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« Mon carnet de films et séries » : devenir cinéphile, une page après l’autre

Les éditions Larousse publient Mon carnet de films et séries, imaginé par le vidéaste Amaury Dumontet. Un outil pratique, que l’on imagine avant tout entre les mains de cinéphiles en herbe. C’est en tout cas de cette manière que l’on a choisi de vous le présenter. En « je » et avec un peu d’imagination.

Quand j’ai ouvert ce carnet pour la première fois, j’ai vu un territoire vierge. Des pages blanches, des rubriques bien pensées, des défis à relever. Et l’évidence qu’il faut apprivoiser les films en plus de les consommer et de les apprécier.

Je suis de cette génération qui a grandi avec les plateformes, les recommandations automatiques, le « Vous aimerez aussi ». Je regardais beaucoup, mais je retenais peu. Ce carnet m’a forcé à ralentir le rythme, à problématiser les images.

La première claque, ce sont peut-être les pages « Awards ». Attribuer un prix au meilleur huis clos, au meilleur couple de cinéma, à la meilleure scène d’ouverture… Cela paraît enfantin, presque naïf. Mais au moment d’écrire, je me suis surpris à hésiter. Est-ce que ma scène d’ouverture préférée est celle d’Inglourious Basterds de Quentin Tarantino ? Ou l’explosion de couleurs de La La Land de Damien Chazelle ? Pourquoi l’une plutôt que l’autre ? Pour la première fois, je devais argumenter – face à moi-même.

Même chose côté séries. Sacrer une « meilleure mini-série » ou une « meilleure fin », c’est repenser à toutes ces nuits blanches, à ces épisodes enchaînés sans voir l’heure passer. Le carnet transforme mes souvenirs flous en choix assumés. Il m’oblige à trancher.

Puis je suis tombé sur la page « 3 films de… ». Sofia Coppola, David Fincher, Akira Kurosawa, Stanley Kubrick, Agnès Varda. Là, j’ai compris que le carnet me mettait au défi. Je connaissais un film de Kubrick, vaguement deux de Fincher. Trois ? Il fallait creuser. Chercher. J’ai commencé à voir les obsessions, les motifs, les manières de cadrer le monde. Ce n’était plus une succession de titres, mais des univers cohérents mis en branle, ou plutôt en images.

Le défi « 48 h chrono » a achevé de me convertir. Regarder un film sorti avant ma naissance. Enchaîner un documentaire et une fiction. Découvrir deux pays en deux films. Ce week-end-là, j’ai voyagé davantage et plus loin qu’en plusieurs mois. Le carnet transformait mon salon en salle de programmation personnelle.

Le « Ticket d’or ». Choisir le film que je ferais découvrir à la personne que j’aime. Celui qui représente ma vie. Celui dans lequel j’aimerais vivre. Celui que je garderais pour toujours. J’ai mis du temps à écrire. Parce que ces réponses parlent de moi plus que de cinéma. Mon film-refuge n’est pas le plus prestigieux. Mon film-vie n’est pas forcément le plus acclamé. Le carnet m’a appris à assumer cela.

« La boîte de Pandore » m’a fait sourire. Ces films que j’ai honte d’aimer… J’en ai noté cinq. Et en les écrivant, j’ai réalisé que la honte était inutile. Le goût est un cheminement personnel, pas toujours rationnel d’ailleurs.

Il y a aussi ces pages espiègles : « 4 scènes spicy du cinéma ». Évaluer le niveau de « piment » d’une scène, c’est reconnaître que le cinéma est aussi affaire de trouble, de désir, d’émulation. Mieux, le « dîner cinéphile » est devenu mon fantasme préféré. Inviter six personnalités autour d’une table. J’ai imaginé une conversation improbable entre John Carpenter et Stanley Kubrick. J’ai rêvé d’entendre Akira Kurosawa parler du Japon, Almodovar de l’Espace, Bong Joon-ho de la Corée.

Et puis, il y a la fiche détaillée, presque scolaire, pratico-pratique, peut-être moins intéressante aussi : titre, réalisateur·rice, acteurs, genre, émotions, synopsis, avis, scène préférée, envie de revoir. Au début, j’avoue que cela me semblait excessif. Tout notifier. Aujourd’hui, c’est devenu un rituel. Écrire mon avis, c’est fixer l’instant. Noter mes émotions, c’est mesurer l’impact réel du film. Parfois, quelques mois plus tard, je relis et je souris : j’ai changé. Mon regard aussi.

Ce carnet ne m’a pas appris à aimer le cinéma. Il m’a appris à le pratiquer. À le questionner. À le mémoriser. À le relier à ma propre histoire. Je pensais être cinéphile parce que je voyais beaucoup de films. Je découvre que je le deviens parce que je prends le temps d’y penser. Page après page, je ne remplis pas seulement un carnet. Je construis ma cinéphilie.

Mon carnet de films et séries, Amaury Dumontet
Larousse, 14 janvier 2026, 160 pages

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3

« Le Cocon » : le silence de Judith Scott

Dans Le Cocon (éditions Glénat), Alexandre de Moté et Natacha Sicaud retracent une trajectoire artistique hors norme : celle de Judith Scott. Mais ils font davantage encore : ils sondent la violence asilaire d’une époque et la déflagration qu’a représentée, pour une famille américaine des années 1940, la naissance d’un enfant porteur de trisomie 21.

La gémellité de Judith Scott avec sa soeur Joyce aurait pu suggérer une promesse d’harmonie. Mais très vite, le diagnostic de handicap, ainsi qu’une surdité consécutive à une scarlatine, font naître l’angoisse. L’enfant devient un problème à résoudre, pis une anomalie à contenir dans une société qui n’a ni les mots ni les structures pour accueillir la différence.

Le Cocon montre avec justesse et douleur combien cette situation épuise les parents. La mère, accablée, finit au sanatorium pour reprendre des forces. Le père, quant à lui, encaisse de plein fouet la découverte des mauvais traitements infligés à sa fille dans l’institution où elle a été placée. Il ne meurt pas immédiatement, certes, mais ses troubles cardiaques apparaissent dans son sillage.

C’est bien d’impuissance qu’il s’agit ici. Lorsque Judith est internée, encore enfant, elle bascule dans un univers où l’on ne cherche pas à la comprendre, juste à la canaliser. Le roman graphique décrit en effet un système institutionnel fondé sur la gestion plus que sur l’attention. Judith n’est pas perçue comme une personne pleine et entière, mais comme une présence encombrante qu’il faut à tout prix neutraliser. L’objectif prioritaire consiste à éviter les vagues, à prévenir l’embarras et maintenir l’ordre asilaire, au détriment de l’expression de ses occupants.

La violence est à la fois physique et psychologique. On la fait taire, on l’isole lorsqu’elle tente d’exprimer son mal-être. Les échanges se réduisent à la brutalité la plus crasse : des remarques humiliantes, des injonctions impossibles, l’administration de médicaments abrutissants. Le geste le plus terrible mis en vignettes (l’extraction de toutes ses dents parce que Judith mord) concentre cette logique d’éradication du symptôme. Plutôt que de chercher l’origine, on supprime la conséquence. On corrige le corps pour discipliner l’âme.

Le Cocon oppose à cette déshumanisation progressive la force intacte du lien gémellaire. Joyce s’est toujours souciée de sa soeur, avec une fidélité obstinée. Lorsque, adulte, elle parvient à faire sortir Judith de l’institution asilaire, elle contribue à lui restituer sa dignité. Et c’est là que l’art surgit : en enveloppant des objets de fils et de tissus, Judith s’exprime, recompose un monde. Privée de langage verbal, privée longtemps de considération, elle invente un idiome tactile. Ses « cocons » disent à leur manière l’enfermement, oui, mais aussi la possibilité d’une métamorphose.

Ce que la société a tenté d’étouffer (une subjectivité, une expression) trouve dans l’art une issue. Judith Scott, que l’institution traitait comme une entité à contenir, s’est affirmée en tant qu’artiste. Son œuvre rayonne bien au-delà des murs qui l’avaient enfermée.

Le Cocon montre la dureté d’un temps, l’ignorance, la peur, la lâcheté parfois. Mais il prouve dans le même temps qu’aucune existence ne se résume à un diagnostic. En redonnant chair à Judith Scott, en exposant les mécanismes de sa mise à l’écart puis de sa reconnaissance, il narre une grande épopée humaine, une renaissance à travers l’amour (de Joyce) et l’art.

Le Cocon, Alexandre de Moté et Natacha Sicaud
Glénat, 25 février 2026, 128 pages

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3.5

« Plongée en Addicto » : au plus près de l’accoutumance

Avec Plongée en Addicto, Pauline Aubry s’immerge dans les couloirs de Marmottan et des centres d’addictologie pour comprendre ce que la dépendance fait aux corps et aux familles. L’album procède par l’écoute et le recueil d’informations. Entre pédagogie rigoureuse et récits à hauteur d’humains, il rappelle que derrière chaque produit, il y a une histoire – et qu’au cœur du soin, il y a d’abord une relation de confiance et de respect.

