film est attendu sur la plateforme du géant américain de la SVOD, Netflix, avant la fin de l’année 2018. Ces retrouvailles terrifiantes entre Jake Gyllenhaal, Rene Russo et le réalisateur Dan Gilroy après Night Call sont donc de bon augure pour ce projet cinématographique. Ce film pourrait être un atout de taille dans le catalogue des fictions originales de Netflix après les déceptions Bright et Annihilation.

Krypton ou les jeunes années de papy El : la critique du pilote

Alors que The CW propose pas moins de cinq séries dérivées de l’univers DC Comics (l’« Arrow-verse » composé d’Arrow, The Flash, Legends of Tomorrow et SupergirlBlack Lightning), SyFy se lance dans la bataille en nous propulsant chez les ancêtres de Superman.

Derrière Krypton, des aficionados de l’univers cinématographique DC

Le co-créateur de KryptonDavid S. Goyer, est archi-connu des cinéphiles puisqu’il a officié sur la trilogie Batman de Christopher Nolan (Batman Begins, The Dark Knight et The Dark Knight Rises) mais aussi sur Man of Steel et Batman v Superman.

De quoi être, un peu, rassuré sur le matériel qui sera utilisé.

A priori, ces gens là ont une connaissance très approfondie de l’histoire de Kal-El/Superman.

Un concept qui a fait, négativement, ses preuves

On le sait depuis le lancement de Gotham, s’intéresser aux jeunes années d’un futur super héros est très casse-gueule. Quand le synopsis de Krypton est tombé, on s’est logiquement interrogés sur l’intérêt de dédier une série aux jeunes années de Seg-El, le grand-père de Kal-El. Pourquoi ne pas avoir choisi Jor-El, son paternel ? Car si le nom est bien connu des lecteurs de comics, il l’est aussi des non lecteurs assidus de ces derniers.

A la vue du pilote, ce choix n’est pas très clair et il se passe tellement de choses qu’on en oublierait presque que Seg-El (campé par Cameron Cuffe) est le grand-père du futur Superman, et non son père.

Car si la saison 1 de Krypton promet de suivre les aventures de Seg-El pour restaurer l’honneur de la maison El, elle commence par la disparition d’un autre papy, celui de Seg-El, Val-El (incarné par Ian McElhinney, aka Barristan Selmy dans la série Game of Thrones). D’entrée, le pilote nous fait donc faire la connaissance de cinq membres de la maison El répartis sur quatre générations. Indigeste.

Krypton/Gotham, mêmes faiblessses ?

Si les deux séries sont aux antipodes dans leur sujet, elles ont pourtant nombre de points communs.

A commencer par leur exploitation d’un super héros qu’on ne voit pas : Batman dans le cas de Gotham et Kal-El/Superman dans celui de Krypton. Les deux séries reprennent les codes que tout le monde connaît de leurs univers respectifs (Gotham/le meurtre des parents/la corruption ou encore James Gordon pour Gotham ; Krypton, Kandor, la maison des El, Brainiac pour Krypton).
Mais en agissant ainsi, Krypton se bride encore plus que Gotham. Car si on se doute que l’impossibilité de proposer sur petit écran la jeunesse de Kal-El a à voir avec son actualité cinématographique (à croire que les studios prennent l’humain moyen pour un idiot incapable de voir évoluer un super héros incarné par deux acteurs différents sur deux médias différents), cette dernière a quand même le gros avantage d’ouvrir un boulevard créatif aux scénaristes. Ce que l’on sait de Krypton, de son fonctionnement et de sa fin, on le connaît surtout à travers l’histoire de Kal-El, son dernier fils, que ce soit dans les comics ou dans les différents films/séries. Krypton a donc toute latitude pour inventer sa propre histoire en s’éloignant de ces dernières années.

Autre point commun : visuellement, les deux séries sont assez magnifiques.
La chaîne SyFy a du passer la plus grande partie du budget de Krypton dans les effets spéciaux. Ces derniers sont plus dignes d’un long métrage que d’une série. Les noirs sont profonds et les couleurs lumineuses … enfin pour les quelques couleurs que l’on voit, c’est surtout du noir et du marron dans ce pilote (peut-être pour faire ressortir le rouge de la cape de Superman, présentée comme une sorte de sablier de la réussite de Seg-El).

Une civilisation kryptonienne trop humaine

Krypton nous a toujours été présentée comme une civilisation extrêmement avancée par rapport à la nôtre. Mais dans Krypton comme dans Supergirl, on a vraiment l’impression de marcher sur Terre ! Certes les verres du bar de Kem ressemblent plus à des tubes à essai XXL que des chopes mais pour tout le reste, il y a un flagrant manque d’imagination ! Tous les kryptoniens ressemblent à des terriens, que ce soit dans leurs coutumes ou leur faciès. Espérons que dans les prochains épisodes, la civilisation kryptonienne dévoilera sa propre identité … quelque chose qui était très bien fait dans des série cultes comme Stargate SG-1 ou encore Farscape.

Krypton, ou le syndrome Titanic

Malheureusement, on sait très bien comment cela va tourner pour la planète native de Kal-El : elle va exploser. C’est comme tous les films/séries qui s’intéressent au paquebot Titanic ; on connait l’inéluctable fin : il va couler par une froide nuit d’avril 1912.

Il va donc falloir que les scenarii tiennent la route pour garder les téléspectateurs en haleine jusqu’à la fin du dixième épisode. Car pour l’instant il n’y a pas vraiment d’enjeu. Seg-El va forcément réussir et Kal-El verra le jour. On voit mal comment Goyer & co pourraient nous proposer autre chose.

Ceci dit, on ne s’attendait pas forcément à voir Adam Strange débarquer sur Krypton pour alerter Seg-El sur les dangers qui menacent sa planète, et par ricochet le futur de sa descendance. Curiosité piquée sur ce que l’archéologue terrien va pouvoir faire dans les épisodes à venir …

Trop d’info tue l’info

La présentation de cinq membres de la maison El en 42 minutes n’est pas la seule cause d’indigestion dans ce pilote.

Avec une première saison de dix épisodes, Krypton doit aller vite et accrocher le téléspectateur dès le pilote.

Or à trop vouloir en dire/montrer, on ne fait que survoler des éléments essentiels à la série : le système de castes, la technologie qui se veut avancée, les différents membres des maisons de Krypton, etc … le scénario de Goyer/Goldberg nous abreuve de trop d’informations pour que nous les intégrions.

Si on se doute que ces éléments clefs seront davantage détaillés dans les neuf épisodes à venir, on aurait quand même apprécié que le scénario nous donne un peu plus de répit.

Des acteurs au jeu inégal

On le sait, un pilote n’est jamais parfait. Les téléspectateurs comme les acteurs découvrent les personnages, il y a donc forcément de la place pour l’amélioration. Malheureusement, l’acteur le plus faible dans le lot est Cameron Cuffe, l’interprète de Seg-El. C’est dommage car, de par le concept de la série, il est de toutes les scènes ou presque, que ce soit du pilote ou des épisodes à venir. Et avec deux expressions faciales dans son répertoire, cela va être rude.

Face à lui, il faut reconnaître un Girl Power pas désagréable du tout, les trois actrices principales sortant du lot : Ann Ogbomo et Georgina Campbell, mère et fille de la maison Zod ; et Wallis Days alias Nyssa-Vex, la promise de Seg. Impossible cependant d’enrichir ce trio avec le nom de Paula Malcomson, tant son rôle de Charys-El était mal inspiré.

Le petit détail qui fait tâche ? L’absence d’alchimie entre Cameron Cuffe et Georgina Campbell, les Roméo et Juliette de Krypton … à tel point que la seule scène d’intimité entre eux porte à sourire tant elle est mal jouée et filmée.

Au final : on leur laisse le bénéfice du doute … pour l’instant …

A l’instar de Gotham, ce sont les méchants de Krypton qui happent l’attention du téléspectateur et qui le feront revenir.

Et je ne parle pas seulement des futurs ennemis kryptoniens de la maison El (issus des maisons Zod et Vex, de la mystérieuse voix de Raô ou encore l’organisation Black-Zero) mais surtout de celui qui s’annonce comme LE vilain de cette saison 1 : Brainiac (avec un vaisseau totalement badass magnifique visuellement), tout droit débarqué du futur.

