Cinélatino 2018 : Le palmarès de cette 30ème édition

Samedi 24 mars 2018, le festival Cinélatino a dressé le bilan de cette 30ème édition avec une cérémonie de clôture où était présenté le film Benzinho de Gustavo Pizzià. Si l’Argentine repart avec le plus de prix dans la catégorie fiction, il semblerait que le court métrage colombien Palenque est aussi marqué les esprits.

Voici le palmarès des 30èmes Rencontres de Toulouse :

Compétition Fiction :

– Grand Prix Coup de Coeur : ZAMA de Lucrecia MARTEL

– Prix du public La Dépêche du Midi, décerné par le public : ex-aequo CANDELARIA de Jhonny HENDRIX HINESTROZA  et SERGIO & SERGUÉI de Ernesto DARANAS SERRANO

– Prix FIPRESCI, remis par la Fédérations internationale de la Presse cinématographique : TEMPORADA DE CAZA de Natalia GARAGIOLA

– Prix Découverte de la critique française, (Syndicat Français de la Critique de Cinéma) : AZOUGUE NAZARÉ de Tiago MELO

– Prix CCAS, remis par les bénéficiaires de la CMCAS de Toulouse : CABROS DE MIERDA de Gonzalo JUSTINIANO

– Prix Rail d’Oc, remis par les cheminots : SINFONÍA PARA ANA de Virna MOLINA et Ernesto ARDITO

Compétition Documentaire :

– Prix documentaire Rencontres de Toulouse : A MORIR A LOS DESIERTOS de Marta FERRER CARNÉ

– Prix du public La Dépêche du midiCOCAINE PRISON de Violeta AYALA

– Prix Signis* : PRIMAS de Laura BARI

– Prix lycéen du documentaire : PRIMAS de Laura BARI

Compétition Court-Métrage

– Prix ‘’Courtoujours’’, remis par les étudiants en partenariat avec le CROUS Occitanie : HOMBRE de Juan Pablo ARIAS MUÑOZ

– Prix Signis* : PALENQUE de Sebastián PINZÓN SILVA

– Prix Révélation : LO QUE NO SE DICE BAJO EL SOL de Eduardo ESQUIVEL

– Prix du public : PALENQUE de Sebastián PINZÓN SILVA

– Prix CCAS : APENAS O QUE VOCÊ PRECISA SABER SOBRE MIM de Maria Augusta V. NUNES

*remis par des professionnels du cinéma membres de l’Association Catholique mondiale pour la communication

Du côté de la plateforme professionnelle qui regroupe Cinéma en développement dont la fonction est de favoriser les liens entre les professionnels en quête de découverte et les réalisateurs et producteurs souhaitant étendre leur réseau et Cinéma en Construction qui aide les films à la recherche de partenaires européens.

– Prix Cinéma en Construction Toulouse : LOS SILENCIOS de Beatriz Seigner

– Prix Spécial CIné+ en construction : LUCIÉRNAGAS de Bani Koshnoudi

– Prix des distributeurs et exploitants européens : LOS SILENCIOS de Beatriz Seigner

– Prix BRLAB Cinéma en développement : LOS REYES DEL MUNDO de Laura Mora

– Prix french kiss studio : LA CAZADORA de Suzanne Andrews Correa

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

Nous l’orchestre : au cœur d’un ensemble symphonique

Le documentariste Philippe Béziat nous propose une plongée au sein du célèbre Orchestre de Paris. Multipliant les approches et les gestes de mise en scène, il permet de lever un coin de ce grand mystère : comment des individualités parviennent à faire corps, au service de la musique. Captivant.

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Vivaldi et moi : tutti per la musica

Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

« Michael » piétine son icône en moonwalk

Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.
Gwennaëlle Masle
Gwennaëlle Maslehttps://www.lemagducine.fr/
Le septième art est un rêve et une passion depuis quelques années déjà. Amoureuse des mots et du cinéma, lier les deux fait partie de mes petits plaisirs. Je rêve souvent d'être derrière la caméra pour raconter des histoires et toucher les gens mais en attendant, je l'écris et je me plais à le faire. Je suis particulièrement sensible au cinéma français ou au cinéma contemplatif dans sa généralité, ce qui compte c'est de ressentir. Les émotions guident mes passions et le cinéma ne déroge pas à la règle, bien au contraire.

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.