On pourrait redouter un ouvrage didactique saturé de schémas et de diagnostics. On découvre en réalité un livre incarné, traversé de visages, de voix et de doutes qui s’expriment plus ou moins franchement. Plongée en Addicto parvient à transmettre ce qui signifie l’addiction sans rien simplifier, ni sur le plan humain ni sur le plan médical. Pauline Aubry adopte le trait souple de celle qui apprend en même temps qu’elle raconte. Elle ne surplombe jamais son sujet, elle s’en empare avec pédagogie.

Un exemple ? Les mécanismes neurobiologiques – dopamine, circuit de la récompense, cortex préfrontal sont convoqués sans jargon inutile. Les classifications — stimulants, dépresseurs, hallucinogènes – trouvent leur place dans des planches limpides qui détaillent la brièveté du flash du crack, la dissociation de la kétamine, le piège du craving. On comprend ce qui se joue, concrètement, dans le corps et dans la tête. Mais jamais ces explications ne flottent hors-sol : elles sont toujours reliées à une trajectoire, à un vécu qu’il s’agit d’éventer sans le trahir.

Car l’autre grande réussite du livre est là : rendre à l’addiction sa chair humaine. Les anciens usagers racontent les années héroïne, les squats, les seringues cachées, l’exil imposé par des parents démunis. La drogue devient presque un personnage, une amante jalouse, une présence qui prend toute la place. Le manque physique passe ; le manque psychologique, lui, s’installe comme une obsession. À travers ces récits, on mesure combien l’addiction n’est pas une simple affaire de volonté défaillante mais un système de survie, une solution trouvée, provisoirement, à une douleur plus vaste.

Plongée en Addicto insiste aussi sur la violence symbolique et sociale qui entoure les personnes dépendantes. Le poids du regard, la honte, l’amalgame entre toxicomanie et folie. Le détour par l’histoire (la psychiatrie asilaire, les camisoles, les cages) éclaire la nécessité d’un autre modèle. Lorsque Claude Olievenstein imagine Marmottan comme un « hôpital anti-psychiatrique » ouvert et sans jugement, il pose un geste politique autant que thérapeutique. Le soin ne peut advenir que dans un espace où la parole est possible.

L’accueil, la stabilité, la continuité des visages, le « matching » entre patient et thérapeute, la présence dans les moments de crise : tout le processus est passé en revue, avec force détails. Chaque membre de l’équipe de soins participe à cette enveloppe groupale qui permet de désamorcer la crise addictive. Cette attention au lien traverse tout l’album. Elle irrigue les scènes les plus simples, transparaît dans la traduction des besoins des patients.

Graphiquement, Pauline Aubry adopte un style clair, accessible, presque doux. Les couleurs franches et les personnages aux traits légèrement caricaturaux créent une distance qui dédramatise l’ensemble sans en atténuer la gravité. Et finalement, en refermant Plongée en Addicto, on a le sentiment d’avoir appris ce qu’est une dépendance, comment elle s’installe, pourquoi elle se répète. On saisit que le véritable enjeu n’est pas seulement d’arracher le produit : il est de restaurer une capacité de lien. L’album rappelle, avec une simplicité désarmante, que l’addiction isole et que le soin relie.

Plongée en Addicto, Pauline Aubry
Steinkis, 19 février 2026, 144 pages

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4

« Hal Hartley » : ligne de foi

Un ouvrage collectif dense et inspiré restitue la cohérence d’un cinéaste longtemps perçu comme marginal, en révélant la force narrative et formelle d’une œuvre décrite comme « dangereusement sincère ». C’est à découvrir aux éditions LettMotif.

Il fallait sans doute un livre collectif pour approcher Hal Hartley à travers ses multiples aspérités. Non pour le diluer dans une analyse fragmentée, mais pour mieux le cerner, selon différents points de vue et d’accroche. En somme : multiplier les angles afin de faire apparaître une figure qui, paradoxalement, n’a jamais cessé d’être là – juste sous les radars. 

Le projet de l’ouvrage est limpide dans son ambition première : il s’agit de comprendre ce qui, dans son geste, son rythme et son obstination, constitue une œuvre d’une rare cohérence. Et à mesure que l’on avance dans ces contributions croisées, un motif émerge : le décalage. Point de coquetterie formelle, mais bien un principe actif. Décalage dans la diction (ces répliques nettes, sans gras, qui abolissent les silences inutiles) ; décalage dans le jeu (cette manière de tenir le corps à distance de toute psychologie naturaliste) ; décalage dans la mise en scène (chorégraphies inattendues, répétitions verbales, bagarres burlesques qui désamorcent la violence tout en la révélant). 

Les pages consacrées aux corps sont particulièrement éclairantes. On y relit les scènes de lutte dans The Unbelievable Truth, les mouvements syncopés de Simple Men, la danse sans musique de Surviving Desire comme autant de variations sur une même intuition : le cinéma est affaire de rythme avant d’être affaire d’illusion. Le burlesque affleure, le cartoon n’est jamais loin, mais il ne s’agit pas de pastiche. C’est une manière de maintenir une distance, d’éviter la dramatisation automatique, de refuser le pathos.

Les auteurs décrivent le dialogue hartleyen comme une sorte de « ligne claire » verbale. Les personnages énoncent ce qu’ils pensent avec une précision presque tranchante. Les répétitions, parfois jusqu’à l’absurde, deviennent un outil de stylisation assumé. On comprend alors que ce refus du naturalisme ne vise pas l’abstraction, mais la lucidité. Il est noté : « Pourtant, malgré cette transparence émotionnelle des personnages – je pourrais presque parler d’hyper-conscience d’eux-mêmes – leur complexité reste entière. Simplement, elle réside davantage à mon sens dans la complexité de leurs parcours visibles à l’écran que dans les méandres de sentiments plus ou moins cachés aux spectateurs et à eux-mêmes. »

Le livre ne se limite jamais à une analyse de surface. Peu à peu se dessine le cœur battant de la filmographie de Hal Hartley : l’amour, l’amitié, la sincérité… Ses héros refusent les compromis, quittent les circuits établis, sabotent parfois leur propre réussite. Le parcours du cinéaste, son éloignement progressif des systèmes de production traditionnels, résonne évidemment ici avec celui de ses personnages.

L’ouvrage met également en lumière le dialogue constant que Hartley entretient avec l’Europe. Bresson pour l’ascèse du geste, Godard pour la dialectique et la conscience de l’image, Fassbinder et Wenders pour l’anti-réalisme, Brecht pour la distanciation. De Godard, justement, il sera également question dans un long entretien, au cours duquel sont notamment abordés les sujets de la lumière et de la projection cinématographique.

Chemin faisant, Hal Hartley réussit à éviter deux écueils : l’hagiographie et la nostalgie. Il ne sanctifie pas Hartley, préférant mettre au travail ce dont relève son cinéma. Il ne pleure pas non plus la disparition d’un âge d’or indépendant ; il interroge plutôt ce que signifie aujourd’hui filmer en marge et diffuser autrement que via les grandes structures établies. En rassemblant analyses, entretiens, souvenirs, proses et fragments théoriques, le livre parvient à se saisir du cinéaste sans s’empeser. C’est inégal mais original et souvent très intéressant. 

Hal Hartley, collectif
LettMotif, février 2026, 248 pages

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3.5

Woman and Child : la vengeance d’une femme

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Avec Woman and Child, Saeed Roustaee trace le destin d’une femme déterminée à trouver les coupables du malheur qui l’accable pour les châtier. Le portrait poignant d’une Médée autant que d’une Méduse qui, impuissante à se venger, finira par choisir une autre voie. Magistralement mis en scène. 

Une ouverture qui interpelle

La première image intrigue. Un masque de crème blanche sur le visage, des femmes attendent dans une vaste salle. Un subterfuge du réalisateur pour découvrir leur tête en évitant la censure ? Évacuons d’emblée le mauvais procès fait à Saeed Roustaee : puisqu’il montre des femmes sans cesse voilées, y compris à la maison, il serait « complaisant » avec le régime ; puisqu’il montre un pays moderne, respectueux de l’État de droit, il ménagerait le régime honni. Si Roustaee ne brave pas de front, en effet, les autorités comme avait pu le faire Mohammad Rasoulof dans Les Graines du figuier sauvage, il est tout de même très excessif de parler de complaisance. Surtout pour un cinéaste qui a été emprisonné par le passé, contrairement à son collègue Asghar Farhadi, plus prudent encore que lui sans doute.

