Joaquin Phoenix et Gus Van Sant de retour dans un biopic poignant sur le handicap

La bande-annonce vost du nouveau film de Gus Van Sant, « T’inquiète pas, il n’ira pas loin à pied » en VO, Don’t Worry He Won’t Get Far On Foot, vient d’être dévoilée. Joaquin Phoenix incarne dans ce biopic le rôle de John Callahan, un handicapé moteur qui va être sauvé de l’alcoolisme par le dessin.

Les premières images du futur projet cinématographique de Gus Van Sant viennent d’être dévoilées. Le réalisateur d’Elephant et de Nos Souvenirs s’est attaqué à un biopic. Le nouveau film de Gus Van Sant, riche en émotions, sera un vibrant témoignage sur le handicap. Joaquin Phoenix incarne en effet le caricaturiste John Callahan. Sa vie bascule à l’âge de 21 ans. Il devient handicapé moteur à la suite d’un accident de voiture. Afin de ne pas sombrer totalement, il va trouver des ressources insoupçonnées à travers le dessin. Les œuvres de John Callahan, teintées d’humour  noir, ont été considérées comme politiquement incorrectes. Il a travaillé pendant 27 ans pour un journal à Portland, le Willamette Week. La réalisatrice Simone de Vries a réalisé en 2005 un documentaire sur John Callahan. Le dessinateur est décédé en juillet 2010.

Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot va être présenté hors compétition au festival de Berlin, après une projection à Sundance. Le casting regroupe les comédiens Joaquin Phoenix, Jonah Hill, Rooney Mara ou bien encore Jack Black. Le film devrait sortir en mai 2018 aux USA. Aucune date de sortie n’a pour le moment été évoquée en France.

Joaquin Phoenix avait déjà tourné sous la direction de Gus Van Sant dans Prête à tout (1995). Son frère, River Phoenix, avait également participé au tournage de My Own Private Idaho (1991) et sa sœur, Rain Phoenix, dans Even Cowgirls Get the Blues (1993).

Joaquin Phoenix, après avoir remporté le prix d’interprétation masculine lors du dernier Festival de Cannes pour You were never really here (A Beautiful Day), pourrait faire un retour remarqué sur la Croisette avec deux longs-métrages : le nouveau Gus Van Sant et le prochain film de Jacques Audiard, un western tourné en langue anglaise, Les Frères Sisters. L’acteur de I’m Still Here sera très bientôt à l’affiche de Marie Madeleine de Garth Davis.

Bande-annonce : « T’inquiète pas, il n’ira pas loin à pied », le nouveau Gus van Sant. Porté par Joaquin Phoenix, Jonah Hill, Rooney Mara et Jack Black – sortie française le 4 Avril.

Bande-annonce de Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot de Gus Vant Sant (VO) :

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

« Insidious : l’invasion du Lointain » ne réveillera pas notre intérêt pour la saga…

Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.

Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

Wake in Fright : les sirènes de la Yabba

"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

« Soudain », un chemin patient vers l’intime

L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.