Krypton n’est donc pas le naufrage total auquel on pouvait s’attendre.

Si les épisodes suivants arrivent à ralentir le rythme pour ne pas décourager le téléspectateur et que les acteurs améliorent leur jeu, alors Krypton a une chance de ne pas être annulée de façon prématurée.

Et puis ré-entendre l’inoubliable thème musical de John Williams mérite bien un détour par Krypton …

Synopsis : Le grand-père de Superman, Seg-El, apprend que Krypton est en danger de destruction, de sorte que son futur petit-fils ne naîtra jamais.

Krypton : Fiche Technique

Créateurs : David S. Goyer et Damian Kindler
Interprétation : Cameron CuffeGeorgina CampbellShaun Sipos
Directeur de la photographie : Simon Dennis et James Mather
Musique : Pinar Toprak
Production : Andjelija Vlaisavljevic
Sociétés de production : DC Entertainment, Phantom Four Films et Warner Horizon Television
Genre : action, drame, aventure
Format : 10 x 42 minutes
Chaîne d’origine : SyFy
Diffusion aux USA : 21 mars 2018

Episode 1×01 – « Pilot »

Réalisation : Ciaran Donnelly et Colm McCarthy
Scénario : David S. Goyer et Ian B. Goldberg

Etats-Unis, 2018

Auteur : Grae Leigh

Roseanne saison 10 : la critique des deux premiers épisodes

Annoncée en avril 2017, la nouvelle saison de la sitcom Roseanne a débuté le 27 mars 2018 sur l’antenne d’ABC. Retour réussi ? Réponse avec cette critique.

Roseanne, un monument de la télévision

Les années 80 et 90 ont livré certaines des meilleurs séries du petit écran … tous les genres étaient représentés (SF, sitcom, drame, policier) et beaucoup sont devenus cultes. Et c’est toujours avec une certaine appréhension que l’on accueille les annonces de retour, quelle que soit la forme (suite, reboot, remake), des séries qui ont bercé nos jeunes années.

Avec ses quelques 222 épisodes répartis en neuf saisons (diffusés entre le 18 octobre 1988 et le 20 mai 1997 sur l’antenne d’ABC), Roseanne fait partie des piliers de la petite lucarne et, par conséquent, ne fait pas exception à cette règle.
Et si Roseanne Barr parle depuis longtemps d’une suite, il aura fallu attendre 2017, soit vingt ans après la fin de la série originale, pour voir se concrétiser ce projet.

Un double retour

Initialement, une commande de huit épisodes avait été passée par la chaîne ABC en avril 2017.

Finalement le nombre total d’épisodes a été porté à neuf, avec un premier épisode ‘double’.

Ont ainsi été diffusés le 27 mars 2018 les épisodes « Twenty Years To Life » et « Dress To Impress » initialement numérotés 10×01 et 10×03 (un problème de continuité risque de se présenter avec la blessure de Roseanne dans l’épisode #2 mais nous en reparlerons dans la critique de la saison 10).

Entre fan service et renouveau

Avec pas moins de neuf personnages principaux (Roseanne, Dan, Darlene, Becky, DJ, Jackie, Harris, Mark et Mary) au générique de cette saison 10, il y a foule à l’écran !

Et comme il faut bien remettre tout ce petit monde en situation (il y a à présent trois générations à l’écran), chacun doit se manifester (comprenez : se présenter à la fois dans le passé de la série, le cas échéant, et dans son présent).

Ajoutez-y les absent(e)s qu’il faut également présenter pour avoir un portrait complet de la famille, et vous vous retrouvez avec une quinzaine de personnages. Cela fait beaucoup en 21 petites minutes …

Mais c’est le lot de ces suites (comme La Fête à la Maison 20 ans après ou encore The X-Files) qui doivent s’adresser aux fans de la série originale mais également conquérir les téléspectateurs actuels.

Deux épisodes inégaux

Ce qui donne un premier épisode (« Twenty Years To Life ») au rythme très inégal. Si on retrouve les punch lines qui ont fait le succès de la série dès ses débuts, on a vraiment l’impression que chacun(e) attendait de sortir ses lignes de dialogue.

Et puis il y a la politique qui s’invite, comme bien trop souvent dans les séries actuelles (Supergirl en est le pire exemple avec ses discours moralisateurs qui tournent en boucle). Roseanne Barr n’a jamais caché son soutien au locataire actuel de la Maison Blanche, ses tweets vont également dans ce sens et le sujet occupe donc une grande partie du premier épisode. C’est lourd et malheureusement remis sur la table à plusieurs reprises. Mais c’est la preuve que dans la famille Conner comme dans toutes les familles américaines, il peut y avoir divergence d’opinions. Et c’est ce sujet qui explique le froid entre les deux frangines. Un peu plus de créativité quant au sujet n’aurait pas été du luxe après tout ce que la famille a vécu au cours des neuf saisons précédentes.

Par contre, le second épisode (« Dress To Impress ») est bien meilleur et réalise un (quasi) sans faute. Loin des sourires esquissés dans l’épisode #1, celui-ci nous fait vraiment rire (je n’ai pas dit à gorge déployée).

Et pourtant, il n’est pas si facile que ça de par les sujets abordés.

Mention particulière à celles et celui qui sont au centre de cet épisode : Sara Gilbert (alias Darlene), Lecy Goranson (qui retrouve le rôle de Becky qu’elle tenait dans les saisons 1 à 5 puis 8) et Ames McNamara (alias Mark, le fils cadet de Darlene).

Les enfants Conner ont grandi et elles (Darlene et Becky sont ici davantage mises en avant que le cadet DJ) reprennent en quelque sorte le rôle de leurs parents mais en gardant leur propre caractère.

On apprécie.

Au final : on achète !

La saison 10 de Roseanne reste dès le départ fidèle à ce qui a fait son succès : des dialogues acerbes, des sujets de société (en deux épisodes, des sujets aussi variés que la politique, la gestation pour autrui ou encore l’identité sexuelle et le harcèlement scolaire ont déjà été abordés) traités avec justesse.

Roseanne, en tant que série et non comme personnage, représente une bouffée d’air frais dans un paysage télévisuel assez sombre et plutôt super-héroïque. On retrouve une famille que l’on n’a pas l’impression d’avoir quittée il y a déjà 20 ans.

Un retour réussi, bien que (logiquement) perfectible …

« Twenty Years To Life » : 2.5/5

« Dress To Impress » : 4.5/5

Synopsis : Une reprise de la sitcom populaire des années 90 Roseanne, centrée sur la vie quotidienne d’une famille ouvrière américaine.

Roseanne : Bande-annonce

https://www.youtube.com/watch?v=WLWq6L7hs3w

Roseanne : Fiche Technique

Créateur :  Roseanne Barr
Interprétation : Roseanne Barr, John Goodman, Sarah Gilbert, Lecy Goranson, Michael Fishman
Production : Sid Youngers
Sociétés de production : Mohawk Productions et Carsey-Werner Productions
Genre : comédie
Format : 2 x 21 minutes
Chaîne d’origine : ABC
Diffusion aux USA : 27 mars 2018

Episode 10×01 – « Twenty Years To Life »

Réalisation : John Pasquin
Scénario : Bruce Rasmussen
Synopsis : Roseanne et Dan s’habituent à vivre avec Darlene et ses enfants quand cette dernière perd son travail. Becky annonce qu’elle va devenir mère porteuse pour gagner de l’argent. Roseanne et Jackie sont en froid.

Episode 10×02 – « Dress To Impress »

Réalisation : John Pasquin
Scénario : Darlene Hunt
Synopsis : Le fils de Darlene, Mark, se fait prendre avec un couteau de poche après avoir été victime de harcèlement le premier jour dans sa nouvelle école. Pendant ce temps, Becky invite Andrea à rencontrer la famille et est nerveuse de l’amener à la maison.

États-Unis, 2018

Auteur : Grae Leigh

Duel au Soleil : l’amour à mort débarque en Blu-ray chez Carlotta

Le 21 mars 2018 est sorti en vidéo le nouveau coffret ultra collector de Carlotta. L’éditeur a cette fois-ci dédié sa prestigieuse collection au Duel au Soleil de King Vidor, western où l’amour croise la mort dans les resplendissantes images en technicolor d’un ouest en plein bouleversement.