Que dit cette ouverture, moins flamboyante que celle de La Loi de Téhéran mais significative ? En premier lieu, elle parle de dissimulation, thème qui sera au cœur de l’intrigue. En second lieu, on comprendra que l’héroïne se faisait belle pour son homme, Hamid, un ambulancier qui la flatte abondamment. C’est l’intense Payman Maadi, déjà vu dans Une séparation de Farhadi et dans les deux précédents opus de Roustaee, qui incarne ce séducteur venimeux. Cet homme unique, aimant magnétique autour duquel vont tourner les femmes, la presse d’accepter de l’épouser. Comme si souvent au cinéma, il a 15 ans de plus que celle qu’il convoite.

Mahnaz est réticente. Le mariage, elle l’a déjà vécu, qui la laissa veuve. Elle résiste donc : quel besoin de se marier, comme pourrait l’objecter n’importe quelle Occidentale ? Mais Hamid insiste. Saeed Roustaee a choisi de mettre en scène un personnage tiraillé, ce qui est souvent fécond car porteur de complexité : Mahnaz est écartelée entre une certaine modernité (puisque cette quadragénaire est indépendante financièrement) et la soumission à l’injonction qui lui est faite. Soumission à l’homme qu’elle aime, ce qui relativise son féminisme, et soumission aux traditions, puisqu’elle va finir par accepter de mentir pour ne pas froisser sa future belle-famille.

Dissimulations

Il s’agit de cacher à la famille de Hamid qu’elle a déjà deux enfants. Il faudra donc trouver un moyen de les évacuer le temps d’un week-end et de faire disparaître toute trace de leur présence dans l’appartement que Mahnaz partage avec sa sœur Mehri et sa mère, complices de la dissimulation. Les effacer, en quelque sorte, ce qui va résonner ensuite douloureusement. Ce jeu de faux-semblants était annoncé dans un dialogue en forme de rixe, où Hamid et Mahnaz se parlent derrière un rideau blanc, sèchement tiré, puis réapparaissant à l’image.

Or, ce mensonge n’était pas le seul : lors de la rencontre, on découvre qu’Hamid était secrètement épris de la petite sœur de Mahnaz. Là, le spectateur tique un peu : non pas à cause de l’argument, puisque Roustaee a affirmé que cette histoire était arrivée dans sa propre famille ; surtout parce qu’on ne comprend pas pourquoi Hamid presse Mahnaz de l’épouser s’il est épris de sa sœur. D’autant qu’il ne se gênera pas pour l’assumer au lendemain de la réception, suscitant une sainte colère de la part de la mère des deux jeunes femmes. On saluera à cette occasion un beau plan sur les deux portes des chambres des sœurs, celles-ci apparaissant en ombre floutée derrière la vitre de chaque porte.

Peut-être Mahnaz avait-elle inconsciemment intégré l’idée d’une sourde compétition avec sa sœur autour d’Hamid ? D’où sa volonté de se rajeunir, exprimée dans la scène d’ouverture. On note aussi que les premiers mots de notre homme pour Mahnaz sont désobligeants – il n’aime généralement pas les cheveux coupés courts –, avant que ce séducteur se ravise. On pouvait déjà y lire sa duplicité.

Mahnaz, entre Médée et Méduse

Le scénario va alors s’employer à accabler cette pauvre Mahnaz. Alors qu’elle avait confié ses deux enfants à son beau-père, sa belle-sœur l’appelle affolée, lui enjoignant de se rendre d’urgence à l’hôpital. Elle va vite apprendre que son aîné Aliyar s’est jeté par la fenêtre. Pour montrer son angoisse, Roustaee passe par une scène de piqûre douloureuse à sa patiente qui se rebiffe. Premier geste agressif, qui va en appeler d’autres.

Car devant le décès de son fils, Mahnaz va se muer en une figure vengeresse comme en contient tant la mythologie grecque, de Méduse à Médée. Méduse puisque Parinaz Izadyar, qui incarne Mahnaz avec feu, fait passer sa colère essentiellement par le regard. Mais aussi Médée, la célèbre infanticide : Mahnaz n’est-elle pas responsable de la mort de son fils, elle qui confia à son beau-père réticent ce garçon ingérable ? Aliyar n’avait-il pas annoncé que si son grand-père continuait à lui parler ainsi, il se « barrerait » ? Comme dans la tragédie, tout avait été annoncé mais Mahnaz ne sut pas déchiffrer les signes.

Qui est responsable ?

Qui est responsable de la mort de son fils ? Est-ce Hamid, qui a exigé cette mascarade alors qu’il en aimait une autre ? Est-ce Mehri, qui a tenu soigneusement secrète cette liaison ? Est-ce le grand-père, dont on apprend plus tard qu’il avait corrigé Aliyar à l’aide d’un ceinturon ? Est-ce ce surveillant du collège qui, en excluant Aliyar, l’a mis dans un état de tension maximale ?

La Justice ne lui est d’aucun secours. Même en ayant usé d’un ceinturon, le grand-père ne peut être inculpé pour meurtre puisqu’une ceinture n’est pas une arme létale. On a pu lire ça et là que le film dénonçait ainsi le patriarcat, les hommes se liguant pour contrer une pauvre femme. En réalité, l’argument exposé par l’avocat de Mahnaz est parfaitement recevable. L’attitude du grand-père est certes moralement condamnable mais impossible à sanctionner pénalement.

Seulement voilà : peut-on demander à une mère qui vient de perdre son enfant de se montrer rationnelle ? Mahnaz est ivre de vengeance. Alors que les femmes pleurent sur la tombe de son fils, elle relève la tête et darde le public du regard : Méduse. Leila et ses frères, déjà, mettait en scène une femme dure, inaccessible à l’apitoiement.

Et si la responsabilité était collective ? Chacun des protagonistes, comme on l’a vu, à l’image de la société iranienne, suit des principes rigides issus du religieux. Après tout, sans l’obligation de cacher les enfants, Aliyar et Neda n’auraient jamais été confiés au grand-père. La structure familiale où évoluait Aliyar interroge également. Son cadre ferait le miel d’un psy : Mahnaz, qui a une quinzaine d’années de plus que sa sœur, l’a en partie élevée ; à la mort du père, Mahnaz étant contrainte de travailler, c’est Mehri qui s’est occupée de ses deux enfants ; tout cela sous l’autorité d’une mère au fort caractère. Aucune figure masculine dans le foyer : là où Leila et ses frères montrait des hommes défaillants, ils ont ici tout simplement disparu.

Aliyar ou le manque du père

Aliyar est porté à prendre cette place. Ne lance-t-il pas à sa mère qu’il « ressemble à papa », suggérant que c’est peut-être ce qui déplaît à cette veuve ? Avec sa mère, dans la scène décidément cruciale à l’avant de la voiture, il se comporte en séducteur, maniant le chaud et le froid, passant d’une impertinente agressivité à une cajolerie à laquelle sa mère ne résiste pas. Il agit déjà en homme : drague l’une des collègues de sa mère qui a l’âge de sa tante, s’adonne à des paris autour d’une toupie, brasse de l’argent, n’accepte aucune autorité au collège. On apprendra enfin par la suite qu’il fumait et consommait des drogues, et l’on se souviendra alors que, tandis que sa mère tentait de lui faire faire ses devoirs de maths, il « fumait » le marqueur comme une cigarette.

Toute la première partie, jusqu’à l’accident, nous dépeint ce jeune insolent monté sur ressorts qu’incarne l’étonnant Sinan Mohebi. Négociant un prix pour faire le devoir d’anglais de sa grand-mère à sa place, puis sous-traitant cette tâche pour trois fois moins à sa petite sœur Neda. Imposant sa loi à une foule de jeunes dans l’une de ces scènes étourdissantes dont Saeed Roustaee a le secret : au sein d’un vaste atelier, un duel autour d’une toupie qui voit Aliyar empocher de nombreux billets, avant de s’enfuir par les toits à l’annonce des autorités. Nullement impressionné par son professeur, faisant le pitre pour amuser la classe aux dépens d’un bouc émissaire. Finalement il glisse un bout d’allumette dans un cadenas, empêchant ainsi la sortie des cours, autre scène de foule superbement orchestrée par Roustaee.

Un cauchemar, une tête à claques. Le spectateur risque fort de se ranger du côté de Samkhanian, le surveillant furieux qui n’entend pas les supplications de Mahnaz. Le pédiatre Aldo Naouri a expliqué qu’il est très difficile à une mère de poser des limites à son enfant du fait que, pendant neuf mois, il a fait en quelque sorte partie d’elle-même : c’est le rôle du père, extérieur par nature à l’enfant, de poser ces limites. Le drame d’Aliyar, c’est l’absence de père. Ne déclare-t-il pas à sa mère, à l’avant de la voiture – où il n’a pas mis sa… ceinture – que son « père [lui] manque » ? Cette affirmation va au-delà du seul plan affectif : c’est ce manque qui le rend ingérable. Mahnaz est dans le déni : « ce n’est qu’un gosse », lance-t-elle à Samkhanian qui a quelques arguments solides à lui opposer. Le jour où l’autorité apparaît brutalement armée d’un ceinturon, elle est contre-productive. Voilà un sujet universel, débordant le cadre de l’Iran. Le film de Roustaee s’avère assez peu spécifique au pays, si l’on excepte le poids de traditions qui restent vivaces, nonobstant la modernité du pays.