Synopsis : Après l’exécution de son père, condamné à mort pour avoir tué sa femme indienne et son amant, la jeune Pearl Chavez part s’installer chez les McCanles, qui seraient de riches cousins éloignés vivant au Texas. Sa peau métissée lui vaut de connaitre l’hostilité de certains et sa beauté d’attiser les tensions familiales, notamment entre les deux frères, Jesse et Lewt. Car l’aîné, brillant diplômé en droit, est aussi pondéré et intègre que le cadet, jeune voyou sans foi ni loi, est impulsif et passionné. Entre ces deux frères rivaux, Pearl va devoir choisir…

L’amour à mort

Duel au Soleil dépeint l’histoire tragique de la jeune Pearl, interprétée par Jennifer Jones. La tragédie se présente dès le début du film avec l’infidélité de sa mère, suivie de son assassinat par son propre père alors condamné à mort par pendaison. Elle arrive ensuite à la ferme des McCanles, censés être de lointains cousins. Métisse, Pearl est moquée par le « sénateur », patriarche raciste et borné de la famille. La jeune femme trouve un modèle de vertu en la mère de la famille. Elle la trouve aussi chez l’un des deux fils, Jesse, formé au droit et ne cherchant qu’à être juste avec son prochain, à l’inverse de Lewt, « trop gâté, trop écouté » (dixit la mère, puis le père), être impulsif, capricieux et voyou. Un jour, alors qu’elle a besoin de la présence de Jesse absent pour le bien commun, elle cède aux avances brutales de Lewt. Peu après, Jesse quitte la ferme sur l’ordre de son père qui a d’ailleurs dit à ses hommes d’abattre à vue son propre fils s’il revenait. C’est alors que la santé de la mère se dégrade. Quant à Pearl, la jeune femme est bouleversée par la perte à la fois brutale et progressive de ces personnes chères qui la guidaient vers la vertu et lui permettaient d’atteindre des objectifs de vie loin du banditisme de Lewt : l’apprentissage/l’enseignement, l’ouverture au monde, l’intégration… Alors Pearl cherche le réconfort avec Lewt. Parfois passionnée, souvent brutale et triste, la relation instable du duo ne fera que renforcer sa part de violence et de mélancolie amoureuse.

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Gare à Lewt, le voyou de la famille McCanles interprété par Gregory Peck.

Pearl perdra son futur époux, un gentil fermier abattu par Lewt. Puis la mère de la famille décède. Jesse revient alors et décide, avec le soutien de sa jeune fiancée, de sortir Pearl de ce milieu où règnent brutalité, communautarisme et obscurantisme. Lewt refuse de voir partir sa « girl« , qu’il considère comme étant sienne. Il tire sur son frère qui survit. Pearl, dans un élan de furie, décide d’abattre elle-même Lewt afin d’en terminer avec cet amour tordu. La tragédie de Pearl semble alors intrinsèquement liée aux hommes : sa malheureuse histoire est propulsée par la perte d’un homme cher mais qui a pêché, son père ; puis, le vertueux Jesse qu’elle a tant admiré, aimé et désiré épouser a été condamné à l’exil sinon la mort par son propre père ; ensuite, le gentil et modeste mari qu’elle allait épouser a été exécuté ; enfin, sa tragédie avec le genre masculin se terminera par sa mort et celle d’un autre homme qu’elle a aimé, non pas tout à fait volontairement mais dans un déchaînement de tristesse et de colère revancharde qui l’a conduit dans un cercle vicieux – absence ou présence insuffisante (inaction ou non concentration sur elle) de la figure vertueuse, tristesse/colère, passion, candeur, lucidité, colère, et à nouveau l’amour. Et cela, malgré tout le mal que Lewt a pu faire à elle et au « monde ».

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Pearl (Jennifer Jones) est parée pour le fameux « duel au soleil ».

Le fameux Duel au Soleil a donc lieu. Les deux amants sont fortement blessés l’un par l’autre. Leur dernier souffle sera aussi celui de leur amour. Pearl se traînera jusqu’à Lewt qui désira, pour dernière volonté, mourir en ayant sa bien-aimée dans les bras. Du début de leur relation (pour lequel l’utilisation du terme « viol » serait loin d’être une erreur de qualification) à la fin, la violence et l’amour se sont rencontrés dans un tumulte de passion et d’érotisme exposant la complexité psychologique et narrative du western romantique et romanesque qu’est Duel au Soleil.

« An other technicolor epic » – Daniel Selznick, fils de DOS

Le bouillonnement des émotions de Duel au Soleil ne concerne pas que nos personnages. En effet, on sort béat du visionnage du film tant les couleurs et la construction formelle du récit tiennent du génie. Un génie cinématographique que l’on doit au réalisateur King Vidor, mais aussi à William Dieterle, Joseph von Sternberg et d’autres, appelés par Selznick pour poursuivre la réalisation du film après le départ de Vidor. À ce propos, on vous encouragera à lire l’article du blog L’Oeil sur l’Écran dans lequel vous trouverez les pourcentages des parts estimées de réalisation directe par chaque réalisateur. Cette cinégénie, on la doit aussi et surtout à son producteur mégalo David O. Selznick qui a su s’entourer et gérer toute la conception de ce film auquel il tenait tant. S’il lui a souvent été reproché d’être trop présent sur le plateau, cela au point de provoquer le départ de ses réalisateurs (King Vidor ici, Victor Fleming hier, John Huston demain), cette grande épopée « du » et « en » technicolor qu’est Duel au Soleil n’aurait pu exister sans son chef d’orchestre aussi déterminé que passionné, Daniel O. Selznick.

Il faut enfin féliciter Carlotta pour l’édition du film dans une une copie formidablement remastérisée. Du côté de l’image comme du son, rien est à redire. On notera juste une légère instabilité visuelle de temps à autre. La (re)découverte de Duel au Soleil dans de telles conditions constitue une expérience enivrante et stupéfiante. Les deux bonus vidéo permettront d’en apprendre un peu plus sur la relation amoureuse difficile entre Jennifer Jones et David O. Selznick ainsi que sur Gregory Peck et son rapport au film, cela à travers les regards respectifs de Daniel Selznick et des enfants de GP. L’ensemble est complété par l’ouvrage Le Temps des Folies : la fabrique de Duel au Soleil de Pierre Berthomieu.

Bande-annonce – Duel au Soleil

Une Edition Unique Blu-ray + DVD + Livre 200 pages

#9 DE LA COLLECTION COFFRET ULTRA COLLECTOR

– Le film disponible pour la 1ère fois en France dans sa version roadshow (nouvelle restauration HD)

– Suppléments :

¤ Jennifer Jones / David O. Selznick raconté par Daniel Selznick

¤ Gregory Peck, le rebelle de Selznick dans Duel au Soleil

¤ Bande-annonce originale

¤ Bande-annonce teaser d’époque

– Le livre 200 pages : Le Temps des Folies : la fabrique de Duel au Soleil, écrit par Pierre Berthomieu

– Un visuel exclusif créée par Greg Ruth, dessinateur et écrivain célébré aux États-Unis

Prix de vente conseillé : 50.16 e

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A NOTER : le film est également disponible en éditions single Blu-ray & DVDduel-au-soleil-visuel-du-blu-ray-carlotta

Prix de vente conseillé : 20.06 e

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES Blu-ray

Master Haute Définition – 1080/23.98p – Encodage AVC – Version originale / Version française DTS-HD Master Audio 1.0 – Sous-titres français – Format 1.33 respecté – Couleurs – Durée du film : 144 mn

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD

PAL – Encodage Mpeg-2 – Version originale / Version française Dolby Digital 1.0 – Sous-titres français – Format 1.33 respecté – Couleurs – Durée du film : 138 mn

Vent du Nord pose la question du travail ici et là-bas

C’est avec beaucoup d’intelligence et de justesse que Vent du Nord, le premier long métrage du cinéaste tunisien Walid Mattar, pose les questions liées au travail dans un monde sans frontières.

Une usine qui délocalise. Des ouvriers qui manifestent et prennent leur patron en otage. Des CRS qui chargent. Des fumigènes d’un côté contre des gaz lacrymogènes de l’autre. Et finalement des machines-outils qui partent dans des camions, laissant les locaux de l’usine désespérément vides. Le cinéaste tunisien Walid Mattar, dont Vent du Nord est le premier long métrage, joue habilement sur des images déjà vues et revues, synonymes de détresse sociale.

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Mais son film, justement, ne sombre pas dans la détresse. Comme Hervé, cet ouvrier du Nord qui a accepté un plan de départ volontaire contre une certaine somme d’argent (30 000 Euros pour 32 ans de carrière : comme il le dit, « ça fait pas cher l’année »). Hervé, il a une idée derrière la tête : avec cet argent, il achète un petit bateau et va concrétiser ce que l’on devine être un rêve déjà ancien : devenir pêcheur. Faire de sa passion pour la pêche une activité professionnelle.

Mais tout le monde n’a pas forcément un projet comme le sien. Et c’est avec beaucoup de justesse que Walid Mattar nous montre les ouvriers déchirés entre les fatalistes qui acceptent ce qui se passe et ceux qui veulent se battre pour préserver leur emploi, même si le combat est perdu d’avance. Et c’est toute la place du travail qui est posée ici, une question qui traversera tout le film. Le travail occupe une position paradoxale, à la fois indispensable et secondaire. Indispensable pour espérer vivre décemment, mais, lorsque l’on a un travail, il est de bon ton de s’en plaindre, de le dénigrer, comme ce patron de bistrot qui en a « plein les bottes ». Il faut avoir un travail pour ne pas s’en inquiéter. Et le film de nous interroger sur la place que nous accordons au travail, le nôtre bien, sûr, mais aussi celui des autres.

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Car nous allons suivre le conteneur qui emmène les machines de l’usine délocalisée vers la Tunisie, où elle trouve un nouvel emplacement. Il ne s’agit bien entendu pas ici d’opposer les travailleurs français aux travailleurs tunisiens. Au contraire, en quelques plans, Walid Mattar nous place aux côtés de Foued, l’ouvrier qui occupe le poste qu’avait Hervé. Très vite nous sympathisons avec lui, personnage un peu rêveur (car amoureux de la belle Karima), pas toujours motivé, mais qui a besoin du travail pour soigner sa mère malade.

Le spectateur comprend vite ce qui sera le ressort scénaristique principal de Vent du Nord : la trajectoire parallèle des deux ouvriers, de chaque côté de la Méditerranée. Hervé et Foued vont avoir un parcours identique. Ils vont avoir des espoirs en même temps. Ils vont avoir des doutes, et même des déceptions. Tout cela, par un habile jeu de construction, se déroulera en même temps.

La réalisation va aussi créer des effets miroirs entre les deux lieux où se déroulent le film : présence de la mer, la plage, le poisson, les bateaux, la pêche, autant de détails qui vont tisser des liens et densifier le parallèle entre les deux personnages.

Sous bien des aspects, Vent du Nord est un digne descendant des films de Ken Loach. Ne sombrant jamais dans le misérabilisme, le film n’hésite pas cependant à observer à la loupe les obstacles qui se mettent sur le chemin de ses personnages. Et, ce faisant, il en profite pour décrire avec justesse les conditions de travail dans un monde sans frontières.

Car l’image des frontières, des clôtures, est très importante dans le film. Les barrières qui clôturent l’usine, les portes que ferment les ouvriers pour empêcher leur patron de sortir, le fils d’Hervé qui va s’enfermer volontairement derrière les grilles militaires : d’un certain côté, ces différentes représentations de la fermeture profitent aux ouvriers, elles sont des protections, elles rassurent. Face à cela, il y a l’ouverture des frontières. Une ouverture qui permet les délocalisation, qui met en concurrence les ouvriers, qui sert d’excuse au patronat pour augmenter ses bénéfices. Mais une ouverture qui permet aussi de faire voyager les personnes, légalement ou illégalement.

Ainsi, petit à petit, le film va développer d’autres thèmes secondaires : le tourisme comme nouvelle forme de colonialisme ; le rôle du libéralisme dans l’immigration clandestine ; les obstacles administratifs qui s’opposent à l’initiative personnelle. Finalement, Walid Mattar nous décrit un système qui pousse à agir en marge de la légalité. « Tu te crèves pour rien, il n’y a rien de mieux que la débrouille », dira Chiheb à Foued. Là aussi, on se retrouve devant un thème typiquement loachien.

Pour son premier long métrage, Walid Mattar signe un beau film. Les personnages sont attachants, la construction en allers-retours des deux côtés de la Méditerranée est parfaitement maîtrisée et le scénario nous incite à réfléchir sur notre perception du travail, non pas en nous donnant des réponses toutes faites mais en nous mettant face à des questions. Un bon film politique qui sait éviter les grands débats stériles pour se concentrer sur l’essentiel : l’humain.

Synopsis : ouvrier dans une usine de chaussures dans le Nord, Hervé accepte de partir contre une somme versée par la direction, ce qui provoque la colère de ses collègues. Malgré l’opposition des syndicats, l’usine est délocalisée en Tunisie, où le jeune Foued reprend le poste de Hervé. Il espère ainsi pouvoir soigner sa mère et conquérir le cœur de la belle Karima.

Vent du Nord : bande-annonce

Vent du Nord : fiche technique

Réalisateur : Walid Mattar
Scénario : Leyla Bouzid, Claude Le Pape, Walid Mattar
Interprétation : Philippe Rebbot (Hervé), Mohamed Amine Hamzaoui (Foued), Corinne Masiero (Véronique), Abir Bennani (Karima)
Photographie : Martin Rit
Montage : Lilian Corbeille
Musique : Malek Saïed
Production : Saïd Hamich
Sociétés de production : Barney Production, Hélicotronc
Sociétés de distribution : KMBO
Genre : drame social
Durée : 91 minutes
Date de sortie : 28 mars 2018

France-Tunisie- 2018

Deux livres dédiés aux westerns et douze classiques à revoir en DVD

Les grandes plaines s’étendant à l’infini, la poussière ocre de Monument Valley, les chevauchées, les fusillades, les ranchs, les saloons, une armée mexicaine, des teepees, des anciens combattants de la Guerre de Sécession, des bandits attaquant des banques… L’univers du western a fertilisé l’imaginaire collectif depuis plus d’un siècle. GM éditions et Carlotta nous proposent deux coffrets dédié aux Cowboys et aux Indiens.

Parcourir l’histoire du western en deux beaux livres thématiques et une sélection de douze films, voilà le pari relevé par les éditions GM et Carlotta. Et le résultat est aussi beau que passionnant.

Au moment de la sortie du film Hostiles, il est temps de prendre un peu de recul sur un genre qui donna de nombreux chefs d’œuvre mais se retrouve mis à l’écart depuis quelques décennies. Les deux beaux livres nous proposent donc un tour d’horizon de l’histoire du western en prenant deux points de vue non pas opposés mais complémentaires : Les Cowboys et Les Indiens. L’écrivain et scénariste Louis-Stéphane Ulysse nous plonge donc dans cet univers qui a marqué fortement l’imaginaire collectif non seulement aux États-Unis, mais dans le monde entier : il suffit de voir l’influence du western dans les films de Kurosawa comme Yojimbo pour s’en rendre compte.

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La Horde sauvage, de Sam Peckinpah

Le livre consacré aux cowboys aborde son thème selon un ordre chronologique. Divisé en 9 chapitres, il nous présente d’abord le western à l’ère du muet avant d’avancer ainsi progressivement jusqu’à nos jours. Et surtout, il ne se cloisonne pas aux films américains : il aborde aussi les séries (Au Nom de la loi, Rawhide), puis l’internationalisation du genre avec « Ces cowboys venus d’ailleurs ». Il s’intéresse aussi bien aux westerns classiques (un chapitre entier est consacré à John Ford) qu’au renouveau du genre qui est arrivé avec des cinéastes comme Don Siegel, Sam Peckinpah ou, bien entendu, Clint Eastwood.