La vengeance de Mahnaz

Mahnaz culpabilise-t-elle ? C’est probable. Comme souvent dans ce type de cas, il faut trouver un coupable et le punir. On la voit ainsi percuter la voiture de Samkhanian, quitte à être envoyée elle aussi à l’hôpital (l’argument de Boulevard de la mort repris en mode mineur !). Puis battre froid sa sœur au sein même du foyer. Entamer une véritable guerre contre Hamid-le-félon : influencer Mehri pour qu’elle le quitte alors qu’elle est enceinte de lui, et surtout le faire renvoyer de l’hôpital en dénonçant le trafic auquel il se livre en hébergeant contre rétribution des migrants dans son ambulance. La scène où Mahnaz sursaute en ouvrant la porte est glaçante : elle croit que des gens blottis là sont morts, et c’est bien l’impression que donne l’image de cette famille comme figée à l’arrière de la cabine.

Mais le principal coupable aux yeux de Mahnaz est le grand-père d’Aliyar puisque sa belle-sœur, sur le balcon très photogénique de l’hôpital, l’a informée que son geste punitif avait poussé à bout le garçon. Lorsque le patriarche, victime d’une attaque, est transféré à l’hôpital, elle tient sa vengeance. La scène est magistrale : Roustaee prend tout son temps pour montrer Mahnaz qui tire calmement chacun des stores de la chambre, avant de débrancher le vieil homme jusqu’à ce que son cœur s’arrête de battre. Méduse le fixe froidement, c’est son regard qui le tue. Pourtant l’équipe de l’hôpital parvient à le ramener à la vie, contrairement à son fils, à qui les mêmes gestes ont été prodigués. Ironie mordante du destin, injustice criante pour Mahnaz.

Vers une possible résilience ?

Impossible de se venger, décidément. Du côté d’Hamid, ce n’est pas mieux puisqu’il a repris l’avantage : il veut faire retirer à Mahnaz la garde de Neda au motif que sa mère serait suicidaire. C’est au grand-père, déjà tuteur légal, que serait confiée la garde. Un comble, insupportable pour Mahnaz qui commence à battre en retraite. Heureusement, l’impitoyable Samkhanian qui devait témoigner contre elle (on s’étonne d’ailleurs qu’elle ne soit pas inquiétée par la Justice alors qu’elle a volontairement percuté son véhicule…) se rétractera devant le regard perdu de Neda, accrochée à sa mère. Certains ont pu trouver ici que le cinéaste en faisait trop. La surenchère de péripéties et le chantage à l’émotion sont en effet des travers qui affectaient déjà en partie Leila et ses frères et La Loi de Téhéran. On pourra toutefois également lire ici la volonté de montrer des personnages complexes, qui ne sont pas d’un bloc.

Mahnaz est bel et bien prisonnière, ce qu’exprime, assez classiquement, Roustaee par de nombreux sur-cadrages (personnages derrière un grillage, vitre qui sert de tableau coupant en deux l’appartement, cadres géométriques à l’hôpital ou dans l’immeuble capté de haut…). Constatant son impuissance à expurger son chagrin par la vengeance, elle finit par choisir l’amour, dans une ultime scène en forme de twist.

Mahnaz vient d’apprendre que Mehri, sans tenir compte de son avis, a nommé son nouveau-né Aliyar, ultime provocation. Dans l’appartement, Hamid est là, fumant sur le balcon. Échange de regards avec lui puis avec Mehri. Mahnaz entre alors dans la chambre du bébé, se cloisonne, exactement comme elle l’a fait avec le grand-père à l’hôpital. Va-t-elle jeter cet Aliyar par la fenêtre, pour se venger de la vie, pour que ce bébé ressenti comme un usurpateur rejoigne dans le malheur le sien, l’unique, le légitime ? Sa mère, sa sœur et sa fille se sont approchées de la porte vitrée, telles des ombres tremblantes d’appréhension. C’est alors que Mahnaz bascule du bon côté, recréant un noyau familial. Une fin intense, proche de celle de Leila et ses frères.

Une belle constance dans la qualité

D’une grande richesse, savamment orchestré, le nouveau film de Saeed Roustaee se hisse au niveau de La Loi de Téhéran et de Leila et ses frères. Les 2h11 passent à toute vitesse, et le long-métrage s’avère tout aussi « long en bouche » que ses deux opus précédents. Saeed Roustaee, Asghar Farhadi, Mohammad Rasoulof, Jafar et Panah Panahi, sans oublier la jeune prodige Samira Makhbalaf : le cinéma iranien est décidément pourvu en talents de haut vol, qui ont su prendre la relève de leur figure tutélaire, l’immense Abbas Kiarostami.

🎬 Bande-annonce : Woman and Child 

Lire aussi la critique de Jérémy Chommanivong : https://www.lemagducine.fr/cinema/critiques-films/woman-and-child-saeed-roustaee-critique-film-iran-2026-10081540/

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3.9

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Le marché de l’IPTV en France connaît une croissance exponentielle en 2026. Avec la multiplication des offres disponibles en ligne, il devient de plus en plus difficile de déterminer quel est réellement le Meilleur IPTV France et quel abonnement IPTV offre un service fiable et sécurisé. De nombreux utilisateurs recherchent également un code iptv permettant d’activer rapidement leur service sur Smart TV, Android ou box multimédia.

Entre les promesses de milliers de chaînes, le streaming en qualité 4K, les serveurs ultra-stables et les différentes options d’IPTV pas cher, chaque fournisseur prétend proposer la meilleure solution. Pourtant, la réalité peut être très différente : la stabilité des flux, la qualité d’image, l’ergonomie de l’interface et la réactivité du support client varient considérablement d’un service à l’autre.

Dans ce guide complet, nous passons en revue tous les critères essentiels pour choisir un abonnement IPTV fiable en France : compatibilité multi-appareils, catalogue de chaînes, qualité HD/4K, fonctionnalités VOD, test IPTV gratuit et rapport qualité-prix. Nous comparons également les principaux fournisseurs IPTV français pour vous aider à identifier ceux qui offrent un service réellement performant et sécurisé.

Que vous soyez passionné de sport, amateur de séries et films ou simplement à la recherche d’une alternative pratique au câble traditionnel, ce guide vous permettra de faire un choix éclairé et adapté à vos besoins en 2026.

Classement 2026 des Meilleurs Abonnements IPTV en France :

Si vous avez peu de temps, découvrez ici un résumé des services considérés comme le Meilleur IPTV France actuellement :

  • Premier IPTV

Premier IPTV est un fournisseur IPTV très apprécié en France, qui se distingue par la qualité de son service, la richesse de son catalogue et sa compatibilité avec de nombreux appareils. Avec un abonnement IPTV flexible, il permet de profiter des chaînes françaises et internationales, des films et séries en VOD. De plus, un test IPTV gratuit est proposé, ce qui permet de vérifier la stabilité et la compatibilité avant de souscrire un abonnement. Ce service s’adresse aussi bien aux amateurs de sport qu’aux passionnés de cinéma ou de séries, offrant une expérience fluide et complète.

Points forts :

1) Large choix de chaînes : sport, actualités, divertissement et internationales

2)  VOD complète : films, séries et contenus internationaux

3)  Multi-appareils : Smart TV, Android, Fire Stick, PC

4)  Streaming stable et rapide

5)  Installation simple et rapide : même pour les débutants, le service est prêt à l’usage en quelques minutes

Inconvénients : 

6)  La qualité peut varier en heures de pointe

7)  VOD parfois pas à jour instantanément

8)  Support parfois lent selon la demande

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  • La France IPTV

La France IPTV est un fournisseur IPTV très apprécié en France pour sa stabilité, la richesse de son catalogue et la qualité de son streaming. Avec un abonnement IPTV complet, il offre un accès facile aux chaînes françaises et internationales, aux événements sportifs en direct, ainsi qu’aux films et séries en VOD. L’interface est intuitive et bien organisée, ce qui permet même aux débutants de naviguer facilement et de profiter de tous les contenus. De plus, un test IPTV gratuit est proposé, permettant de vérifier la compatibilité avec vos appareils et la stabilité du service avant toute souscription. Grâce à ses fonctionnalités avancées et sa compatibilité multi-appareils, La France IPTV s’adresse aussi bien aux amateurs de sport qu’aux passionnés de cinéma ou de séries, offrant une expérience complète et fluide pour toute la famille.