Ces chapitres sont entrecoupés par ce que Louis-Stéphane Ulysse appelle « des gros plans », c’est-à-dire des portraits de personnages marquants dans l’univers du western : l’incontournable John Wayne, Steve McQueen, Charles Bronson, Sergio Leone…

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Jeremiah Johnson, de Sydney Pollack

Le livre consacré aux Indiens adopte plutôt un classement thématique. Cela permet d’abord de balayer une idée reçue : l’Indien n’a pas toujours été considéré comme le méchant sauvage barbare et cruel. Au contraire, les premiers films nous montrent des Indiens nobles et dignes, bien supérieurs à des Blancs qui ne sont intéressés que par l’appât du gain (que ce soit en or ou en peaux de bisons). C’est en arrivant au parlant que l’Indien devient barbare et que le héros se fait tueur de Peaux-Rouges. Cependant, dès l’époque classique des années 50, reviennent les westerns pro-Indiens comme La Flèche Brisée. Le dernier western réalisé par John Ford lui-même (Les Cheyennes) sera un plaidoyer favorables aux Indiens dans leur lutte contre l’enfermement dans des réserves loin de leurs terres natales.

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Josey Wales hors-la-loi, de Clint Eastwood

C’est avec la génération des cinéastes arrivés dans les années 60 et 70 que le changement de point de vue sera le plus radical. L’exemple marquant sera, bien entendu, Little Big Man, d’Arthur Penn. Le cowboy prend alors ses allures de tueur sanguinaire et l’Indien devient la victime d’un massacre de masse. L’homme blanc est faible et compense cette faiblesse par de la violence excessive. L’image du Vietnam n’est pas loin.

Ce second livre est entrecoupé de paragraphes intitulés « Inserts » qui sont soit des portrait d’Indiens ayant marqué l’imaginaire (dont Pocahontas) soit des résumés d’épisodes importants (La Longue Marche).

Les deux livres sont agrémentés de 130 photos chacun.

Lorsque l’on se propose de dresser une histoire du western et que l’on décide, à ce titre, de sélectionner douze films, le choix est forcément subjectif et donc chacun trouvera à y redire, ayant préféré tel long métrage à tel autre. Mais il faut quand même se rendre à l’évidence : les choix qui ont été faits sont logiques.

Dans le coffret consacré aux Cowboys, nous pouvons ainsi plusieurs facettes du personnage, depuis le héros qui sacrifie sa vie pour le bien de la nation (Alamo) jusqu’aux criminels ultra-violents (La Horde Sauvage) en passant par le mystérieux inconnu venu de nulle part qui peuple les westerns spaghettis (Il était une fois dans l’ouest). Côté acteurs, on retrouvera les incontournables comédiens des cinquante dernières années : John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, Ernest Borgnine, William Holden, Richard Widmark, Charles Bronson face à Henry Fonda, et même, pour le film le plus récent, Jeff bridges et Matt Damon dans True Grit, des frères Coen.

Il est intéressant de noter que le film Alamo, de John Wayne (et John Ford, même si celui-ci n’est pas crédité), est présenté ici dans sa trop rare version intégrale de 3h20 (et non la version que l’on a l’habitude de voir en France, et qui faisait 2h40), une version plus belle et émouvante encore.

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Tom Horn, sa véritable histoire, de William Wiard

A l’inverse, on pourrait regretter que la version de Danse avec les loups présente dans le coffret consacré aux Indiens soit la version courte de 3 heures, et non la sublime version intégrale qui fait 45 minutes de plus. Ceci dit, les six films présentés dans ce coffret sont de très haute tenue également et nous y trouvons, aux côtés de Kevin Costner, des réalisateurs incontournables comme John Ford, Arthur Penn ou Sydney Pollack et des acteurs comme James Stewart, Dustin Hoffman ou Robert Redford.

Chaque film fait l’objet d’une présente de deux à trois pages dans le livre.

L’ensemble constitue deux très beaux coffrets et offre un aperçu passionnant sur un genre culte, tout en se permettant de découvrir ou redécouvrir des classiques absolus du western.

UNE HISTOIRE DU WESTERN EN DEUX VOLUMES & 12 FILMS INCONTOURNABLES

LE WESTERN, LE VRAI. WANTED !

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Contenu du coffret Les Cowboys :
Livre de 192 pages, incluant plus de 130 photos
6 DVD :
Alamo, de John Wayne (1960, 203 minutes)
Il était une fois dans l’Ouest, de Sergio Leone (1968, 168 minutes)
La Horde sauvage, de Sam Peckinpah (1969, 145 minutes)
Josey Wales hors-la-loi, de Clint Eastwood (1976, 135 minutes)
Tom Horn, sa véritable histoire, de William Wiard (1980, 98 minutes)
True Grit, de Joel et Ethan Coen (2010, 110 minutes)

Contenu du coffret Les Indiens :
Livre de 192 pages, incluant plus de 130 photos
6 DVD :
La Flèche brisée, de Delmer Daves (1950, 93 minutes)
La Prisonnière du désert, de John Ford (1956, 120 minutes)
Soldat Bleu, de Ralph Nelson (1970, 112 minutes)
Little Big Man, d’Arthur Penn (1970, 149 minutes)
Jeremiah Johnson, de Sydney Pollack (1972, 108 minutes)
Danse avec les loups, de Kevin Costner (1990, 181 minutes)

Date de parution : 15 mars 2018 Editeurs : GM Editions en association avec CarlottaAuteur : Louis-Stéphane Ulysse – Deux livres de 192 pages – L 23,5 x H 28,5 cm

Une Histoire du Western – Les Indiens : teaser

Une Histoire du Western – Les Cowboys : teaser

Pour vous procurer ces coffrets DVD – Carlotta/GM Editions

Une Histoire du Western – les Cowboys (Editeur Carlotta) – GM Editions

Une histoire du Western – Volume 1/ Les Cowboys
Une histoire du Western – Volume 2 / Les indiens

 

 

 

 

 

Marie Madeleine, de Garth Davis : une expérience contemplative aux confins de la fascination

S’il n’y a rien d’original à adapter l’épisode biblique de la Passion du Christ, dont les versions toujours polémiques pullulent au cinéma, le défi pour chaque nouveau réalisateur qui s’y frotte réside dans le traitement qu’il fera de cette histoire déjà connue de tous. Marie Madeleine, au carrefour d’influences cinématographiques marquées, parvient en ce sens à tracer sa propre voie.

Synopsis : Marie Madeleine est un portrait authentique et humaniste de l’un des personnages religieux les plus énigmatiques et incompris de l’histoire. Ce biopic biblique raconte l’histoire de Marie, une jeune femme en quête d’un nouveau chemin de vie. Soumise aux mœurs de l’époque, Marie défie les traditions de sa famille pour rejoindre un nouveau mouvement social mené par le charismatique Jésus de Nazareth. Elle trouve rapidement sa place au cœur d’un voyage qui va les conduire à Jérusalem.

Après avoir réalisé Lion l’an dernier, son premier film, Garth Davis change totalement de registre et part à l’assaut d’un biopic bien plus dangereux. En effet, il est périlleux de parler d’événements bibliques en tant qu’ils mêlent toujours mythe et réalité historique. Dès lors, les questions de la fidélité religieuse et de l’interprétation de l’épisode mis en scène passent avant toute performance cinématographique, pouvant jusqu’à condamner un film à elles seules. Malgré les dangers d’une telle entreprise, Garth Davis décide d’inscrire son récit dans une réflexion à deux niveaux : explicitement religieuse et intemporelle, implicitement féministe et moderne.

La première question que l’on se pose, avant même d’entrer en profondeur dans le film, concerne le choix de Marie comme prisme pour raconter l’histoire de Jésus : cela apporte-t-il quelque chose ? Déjà, il faut savoir que Marie Madeleine est un personnage historique polémique et problématique : longtemps assimilée à une pécheresse, voire à une prostituée possédée par des démons, elle fut finalement réhabilitée avec le temps. Elle incarne une figure de femme émancipée, libérée des codes sociaux et religieux de son époque, qui refuse que sa vie soit dictée par les hommes, responsable de sa propre volonté et de ses choix. Le film propose donc une réflexion qui dépasse le simple récit biblique en s’inscrivant dans des questionnements sociaux actuels qui en aucun cas ne contredisent la réalité historique ni ne sombrent dans le piège de l’anachronisme. Un équilibre délicat mais réussi qui devient une force évidente du métrage.

Marie Madeleine est une longue errance métaphysique et contemplative, narrée par une voix off qui chuchote ses questionnements à l’oreille d’un spectateur directement impliqué. En cela, le film est éminemment « malickien » dans sa forme ; un choix qui divisera d’emblée, à n’en pas douter. Autre influence visible, le questionnement sur Dieu qui se rapproche de celui développé par Scorsese dans Silence (2017) : les personnages s’interrogent sur comment connaître Dieu, comment sentir sa présence et comment entendre sa Parole. Ils sont hantés par la peur d’une foi qui ne serait qu’apparence et illusion, cachée derrière des rites, cérémonies, sacrifices et prières qui détournent de la pure et simple contemplation de Dieu. Dans ce monde où les pièces d’or achètent le pardon, dans ce monde où tout ce décorum superfétatoire est de plus en plus bruyant, Marie Madeleine prône le retour au silence et à l’écoute de Dieu, incarnant une forme de pureté spirituelle et de dépouillement en adéquation avec la parole du Christ.

Pour mettre en scène ces réflexions, Garth Davis propose une réalisation intelligente et la plupart du temps symbolique. Les gros plans sur les visages sont omniprésents, souvent filmés par une caméra-épaule tremblante, avec une mise au point telle que les arrières-plans deviennent flous et indiscernables : on illustre ainsi la perte de repères des personnages, l’informité et l’opacité de leur esprit en plein doute, en plein vertige métaphysique. D’ailleurs, les personnages déambulent continuellement dans de grandes plaines désertiques, nature vide et immobile qui représente le désert spirituel qu’ils traversent en eux-mêmes, à la recherche d’un signe ou d’un guide. Cette recherche d’une lueur divine au milieu de ces terres désolées est accentuée par le travail important sur la lumière, dont les sources sont toujours très faibles et vacillantes (d’une bougie à un timide rayon de soleil perçant, en passant par un feu de camp) comme pour souligner que la foi véritable est une flamme fragile à préserver, perdue au milieu d’une religion de la mise en scène et du spectacle, froide et inerte.
Marie Madeleine est un film organique, à la fois sain et malade. Se dégage d’un côté la pureté de Marie, sa blancheur, sa quiétude méditative ; et de l’autre la souffrance des vieillards, la saleté des misérables, la faim des enfants, les cris glaçants des femmes déchirant le silence. La mort, la violence et la désolation sont partout et accentuent le questionnement sur le Bien et le Mal, sur cette fin des temps annoncée qui semblent enfin approcher.

L’ambiance sonore est également réussie, avec un essoufflement constant des personnages, une respiration anarchique qui appuie les mouvements frénétiques d’une caméra qui parfois s’emballe. La musique lancinante accompagne l’errance, tout comme le bruit constant des vagues et du vent qui peut là encore symboliser une forme d’ébranlement spirituel. Grâce à cette réalisation perfectionniste, le film prend vie et devient la mise en abîme formelle de son propre contenu, de ses propres thématiques. En cela, le spectateur est plongé  au cœur d’une expérience extatique déroutante.

Mais ce qui d’un côté fascine peut de l’autre ennuyer. La lenteur et l’hermétisme volontairement exacerbés ont de quoi rebuter si l’on n’entre pas entièrement dans le récit. Là où Silence parvenait à maintenir un questionnement perpétuel chez le spectateur, Marie Madeleine se perd parfois dans ses divagations religieuses : on ne comprend pas toujours ce que veulent les personnages, ce qui les motivent à agir de telle ou telle façon. Si le film flirte souvent avec les frontières de l’ennui, il est sauvé par de nombreuses scènes marquantes et un casting convaincant : Joaquin Phoenix en Jésus de Nazareth est aussi impénétrable qu’hypnotique, et Rooney Mara semble décidément faite pour ce genre de films (cf Song to Song, A Ghost Story) où son regard et sa prestance suffisent à nous ensorceler. Les scènes finales prouvent combien les performances d’acteur sont remarquables, l’entièreté des sentiments ineffables trouvant son mode d’expression dans leurs seuls yeux, à la fois point d’orgue, de rencontre et de séparation.

Marie Madeleine est une expérience difficile à évaluer, capable d’ennuyer comme de fasciner sans que l’on sache jamais vraiment de quel côté on se trouve. Ce qui est sûr, c’est que ces deux heures poussent à la réflexion, à l’implication totale du spectateur, et en cela c’est une proposition de cinéma réussie. Visuellement époustouflant, porté par des acteurs impériaux, Marie Madeleine divisera assurément, de par l’austérité radicale de sa forme et l’opacité de son propos, et ce malgré des échos aux enjeux sociaux d’aujourd’hui dont on ne peut que saluer le traitement. Autrement dit, un film qui sera admiré comme détesté pour des raisons valables d’un côté comme de l’autre : à vous de vous abandonner ou non à ce long pèlerinage contemplatif qui, finalement, se vit plus qu’il ne s’explique.

Bande-annonce : Marie Madeleine

https://youtu.be/eadeEXie810

Fiche technique : Marie Madeleine

Titre original : Mary Magdalene
Réalisation : Garth Davis
Scénario : Helen Edmundson, Philippa Goslett
Interprétation : Rooney Mara, Joaquin Phoenix, Tahar Rahim, Chiwetel Ejiofor
Durée : 120 minutes
Genre : Biopic, historique
Date de sortie : 28 mars 2018

États-Unis – 2018

Concours : Gagnez des places de cinéma du film Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot de Gus Van Sant avec Joaquin Phoenix

Concours : À l’occasion de la sortie en salle le 4 avril de Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot réalisé par Gus Van Sant avec Joaquin Phoenix, Jonah Hill, Rooney Mara et Jack Black, gagnez 5×1 places pour aller voir le film au cinéma.

SYNOPSIS, INFOS, BANDE-ANNONCE

Même après avoir failli mourir dans un accident de la route lors d’une nuit de beuverie avec son ami Dexter (Jack Black), John Callahan (Joaquin Phoenix) n’a pas la moindre intention d’arrêter de boire. Il finit pourtant par suivre une cure de désintoxication, soutenu par sa compagne (Rooney Mara) et un mentor charismatique (Jonah Hill), et se découvre alors un don inattendu… Il crée des dessins à l’humour noir, satirique et insolent, qui lui vaudront un succès international dès leur publication dans la presse. En dessinant, Callahan découvre une nouvelle manière de voir la vie…

https://twitter.com/cineseriesmag/status/977893624636760065

Réalisateur : Gus Van Sant
Scénario : Gus Van Sant, d’après l’autobiographie Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot de John Callahan
Interprètes : Joaquin Phoenix, Jack Black, Jonah Hill, Rooney Mara, Tony Greenhand, Beth Ditto, Mark Webber, Ronnie Adrian, Kim Gordon, Udo Kier, Carrie Brownstein…
Photographie : Christopher Blauvelt
Montage : Gus van Sant
Bande originale : Danny Elfman
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Genres : Biopic, Drame
Date de sortie : 4 avril 2018 (1h 53min)
Festival : Berlinale 2018
Festival de Sundance

Réagissez avec #DontWorry
Plus d’infos sur la page officielle du film : https://www.facebook.com/dontworry.film/  et pour Twitter @Metropolitan_Fr

Modalités du jeu concours

Pour participer à notre concours, réservé à la France Métropolitaine, il vous suffit de compléter le formulaire avant le 8 Avril 2018. Pour augmenter vos chances, abonnez-vous à notre page Facebook ou notre compte Twitter. Renseignez vos réponses, vos coordonnées et cliquez à chaque étape sur les boutons « Suivant », puis « Envoyer » situés en bas du formulaire. Attention, aucune réponse mise en commentaire ne sera validée. En cas de problème, contactez-nous en utilisant le formulaire de contact.


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Concours Coby : Gagnez des places de cinéma du film documentaire

Concours Coby : Gagnez des places du long métrage du réalisateur Christian Sonderreger  projeté au Festival de Cannes, le 21 mai, dans la sélection ACID, un magnifique documentaire qui offre un autre regard sur la transformation de Suzanne en Jacob.