Avantages : 

1)  Plus de 65 000 chaînes TV en direct : La France IPTV offre un large choix de chaînes françaises et internationales, avec des options pour filtrer par région et moins de restrictions lors des événements sportifs.

2)  VOD étendue : Accès à près de 60 000 titres, films, séries et contenus internationaux, souvent avec sous-titres de qualité.

3) Replay TV et EPG : Navigation intuitive pour revoir les programmes des 7 derniers jours et planifier sa watchlist.

4)  Streaming stable : Technologie anti-buffers pour HD et 4K, même aux heures de grande affluence.

5)  Compatibilité multi-appareils : Fonctionne sur Smart TV, FireStick, box Android et PC, avec possibilité de plusieurs appareils par abonnement.

Inconvénients : 

6)  Test IPTV gratuit limité à 2 heures

7)  Support uniquement disponible en français

8)  Connexion internet minimum recommandée : 16 Mb/s 

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Maxtivo propose une expérience de streaming complète en France, combinant qualité, stabilité et large choix de contenus. Avec un abonnement IPTV performant, il permet d’accéder facilement aux chaînes françaises et internationales, aux événements sportifs en direct, ainsi qu’aux films et séries. Son interface intuitive et simple à utiliser rend le service accessible même aux débutants. Ce service est idéal pour les amateurs de sport, les passionnés de cinéma ou de séries, offrant une expérience fluide et riche sur tous les appareils.

Avantages : 

1)  Catch-up TV : possibilité de revoir les programmes diffusés jusqu’à 7 jours auparavant, parfait pour ne rien manquer

2)  Guide électronique des programmes (EPG) : navigation facile, planning complet et alertes pour vos émissions préférées

3)  Anti-Buffering Technologie : streaming fluide même aux heures de pointe, pour une qualité constante

4)  Qualité HD, Full HD et 4K : visuel optimal sur tous les appareils

5)  Pay-Per-View (PPV) : accès aux événements sportifs exclusifs comme le boxe ou MMA

6)  Contrôle parental : sécurisation des contenus pour les enfants

Inconvénients : 

7)  Bibliothèque VOD encore limitée sur certaines séries françaises récentes

8)  Pas d’application dédiée pour iOS et Android : la configuration reste manuelle via IPTV player

9)  Quelques chaînes internationales peuvent avoir un léger décalage de diffusion

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Brikflex nous a tout de suite surpris par sa qualité générale et la fluidité de son streaming ; il n’y avait pratiquement aucun temps de chargement et l’expérience était très agréable. Pour le prix, le service est extrêmement compétitif par rapport à beaucoup d’autres fournisseurs IPTV en France, ce qui lui donne un sérieux avantage.

La configuration initiale est simple et rapide, et nous avons apprécié la variété des chaînes ainsi que la qualité globale du streaming fourni par Brikflex. Le service offre un large choix de chaînes françaises et internationales, ainsi qu’un accès à des films et séries en VOD, ce qui en fait une option très complète pour les familles et les amateurs de sport ou de cinéma.

Pendant les heures de forte affluence, nous avons rencontré quelques ralentissements et petites mises en mémoire tampon, ce qui peut parfois compliquer le visionnage après 20 h. Cela dit, le fournisseur a amélioré la stabilité récemment, mais c’est un point à garder en tête selon votre usage.

Dans l’ensemble, Brikflex reste un bon service IPTV. Certains concurrents offrent plus de chaînes ou une qualité légèrement supérieure en 4K, mais Brikflex se démarque par son rapport qualité-prix, son interface intuitive et sa compatibilité multi-appareils. Si vous aimez la sélection de chaînes et l’organisation du service, Brikflex est un choix solide pour un Meilleur IPTV France.

Avantages :

1)  Live-TV et VOD : plus de 17 000 chaînes et 230 000 contenus à la demande

2)  Streaming HD, Full HD et 4K : images nettes et fluides même aux heures de pointe

3)  Chaînes françaises et internationales : contenu local, européen et anglophone

4)  Sport en direct premium : Ligue 1, Ligue des Champions, La Liga, Serie A et UFC

5)  Mises à jour fréquentes : ajout régulier de nouvelles chaînes et contenus

6)  Navigation intuitive : possibilité de créer des favoris et retrouver rapidement ses chaînes préférées

Inconvénients : 

7)  La télécommande virtuelle peut être un peu compliquée à configurer pour les débutants

8)  Certains contenus VOD populaires sont parfois indisponibles en version originale sous-titrée

9)  La lecture simultanée sur plusieurs appareils peut nécessiter des ajustements manuels pour éviter les conflits

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Qu’est-ce qu’un abonnement IPTV et comment fonctionne-t-il ?

Un abonnement IPTV permet de recevoir des chaînes TV et des contenus à la demande via Internet plutôt que par le câble ou le satellite classique. Avec cet abonnement, vous pouvez regarder des chaînes live, des films, des séries et des documentaires sur différents appareils comme les Smart-TV, les smartphones, les tablettes ou les box de streaming. Selon le forfait choisi, l’abonnement IPTV peut inclure des contenus français et internationaux, des événements sportifs en direct et l’accès à des bibliothèques VOD riches et variées.

Comment avons-nous évalué les meilleurs fournisseurs IPTV en France ?

Pour notre guide des meilleurs fournisseurs IPTV en France, nous avons mis l’accent sur la fiabilité, la pertinence et l’objectivité. Après des dizaines d’heures de tests sur plus de 40 services IPTV, nous avons sélectionné 4 fournisseurs fiables, offrant un bon équilibre entre diversité des chaînes, stabilité et ergonomie.

Nos critères principaux :

  • Qualité du streaming : HD et 4K avec un minimum de mises en mémoire tampon
  • Variété des chaînes : françaises, locales, sportives, internationales et divertissement
  • Compatibilité appareils : Smart TV, box, apps mobiles et PC
  • Support client : chat en direct, e-mail et temps de réponse rapide
  • Respect de la législation : diffusion de contenus légaux et droits autorisés en France
  • Prix et rapport qualité-prix : abonnements flexibles et compétitifs

Signaux d’alerte pour des services IPTV potentiellement illégaux

Faites attention aux services qui :

  • Proposent un nombre exceptionnellement élevé de chaînes à des prix très bas
  • Acceptent uniquement les crypto-monnaies (Bitcoin, etc.)
  • Utilisent des applications non officielles hors App Store ou Play Store
  • Affichent de la publicité intrusive ou peuvent exposer à des malwares
  • N’offrent pas de support client clair ou de conditions d’utilisation précises

Verdict : quel fournisseur IPTV choisir en France ?

Dans ce guide, nous avons présenté quatre services IPTV fiables et performants, chacun ayant ses points forts et son public cible. Voici notre synthèse :

  • Premier IPTV : une solution stable et complète, idéale pour les utilisateurs qui veulent un large catalogue de chaînes et un accès VOD de qualité. Excellente compatibilité multi-appareils et streaming fluide, parfait pour les familles et les amateurs de sport.
  •  La France IPTV : le choix le plus simple et pratique pour les débutants ou ceux qui veulent un service facile à prendre en main. Son interface intuitive et la diversité de ses chaînes françaises en font un service agréable pour un usage quotidien.
  • Maxtivo : parfait pour les passionnés de sport et de cinéma, avec des fonctionnalités avancées comme le Catch-up TV et le Pay-Per-View. Streaming de qualité et contenu exclusif, mais quelques limitations sur la VOD récente.
  • Brikflex : un service moderne et dynamique pour ceux qui veulent explorer un catalogue très vaste de chaînes et VOD internationales. Excellente expérience en HD/4K, avec un suivi régulier des nouvelles chaînes, idéal pour les utilisateurs exigeants et les amateurs de contenus variés.

En résumé, Premier IPTV et Brikflex se démarquent par leur catalogue étendu et leur qualité de streaming, tandis que La France IPTV et Maxtivo séduisent par leur simplicité et leurs fonctionnalités pratiques pour un usage quotidien. Le choix dépendra de vos priorités : diversité des chaînes, sport, films, VOD ou facilité d’utilisation.

FAQ – IPTV France

Pourquoi IPTV devient-il populaire en France ?
IPTV offre plus de flexibilité que le câble, des contenus à la demande et un support multi-appareils, avec HD/4K et des forfaits adaptables.

L’utilisation d’IPTV est-elle légale ?
Oui, si le fournisseur possède les droits et licences nécessaires. Les services non autorisés peuvent entraîner des sanctions ou des interruptions de service.

Comment choisir le Meilleur IPTV en France ?
Pour trouver le Meilleur IPTV, il faut comparer la qualité du streaming (HD/4K), la variété des chaînes françaises et internationales, l’accès à la VOD, la compatibilité multi-appareils, le support client et le rapport qualité-prix. Selon vos priorités, Premier IPTV, La France IPTV , Maxtivo ou Brikflex peuvent être considérés comme les meilleurs choix.