SYNOPSIS, INFOS, BANDE-ANNONCE

Dans un village au cœur du Middle-West américain, Suzanna 23 ans change de sexe. Elle devient un garçon : Coby. Cette transformation bouleverse la vie de tous ceux qui l’aiment. En définitive, la chrysalide de Coby devient celle de toute une famille, acculée à s’adapter. Une métamorphose dont l’enjeu dépasse le seul physique s’opère alors sous le regard lumineux et inattendu du réalisateur. « Changer a des conséquences. Ne pas le faire, en a aussi. »

Entretien « Une transition naturelle de quelqu’un qui avait besoin d’être présenté en tant qu’homme et pas en tant que femme »

coby-film-2018-Christian-Sonderreger-afficheRéalisation et Scénario : Christian Sonderegger
Image : Georgi Lazarevski
Son : Christian Sonderegger
Montage : Camille Toubkis
Montage son : Olivier Laurent
Etalonnage : Aïdan Obrist
Mixage : lorent Lavallé
Produit par Moïra Chappedelaine Vautier (Ciaofilm)
Distribution : Epicentre Films
Genre : Documentaire
Date de sortie : 28 mars 2018
Durée : 1h17mn
Festival : Festival de Cannes 2017

BIO-FILMOGRAPHIE DE CHRISTIAN SONDEREGGER

Christian Sonderegger est diplômé de l’École Nationale Supérieure Louis Lumière. Il exerce à la sortie de l’école le métier d’opérateur et travaille également comme scénariste sur des longs-métrages de fiction. Dans les années 90, il travaille en tant que scénariste pour la société Lazennec Films. En 1998, il fonde la production Ciaofilm et réalise plusieurs courts-métrages primés dans des festivals internationaux. Il poursuit une activité d’assistant réalisateur sur des longs-métrages, réalise des films publicitaires et participe à des documentaires en tant qu’ingénieur du son. Fort de ses expériences, il développe aujourd’hui des documentaires de création et des films de fiction.

Coby (77 min – HD – 2017)
MILLEFEUILLE avec Martine Sarcey et Gilles Segal
(14 min – HD – 2009)
INDÉCENCE avec Chloé Réjon et Marc Robert (20 min – Super 16 mm – 2001)
LA PEUR DU VIDE avec Sami Bouajila et Sacha Bourdo (8 min – 35 mm – 1999)

MODALITÉS DU JEU CONCOURS

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Cinélatino 2018 : Le palmarès de cette 30ème édition

Samedi 24 mars 2018, le festival Cinélatino a dressé le bilan de cette 30ème édition avec une cérémonie de clôture où était présenté le film Benzinho de Gustavo Pizzià. Si l’Argentine repart avec le plus de prix dans la catégorie fiction, il semblerait que le court métrage colombien Palenque est aussi marqué les esprits.

Voici le palmarès des 30èmes Rencontres de Toulouse :

Compétition Fiction :

– Grand Prix Coup de Coeur : ZAMA de Lucrecia MARTEL

– Prix du public La Dépêche du Midi, décerné par le public : ex-aequo CANDELARIA de Jhonny HENDRIX HINESTROZA  et SERGIO & SERGUÉI de Ernesto DARANAS SERRANO

– Prix FIPRESCI, remis par la Fédérations internationale de la Presse cinématographique : TEMPORADA DE CAZA de Natalia GARAGIOLA

– Prix Découverte de la critique française, (Syndicat Français de la Critique de Cinéma) : AZOUGUE NAZARÉ de Tiago MELO

– Prix CCAS, remis par les bénéficiaires de la CMCAS de Toulouse : CABROS DE MIERDA de Gonzalo JUSTINIANO

– Prix Rail d’Oc, remis par les cheminots : SINFONÍA PARA ANA de Virna MOLINA et Ernesto ARDITO

Compétition Documentaire :

– Prix documentaire Rencontres de Toulouse : A MORIR A LOS DESIERTOS de Marta FERRER CARNÉ

– Prix du public La Dépêche du midiCOCAINE PRISON de Violeta AYALA

– Prix Signis* : PRIMAS de Laura BARI

– Prix lycéen du documentaire : PRIMAS de Laura BARI

Compétition Court-Métrage

– Prix ‘’Courtoujours’’, remis par les étudiants en partenariat avec le CROUS Occitanie : HOMBRE de Juan Pablo ARIAS MUÑOZ

– Prix Signis* : PALENQUE de Sebastián PINZÓN SILVA

– Prix Révélation : LO QUE NO SE DICE BAJO EL SOL de Eduardo ESQUIVEL

– Prix du public : PALENQUE de Sebastián PINZÓN SILVA

– Prix CCAS : APENAS O QUE VOCÊ PRECISA SABER SOBRE MIM de Maria Augusta V. NUNES

*remis par des professionnels du cinéma membres de l’Association Catholique mondiale pour la communication

Du côté de la plateforme professionnelle qui regroupe Cinéma en développement dont la fonction est de favoriser les liens entre les professionnels en quête de découverte et les réalisateurs et producteurs souhaitant étendre leur réseau et Cinéma en Construction qui aide les films à la recherche de partenaires européens.

– Prix Cinéma en Construction Toulouse : LOS SILENCIOS de Beatriz Seigner

– Prix Spécial CIné+ en construction : LUCIÉRNAGAS de Bani Koshnoudi

– Prix des distributeurs et exploitants européens : LOS SILENCIOS de Beatriz Seigner

– Prix BRLAB Cinéma en développement : LOS REYES DEL MUNDO de Laura Mora

– Prix french kiss studio : LA CAZADORA de Suzanne Andrews Correa

The Predator : L’ouverture de la chasse en 3D repoussée suite au nouveau planning de tournage

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De nouvelles informations en provenance des États-Unis ont été dévoilées ces dernières semaines sur le blockbuster de science-fiction The Predator de Shane Black (The Nice Guys, Iron Man 3, Kiss Kiss Bang Bang). Le film est attendu de pied ferme par les fans de films d’action des années 1980 et 1990.

Selon des informations de Bloody-Disgusting, les équipes du film The Predator ont retourné un certain nombre de séquences supplémentaires dernièrement dans la ville de Vancouver. Trois semaines de tournage supplémentaires ont été évoquées pour le courant du mois de mars. Le teaser et les premières images du film devraient également être dévoilés très bientôt.

Les studios de la 20th Century Fox ont décalé la sortie du blockbuster à la rentrée prochaine. Le film était initialement prévu pour le mois d’août. L’ouverture de la chasse pour les aliens aux dreadlocks est donc officiellement prévue pour le 14 septembre 2018 dans les multiplexes américains. Selon des informations d’Allocine, The Predator est attendu en France le 17 octobre prochain. Le film bénéficiera d’ailleurs d’un portage grand spectacle au format 3D, d’après la rédaction de Bloody Disgusting ! Le long-métrage sera converti au format 3D en post-production, dans l’optique de sa sortie en salles aux USA.

Les studios se sont donc accordés un délai supplémentaire afin de ne pas bâcler cette grosse production. Les fans de la franchise peuvent donc espérer découvrir une œuvre à la hauteur des premiers opus. Le réalisateur Shane Black ne risque pas d’oublier les fans de la première heure ! Il avait en effet incarné le soldat Hawkins dans le tout premier volet signé John McTiernan aux côtés d’Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers, Kevin Peter Hall, Bill Duke, Jesse Ventura, Sonny Landham ou bien encore Richard Chaves.

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Le scénario a été co-écrit par Shane Black avec Fred Dekker (Robocop 3, Les Contes de la crypte, The Monster Squad). Dans ce nouveau film, un groupe de citoyens se retrouve pris pour cible par une espèce extraterrestre. A la manière du nanard Aliens vs Predator – Requiem, à découvrir dans sa version unrated, cette chasse à ciel ouvert menée par un nouvel escadron d’abominables Predators se déroulera dans un environnement urbain, dans la banlieue d’une ville américaine. Le film pourrait dévoiler les raisons exactes pour lesquelles les Predators débarquent sur terre, à la manière des aliens de Bad Taste de Peter Jackson. L’argument de la chasse, des trophées et de la nourriture pourrait bien cacher d’autres secrets ! Le comédien le plus jeune du film, Jacob Tremblay (Wonder, Room) pourrait également percer les mystères de la langue et du dialecte des Predators, de quoi permettre enfin à l’humanité d’avoir un avantage comme lors de la Seconde Guerre Mondiale en décryptant la machine Enigma des nazis et des sous-marins allemands, grâce à Allan Turing (Imitation Game).