Peut-on utiliser IPTV sur plusieurs appareils simultanément ?
Oui, mais cela dépend du plan choisi et des règles du fournisseur.

Quelle vitesse Internet est recommandée ?
Au moins 15 Mb/s pour HD et 25 Mb/s pour 4K. Une connexion Ethernet est préférable pour un streaming fluide.

Faut-il un VPN pour IPTV ?
Pas toujours obligatoire, mais recommandé pour protéger la vie privée et contourner les restrictions géographiques.

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Scream 7 : Madeleine de Proust arôme sang neuf

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Ahhh Scream. Une saga qui n’en finit pas de renaître et de faire du nouveau avec du vieux (ou l’inverse ?). Une saga qui a marqué toute une génération et qui commence à en marquer une nouvelle. Alors, en tant que fan de la première heure, on se rue aux premières séances. Verdict !

Synopsis : Lorsqu’un nouveau Ghostface surgit dans la paisible ville où Sidney Prescott a reconstruit sa vie, ses pires cauchemars refont surface. Quand sa fille devient la prochaine cible, Sidney n’a d’autre choix que de reprendre le combat. Déterminée à protéger les siens, elle devra affronter les démons de son passé pour tenter de mettre fin une bonne fois pour toutes au bain de sang.

Une saga increvable

Avant de parler de ce septième opus, une double mise à jour est nécessaire. D’abord, il faut noter que Scream est la saga contemporaine et non interrompue (sous-entendu avec les mêmes acteurs et la même timeline) la plus prolifique encore en activité actuellement, avec celles des bolides de Fast and Furious. Par exemple, les James Bond ne comptent pas, puisqu’on utilise le personnage par cycles, pas plus que, dans le même genre qu’est le slasher, celle des Halloween, puisqu’on a maintes fois changé les personnages et qu’elle est constituée pour une bonne partie de remakes, reboots et autres termes associés. Débutée en 1996, 1997 et 2000 avec la première trilogie, continuée avec un opus solitaire en 2011 et relancée avec succès il y a quatre ans, voilà un exemple admirable de constance et de longévité.

Une gestation pour le moins compliquée

Cependant, ce dernier opus a subi maints soucis qui l’ont retardé, alimenté les rumeurs et fait craindre un film malade dû à cette gestation difficile. En effet, les stars des derniers opus ont quitté le navire. Melissa Barrera a été virée pour ses prises de position politiques et Jenna Ortega est partie pour soutenir sa partenaire. Conséquence directe : les réalisateurs des deux derniers opus, Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett, ont pris pareillement la poudre d’escampette, tout comme le cinéaste censé les remplacer, Christopher Landon, réalisateur des Happy Birthdead.

Pour parvenir à tourner ce septième épisode aux prémices semblant maudits, les producteurs ont donc fait revenir l’héroïne des premiers opus et second rôle du cinquième, Neve Campbell, ainsi que de nombreux autres anciens. Cela faisant d’ailleurs craindre un film rapiécé au trop-plein de fan-service. Pour couronner le tout, c’est le scénariste des deux premiers, Kevin Williamson, qui a été choisi pour mettre en scène le film, alors qu’il n’a réalisé qu’un seul film il y a vingt-cinq ans (Mrs. Tingle avec Helen Mirren). La boucle semblait bouclée. Alors, ce septième épisode est-il celui de trop et le film porte-t-il les stigmates de sa gestation chaotique ?

Chacun ses préférences

Avant d’y répondre, le petit jeu des comparaisons et des classements est amusant. Une telle saga qui dure dans le temps et s’étire sur près de trente ans a forcément des opus moins réussis ou appréciés. Il y a toujours le petit mouton noir ou l’épisode sous-estimé (et le surestimé, cela fonctionne aussi). Mais, bien sûr, c’est propre à chacun, et la seule chose qui fait peut-être quasiment consensus pour les fans comme pour les profanes demeure la suprématie de l’épisode original, le maître-étalon de la saga, celui qui hante encore tous les épisodes suivants et chacun des personnages. Celui auquel on ne manque jamais de faire référence.

L’auteur de ces lignes donnera le troisième (presque une parodie en plus d’être très avare en scènes sanglantes, même s’il était drôle) et le cinquième (piètre et paresseux redémarrage) comme les moins bons. Du bon côté, le second égalait presque le premier et le sixième poussait tous les curseurs de l’improbable en délocalisant malicieusement l’action à New York. Mais l’opus préféré ici, après l’original, est le quatrième, généreux et fou en tous points, et pourtant le moins performant au box-office. C’était aussi le premier épisode d’une seconde trilogie malheureusement abandonnée.

Un épisode dans le haut du panier

Alors où se situe ce septième épisode ? Eh bien dans la moyenne haute, et aussi sympathique que le sixième. Le retour de Sidney est parfaitement intégré à l’histoire et la présence de sa fille semble promettre la relève de celle, avortée, par Barrera et Ortega. Et, surtout, si on retrouve la petite bourgade de campagne comme théâtre de l’intrigue, bien des choses surprennent. Déjà, la sacro-sainte séquence d’ouverture est pleinement jouissive et réussie, et le fait — attention, spoiler — qu’un tueur meure, génialement, lors du premier acte est une première. Et le dernier acte, celui des révélations, propose des Ghostface originaux, malgré un mobile qui a, en revanche, rarement été aussi stupide.

On aime aussi beaucoup les mises à mort. Le créateur de la saga, Kevin Williamson, a dû vouloir prouver qu’il savait donner de sa personne dans ce qui fait l’une des composantes phares de la saga : les meurtres. Et on est gâtés, notamment avec celui de la pompe à bière et celui sur la scène de théâtre, particulièrement sadiques. Alors même si sa mise en scène n’est pas particulièrement remarquable, on se contente de ces petits plaisirs. Enfin, Scream 7 a aussi sa thématique. Et les deepfakes permettent de jouer admirablement avec les fantômes du passé. Côté légèreté, les notes d’humour fonctionnent plutôt bien, comme un vaudeville de l’épouvante avec des jump scares plutôt bien sentis.

Plaisir (non) coupable

Alors oui, quand on aime, on ne compte pas. Scream 7 est une sorte de madeleine de Proust du slasher assaisonnée au sang neuf. Et le plaisir de retrouver Neve Campbell et Courteney Cox pour un nouvel épisode n’est pas déçu. Un huitième opus — et pourquoi pas davantage — ne nous dérangerait pas si les surprises sont là, tout comme le fan-service qui fait partie intégrante de l’ADN des Scream. Cet opus est bien écrit, et malgré quelques ratés comme la scène foireuse et bourrée d’incohérences de la cuisine, ou le retour des jumeaux joués par Mason Gooding et Jasmin Savoy Brown qui se mêle mal au script. En dépit de ces réserves, les aficionados devraient s’éclater et ceux qui n’ont jamais aimé… ne devraient pas plus apprécier. Entre nostalgie et renouveau contemporain, voilà une saga increvable !

Bande-annonce – Scream 7

Fiche technique – Scream 7

Réalisateur : Kevin Williamson
Scénariste : Guy Busick
Production : Spyglass Entertainment & Paramount Pictures
Distribution : Paramount Pictures France
Interprétation : Neve Campbell, Courtney Cox, Isabel May, Jasmin Savoy-Brown, Mason Gooding, McKenna Grace, Asa Germann, Celeste O’Connor, Anna Camp, Joel McHale, David Arquette, Matthew Lillard, Scott Foley, …
Genres : Thriller – Épouvante – Comédie – Slasher
Date de sortie : 25 février 2026
Durée : 1h54
Pays de production : USA

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3.5

Les nains aussi ont commencé petits (1970) de Werner Herzog : anarchie en Absurdie

Ce 25 février sort dans les salles françaises le second volet (« Le Chaos ») des œuvres de Werner Herzog proposées par Potemkine Films. Sorti en 1970, Les nains aussi ont commencé petits est le plus ancien de ces films à (re)découvrir. Son titre sous forme de boutade loufoque illustre parfaitement le propos de cet essai parfaitement indéfinissable. Expérimental, anarchique et imparfait, il livre pourtant déjà plusieurs clés de la personnalité de Herzog… et ouvre la porte aux chefs-d’œuvre à venir. 

Qualifier Werner Herzog de « non conventionnel » relève de l’euphémisme. Sa vie comme sa filmographie ressemblent autant à un long fleuve tranquille que la recherche de l’Eldorado menée par son héros le plus fameux, Aguirre. Le cas qui nous occupe en est une illustration parmi d’autres : le fait de réaliser que Les nains aussi ont commencé petits précède d’à peine deux ans la brillante « colère de Dieu » qui propulsera le metteur en scène dans la catégorie des génies du septième art fait partie de ces anomalies auxquelles le spectateur a intérêt à s’habituer s’il souhaite saisir le cinéma de Herzog.

Sorti en 1970, ce second long-métrage d’un des pères du nouveau cinéma allemand (après Signes de vie en 1968, un succès commercial et critique) doit être resitué dans une période de fascination de Herzog pour le handicap. À la suite de ce film, il réalisera en effet deux documentaires consacrés au sujet, Avenir handicapé (dont l’objectif est de sensibiliser le public à la cause des personnes handicapées) et Au pays du silence et de l’obscurité (dont la protagoniste est une femme sourde et aveugle depuis l’adolescence). Cette fascination n’est par ailleurs qu’un motif parmi d’autres dans la carrière d’un homme qui a toujours nourri une passion pour la radicalité et la marginalité, d’où ses innombrables personnages (réels ou imaginaires) « bigger than life » pour lesquels la condition humaine n’est qu’un carcan bien trop étriqué. On ira même plus loin : ses personnages souvent chaotiques, imprévisibles ou mégalomanes souhaitent s’acquitter des lois que la vie leur a réservé précisément parce qu’ils sont marginaux. Le cinéma de Werner Herzog est une lutte permanente – souvent à mort – contre l’abdication vis-à-vis de ce qui nous dépasse. Face à l’impensable, face à l’impossible, ses héros partiront toujours en croisade, quel qu’en soit le prix.

Ce sujet constitue plus que le thème du film Les nains aussi ont commencé petits, il en est le prétexte. Dépourvu d’un scénario au sens traditionnel du terme, le film célèbre en effet l’émancipation anarchiste du début à la fin. Celle d’un groupe de pensionnaires d’un centre de redressement pour nains, qui profitent de l’absence du directeur pour assiéger l’éducateur (lui aussi de petite taille !)… et foutre un joyeux bordel. C’est la rencontre de Lilliput et de Sa Majesté des mouches, à la différence que Werner Herzog n’a rien d’un moraliste, et préfère l’anarchie à la bienséance.

Quel est le rôle de l’établissement disciplinaire ? Pourquoi toutes les personnes sont-elles naines ? Qu’est-ce qui a déclenché la rébellion ? Le spectateur n’aura droit à aucune explication. La forme est pour le moins radicale : loin de toute préoccupation narrative, le cinéaste allemand ne fait que filmer la soif de liberté et de destruction de protagonistes qui, dans tous les sens du terme, ne supportent plus la « petitesse » de leur existence. Tels des enfants terribles qui éliminent soudain toute forme d’autorité, leur liberté totale n’est mise qu’au service de la décadence et de la destruction, dans une pure logique anarchiste. Il est difficile d’interpréter le regard de Herzog sur ses personnages pour le moins atypiques. Leur nanisme suscite certes un sentiment d’étrangeté et d’absurde, d’autant plus que le cinéaste les cadre régulièrement en gros plan, comme une toile de Jérôme Bosch. Ce sentiment est accentué par le décor isolé et volcanique de Lanzarote et par les prénoms hispaniques que portent les nains… alors qu’ils parlent l’allemand ! Pour autant, on ne trouve dans le chef du cinéaste nulle condescendance ni moquerie. Herzog adopte au contraire une position proche de celle de Tod Browning dans Freaks (1932). Ainsi, s’il ne se complaît pas dans l’observation de « bêtes de foire », il ne traite pas non plus ses personnages avec complaisance.

L’émancipation qui est dépeinte ne s’accompagne d’aucun message sociologique ou moral. Le film, d’ailleurs, est particulièrement avare en mots, son intrigue n’étant composée que d’actions successives, celles de nos turbulents héros rivalisant d’imagination pour semer la pagaille. Jamais ils ne se projettent dans l’avenir, leur horizon s’arrête à l’instant présent. Une logique parfaitement illustrée par la remise en état d’un véhicule : loin de leur fournir un moyen de s’évader définitivement de leur prison, il ne leur sert que d’énième outil de saccage absurde. Le film ne constitue pas davantage une guerre d’un camp contre un autre, puisque les protagonistes n’hésitent pas à outrager leurs semblables : l’éducateur et les deux aveugles sont eux aussi des nains, et les seconds se trouvent dans une situation de double handicap encore moins enviable qu’eux ! Les animaux sont eux aussi martyrisés (un cochon est tué, les poules sont balancées sans ménagement, et une procession religieuse est improvisée avec un singe crucifié !). Bref, le titre du film est à comprendre comme : les nains aussi ont le droit de sombrer dans la cruauté, la destruction, la bassesse.

Pour autant, Les nains aussi ont commencé petits constitue un essai très imparfait, un galop d’essai expérimental et épuré que Werner Herzog saura rapidement mettre à profit pour faire mûrir sa vision cinématographique unique. Trop lent, trop long, naïf et truffé d’imperfections, ce film fou et déroutant, entièrement autoproduit par Herzog, n’en demeure pas moins une expérience originale et diablement intéressante pour tous les aficionados du maître allemand.

Synopsis : Le directeur d’un centre de redressement, dont tous les pensionnaires sont des personnes atteintes de nanisme, s’est absenté. Et tandis que l’éducateur de service s’enferme avec un petit délinquant mis en pénitence, les captifs se révoltent. Rien ne leur échappe. La fête prend un caractère sauvage et cruel.

Les nains aussi ont commencé petits : Fiche technique

Titre original : Auch Zwerge haben klein angefangen
Réalisateur : Werner Herzog
Scénario : Werner Herzog
Interprétation : Helmut Döring (Hombré), Paul Glauer (Erzieher), Gisela Hertwig (Pobrecita), Hertel Minkner (Chicklets), Gerd Gickel (Pepe)
Photographie : Thomas Mauch
Montage : Beate Mainka-Jellinghaus
Musique : Florian Fricke
Producteur : Werner Herzog
Société de production : Werner Herzog Filmproduktion
Durée : 96 min.
Genre : Comédie/drame absurde
Date de sortie : 8 mai 1970
Nouvelle sortie en salles : 25 février 2026
Allemagne de l’Ouest – 1970

L’Énigme de Kaspar Hauser (1974) de Werner Herzog : gloire aux inadaptés

Sorti deux ans après le chef-d’œuvre Aguirre, la colère de Dieu, ce quatrième film de Werner Herzog est une ode aux personnages d’inadaptés qui lui sont chers. L’enfant sauvage, vierge au monde, y est célébré de manière poétique comme la dernière forme d’innocence, brisée par une société humaine gâtée. Cette déclaration d’amour à la marginalité ressort en salles ce 25 février. 

Après un tournage éprouvant dans la jungle péruvienne en compagnie du non moins éprouvant Klaus Kinski, Werner Herzog revient « au bercail » en 1974, plus précisément en Bavière. Si ce quatrième opus est forcément moins exotique, son thème n’en est pas moins taillé sur mesure pour le cinéaste allemand. Comme son titre l’indique, L’Énigme de Kaspar Hauser est en effet consacrée à un cas célèbre qui a secoué la bonne société allemande dans la première moitié du XIXe siècle. En 1828, un adolescent est découvert à Nuremberg. Le jeune homme, seul et complètement sauvage, est incapable de s’exprimer. Il porte sur lui une lettre énigmatique qui n’apporte aucune réponse aux habitants qui l’ont découvert. Bien plus tard, quand il aura acquis les bases du langage, il affirmera avoir grandi dans l’isolation la plus totale d’une cellule sombre. Sa vie comme sa mort mystérieuse à l’âge de 21 ans ne cesseront de nourrir les rumeurs les plus folles – entre une éventuelle appartenance à la maison grand-ducale de Bade et des accusations d’imposture. L’histoire fascinante de cet enfant sauvage nourrira les artistes les plus divers, jusqu’à Paul Verlaine qui, en 1881, lui consacrera un poème dans son recueil Sagesse.

Si Werner Herzog s’est donc inspiré d’une histoire réelle, le personnage de Kaspar Hauser se révèle peut-être plus « herzogien » que n’importe quel personnage de fiction peuplant la longue filmographie du cinéaste allemand ! Quel meilleur exemple d’inadapté, en effet, que Hauser ? « Vierge au monde », le jeune homme n’a aucune chance de trouver sa place dans la société de son époque, malgré les efforts de quelques bonnes âmes. Si le Professeur Daumer (interprété par le comédien autrichien Walter Ladengast, qui retrouvera Herzog plus tard sur Nosferatu), seul personnage positif du film, tente d’éduquer le garçon, la compréhension mutuelle est impossible en raison de la difficulté que rencontre Hauser à saisir une multitude de concepts (les émotions, l’apprentissage d’aptitudes, la notion d’espace, etc.). A l’inverse, lorsqu’il s’exprime, il le fait au moyen de sa propre vision du monde, qui est forcément très compliquée à partager avec autrui.