Le casting réunit les comédiens Sterling K. Brown, le jeune Jacob Tremblay, Olivia Munn, Boyd Holbrook, Trevante Rhodes, Thomas Jane, Keegan-Michael Key, Augusto Aguilera, Edward James Olmos, Alfie Allen ou bien encore Yvonne Strahovski. Jake Busey, incarnera d’ailleurs le rôle du fils du personnage incarné par son propre père (Gary Busey), vu dans Predator II. La rumeur sur la présence éventuelle de Benicio Del Toro au casting avait également été évoquée il y a de nombreux mois par des médias américains.

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Les fans de films d’action et de science-fiction vont donc devoir patienter de long mois avant de pouvoir découvrir The Predator dans les salles. Un carton au box-office pourrait relancer les chances de revoir un nouvel opus de la saga Alien et remettre la franchise Predator sur de bons rails.

Ready Player One : la leçon de vie (et de cinéma) de Steven Spielberg

Dans une industrie ayant cessé de rêver depuis belle lurette et qui se contente d’appliquer vainement de la nostalgie partout, Ready Player One avait tout du projet opportuniste. C’était sans compter sur Steven Spielberg, dont la lucidité et le recul auront vite fait de transformer ce divertissement en un tour de force technique doublé d’un cri du cœur (subversif) à son public : les rêveurs.

A la vue de Ready Player One, certains ne se priveront pas pour maugréer que Steven Spielberg a joué la carte de l’opportunisme, en transposant à l’écran ce que Stranger Things tente de faire sur Netflix ; a savoir un concentré hardcore de référence aux 80’s pour appâter le chaland et admettre en sous-texte la déchéance d’idée qui sévit sur le milieu. Ce que ces mêmes gens ignorent en affirmant une telle idée, c’est bien deux choses : la première, c’est que Spielberg n’a pas grandi avec les références évoquées dans le best-seller à l’origine du film. Pour certaines, il les a même créées. La deuxième, c’est qu’en bon conteur qu’il est, ses films ne sont pas que de simples divertissements bien troussés. Un constat d’autant plus vérifiable avec son récent Pentagon Papers (tourné pendant la longue post-production de Ready Player One), dont l’existence même agit en réponse aux fake news colportées par Donald Trump. Dès lors, difficile de voir en cette adaptation une quelconque volonté de surfer sur la vague, voire même un regard de fan de la part de Spielberg mais plutôt un regard SUR les fans avides des images qu’il a lui-même façonnées il y a de ça 30 ans avec l’avènement d’Amblin.

Le divertissement Amblin des années 2010’s

Ça n’est d’ailleurs pas un hasard si le film, dans une sobriété étonnante, s’ouvre avec le logo du studio phare de Spielberg. Car derrière, se cache encore l’envie pour le réalisateur de 71 ans de divertir, qui plus est au biais d’une recette ayant déjà fait ses preuves. Amblin, après tout, c’est la figure enfantine qui se rebelle, la camaraderie, l’optimisme, l’espoir, le tout enrobé dans un cocktail fluide et dynamique qui exalte le petit spectateur qui réside en chacun de nous. De quoi directement instaurer sur l’histoire, bien qu’écrite par un tiers – Ernie Cline – un parfum spielbergien. Quasi idiosyncrasique. Après tout, il y est question d’un jeune garçon obligé de mûrir (comprendre ici se rebeller) pour lutter face à une figure totalitaire – IOI – contre laquelle il va user de sa meilleure arme : l’imagination. Mieux encore, la culture populaire. Et dans un sens, ça rejoint toute l’ambition de Spielberg qui, dans un récit que d’aucuns s’accorderaient à dire balisé, cultive le sens de l’oxymore avec une rare acuité. Il mêle dystopie et utopie dans un même élan, étant persuadé que la première n’existe que pour être combattue par la seconde. Un constat d’autant plus vrai à la vue de son premier morceau d’action – une course poursuite motorisée – mettant à l’amende 95% de ce que produit Hollywood.

Ready Player One film course voiture

Scène virevoltante si elle en est car conjuguant dans une énergie vivifiante autant trop-plein de références, lisibilité que jouissance, elle est surtout l’occasion pour le natif de Cincinnati de montrer qu’il n’a non seulement pas perdu la main pour divertir la masse mais surtout qu’il a bien l’intention d’éblouir si ce n’est de révolutionner le médium cinéma. Cela se voit dans l’usage qu’il fait de l’OASIS, véritablement monde de tous les superlatifs, ou l’on peut devenir qui l’on veut et qui, à ce titre, embrasse toutes les embardées de son récit sans jamais tomber dans le travers de l’univers puant le fond vert. Mais aussi soigné puisse être la résolution de cet OASIS, il n’est après tout qu’un simulacre servant à alimenter le vrai propos de Ready Player One : le poids des rêves à l’ère du divertissement doudou.

Un cri du cœur subversif de Spielberg à son public

Car là où beaucoup aimeraient y voir un réalisateur trop content d’user des marques établies par ses pairs (King Kong, Last Action Hero, Akira), d’autres y verront un cinéaste soucieux de l’héritage qu’il laisse et plus encore du poids de celui-ci. On l’a dit, Spielberg n’a pas grandi avec les références largement usitées dans son film, au pire il les as crées. Et ce détail a une importance capitale ici en ce qu’il peut oser émettre un regard si ce n’est une critique sur ce courant. Loin de réfuter l’image qu’il a auprès du public (après tout il signe encore une fois un divertissement référentiel et populaire), il met surtout en garde contre ce qui fait la substance de l’OASIS. Il a beau ne pas la dénigrer en terme d’entité, puisqu’il met en scène des personnages de sexualité/nationalité différente du tout venant du blockbuster, mais il délivre un message pour le moins subversif à l’égard de ce qui fait le fonds de commerce de l’OASIS : les souvenirs. C’est d’autant plus vrai à la vue de la première scène d’action du film ou certains piliers de la pop-culture en viennent non pas à agrémenter un décor d’un New-York dystopique mais à inquiéter physiquement voire menacer les joueurs. Là se pose finalement le regard subversif de Spielberg : il est conscient de l’héritage qu’il laisse, d’où le qualificatif de film somme qui plane sur ce Ready Player One, mais il sait tout aussi bien que les souvenirs et les références sont dangereuses à l’heure où le monde n’a jamais été aussi mal. Difficile donc à la fin du visionnage de RPO de ne pas voir dans ce monde de 2045 un univers dystopique dangereusement plausible dans lequel Spielberg, non dénué de malice, invite, voire incite fortement son audience à dépasser ces références. A s’en créer de nouvelles, à regarder vers le futur en somme et non plus le passé. Et finalement à stimuler/développer ce qui est le propre de l’OASIS : les contacts humains. Après tout, comme tous les personnages ont l’air de le dire de manière implicite via leur actions : ceux qu’on aime sont plus importants que ce qu’on aime.

Outre de convoquer un plaisir d’une intensité/fluidité tel qu’il renvoie le reste d’Hollywood à sa propre médiocrité, Ready Player One se double d’une lucidité et d’une générosité qui l’installe non seulement comme l’un des blockbusters les plus euphorisants de ces dernières années mais comme l’un des plus réfléchis et personnels de son auteur. Chef d’œuvre !

Ready Player One : Bande-annonce 

Synopsis : 2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Ready Player One : Fiche technique

Réalisateur : Steven Spielberg
Scénario : Ernest Cline et Zak Penn, d’après Player One d’Ernest Cline
Casting : Tye Sheridan, Mark Rylance, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, Simon Pegg, T.J Miller, Lena Waithe, Hannah John-Kamen, Letitia Wright, McKenna Grace…
Direction artistique : Mark Scruton
Décors : Adam Stockhausen
Costumes : Kasia Walicka-Maimone
Photographie : Janusz Kaminski
Montage : Michael Kahn
Musique : Alan Silvestri
Production : Steven Spielberg, Donald De Line, Dan Farah et Kristie Macosko Krieger ; Adam Somner (associé)
Sociétés de production : Amblin Partners, Amblin Entertainment, De Line Pictures, Farah Films & Management, Reliance Entertainment, Village Roadshow Pictures et Warner Bros.
Société de distribution : Warner Bros.
Format : couleur
Genre : science-fiction
Durée : 140 minutes
Dates de sortie : 28 mars 2018

États-Unis – 2018