Dans cette confrontation entre un marginal et l’ordre établi, la préférence du cinéaste ne fait aucun doute : chaque représentant de ce dernier est tourné en dérision. Ainsi, lorsque Hauser explique qu’il ne comprend pas la notion de religion et du Créateur, les deux pasteurs qui essaient de le convertir disent entre eux : « S’il ne comprend pas, qu’il croie ! ». On lui demande ensuite de répéter une prière comme on répète une leçon : par cœur. Les principes de la volonté humaine qui s’impose à toute chose sont ridiculisés par la candeur ignare de Kaspar, qui remet en question l’inégalité entre hommes et femmes, entre hommes instruits et gens inéduqués, entre pauvres et riches. Hauser est une page blanche, il n’a été coulé dans aucun moule, n’a subi le corset ni de l’instruction ni des règles sociales ni du catéchisme. Un principe qu’illustre la séquence du professeur venu interroger le jeune homme pour évaluer ses progrès, et qui n’accepte aucune autre réponse à sa question logique (et absurde) que la sienne, or Hauser ne connaît pas les lois d’airain de la logique. Le comportement et l’élocution bizarres de Hauser sont utilisés pour tourner en dérision toutes les couches de la société, qu’il s’agisse du peuple et de ses carcans religieux ou superstitieux, ou la noblesse imbue d’elle-même (notamment le lord anglais qui souhaite le recueillir comme son « protégé », mais finit par le rejeter car son nouveau jouet se comporte de manière trop imprévisible et inconvenante à ses yeux).

La conclusion du film est éloquente : mourant, Hauser fait la démonstration de l’imagination poétique dont son cerveau est capable avec cette fable située dans le désert (qu’il n’a pourtant jamais connu). Sa mort est suivie d’une autopsie au cours de laquelle des médecins disséquant son cerveau croient déceler ce qui faisait le mystère de cet homme. Car dans un monde de science, l’énigme est synonyme de ténèbres, il faut lui trouver une explication rationnelle. On ne s’étonnera pas, dès lors, de constater que le titre original du film (littéralement « chacun pour soi et Dieu contre tous » !) est autrement plus acide que sa traduction française…

Si Werner Herzog est particulièrement en phase avec le sujet de son film, le comédien qui interprète Hauser est également en phase avec son personnage ! Bruno Schleinstein, qui nous a quittés en 2010, n’avait aucune formation professionnelle. Fils illégitime d’une prostituée qui le battit férocement, il passa plus de vingt années dans divers établissements psychiatriques. Herzog découvrit ce musicien et peintre autodidacte grâce à un documentaire qui lui fut consacré en 1970, et décide de lui confier le rôle principal de son film malgré son inexpérience. Si le jeu hésitant voire franchement déroutant de Schleinstein constitue un parti pris qui ne plaira pas à tout le monde, ces défauts finissent par se fondre dans les caractéristiques qu’on attribue bien volontiers à ce personnage hors du commun… En 1976, Herzog ira encore plus loin en offrant à Schleinstein un autre premier rôle dans un film qu’il a écrit en quatre jours à peine, spécialement à son intention. Mais ceci est une autre histoire…

Pour conclure, il est utile de mentionner qu’on retrouve dans L’Énigme de Kaspar Hauser pas mal de points communs avec Les nains aussi ont commencé petit. A l’évidence, Herzog s’intéresse avec passion aux marginaux, traités avec plus de compassion (voire un franc parti pris positif) en 1974. La logique de l’enfermement et de l’émancipation est un autre fil rouge, même si Hauser ne cède pas à des pulsions destructrices… malgré une existence encore moins enviable que celle des nains. Enfin, on constate dans les deux films la présence de bon nombre d’animaux. L’occasion de montrer que les marginaux humains ne sont certes pas bien traités par leurs semblables, mais qu’ils traitent eux-mêmes mal les animaux (ici, un poulet, un chat et un ours de cirque). La logique perverse de la domination humaine est donc partout… sauf dans le chef de Hauser qui, non concerné par le complexe de supériorité typiquement humain, se montre tendre avec les animaux. Entre 1970 et 1974, Werner Herzog a donc conservé et approfondi ses thèmes fétiches, mais il a aussi gagné en empathie pour ses personnages.

Synopsis : Le jour de la Pentecôte, en 1828, à Nuremberg, apparaît sur la grand-place un jeune homme muet et misérable. Personne ne le connaît. Il a l’air idiot. Il est à peine capable de prononcer son nom. C’est Kaspar Hauser. Un homme qui a passé sa vie reclus dans un cachot.

L’Énigme de Kaspar Hauser : Fiche technique

Titre original : Jeder für sich und Gott gegen alle
Réalisateur : Werner Herzog
Scénario : Werner Herzog
Interprétation : Bruno S. (Kaspar Hauser), Walter Ladengast (Georg Friedrich Daumer)
Photographie : Jörg Schmidt-Reitwein
Montage : Beate Mainka-Jellinghaus
Musique : Florian Fricke
Producteurs : Werner Herzog et Walter Saxer
Sociétés de production : Werner Herzog Filmproduktion, Filmverlag der Autoren et la ZDF
Durée : 109 min.
Genre : Drame historique
Date de sortie : 1er novembre 1974
Nouvelle sortie en salles : 25 février 2026
Allemagne de l’Ouest – 1974

Code IPTV 2026 : Acheter IPTV CODE & Xtream Code 12 Mois

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Le code IPTV 2026 est devenu l’une des méthodes les plus rapides pour accéder aux chaînes TV, films, séries et événements sportifs via Internet, notamment pour les utilisateurs recherchant une solution IPTV simple et performante. Grâce à un IPTV CODE, l’activation se fait en quelques secondes sur Android, Smart TV, PC ou box IPTV sans configuration compliquée.

Cependant, entre xtream code, code iptv gratuit, M3U et abonnements longue durée, il est parfois difficile de savoir quelle option choisir. Avant de comprendre les formats et les différences, voici directement les solutions les plus fiables actuellement.

Top 3 Fournisseurs Code IPTV 2026

  • Premier IPTV

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Premier IPTV est souvent considéré comme l’une des solutions les plus stables pour obtenir un code IPTV 2026 fiable. Le service fournit un xtream code ainsi qu’un code IPTV M3U, compatibles avec la majorité des applications comme IPTV Smarters, TiviMate et Smart IPTV.
L’activation est rapide et le chargement des chaînes se fait généralement en quelques secondes, même aux heures de forte affluence. Le fournisseur se distingue par la qualité de ses serveurs, la fluidité du streaming en HD et 4K, ainsi que par la disponibilité d’un code IPTV 12 mois avantageux pour les utilisateurs souhaitant éviter les renouvellements fréquents.
Son support client reste également un point fort, notamment pour accompagner les débutants lors de la première installation.

👉Voir le site et l’offre

2) LaFrance IPTV



Lafrance IPTV est apprécié pour sa simplicité et sa rapidité d’activation. Après paiement, l’utilisateur reçoit immédiatement son IPTV Code, ce qui permet une configuration quasi instantanée sur Android, Smart TV ou Fire Stick.
Le service propose un xtream code 2026 stable avec un bon équilibre entre prix et performance. Les chaînes sportives, les films récents et les séries populaires sont régulièrement mis à jour, ce qui maintient une expérience dynamique.
Lafrance IPTV convient particulièrement aux utilisateurs qui souhaitent acheter code iptv sans passer par des procédures complexes, tout en bénéficiant d’une interface claire et d’une compatibilité multi-appareils.

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 3) Maxtivo

Maxtivo se positionne comme une solution équilibrée pour les utilisateurs recherchant à la fois diversité de chaînes et stabilité technique. Le fournisseur offre un xtream code ainsi qu’un code IPTV M3U, permettant une installation flexible sur Android, box IPTV et Smart TV.
L’un de ses avantages majeurs est la richesse de son bouquet sportif et international, ainsi que la possibilité d’opter pour un code IPTV 12 mois à tarif compétitif.
Le service est particulièrement optimisé pour Android TV, ce qui garantit un chargement rapide des playlists et une navigation fluide. Son support client accompagne efficacement les utilisateurs en cas de difficulté technique.

👉Voir le site et l’offre 

Qu’est-ce qu’un IPTV CODE ?

Un IPTV CODE est un identifiant numérique fourni par un service IPTV permettant d’activer un abonnement sur une application compatible. Ce code agit comme une clé d’accès à des milliers de chaînes et contenus à la demande.

Concrètement, quand tu entres ce code dans une application, elle se connecte au serveur du fournisseur et récupère la liste des chaînes associées à ton compte. Le serveur vérifie que le code est valide, qu’il n’a pas expiré, et qu’il n’est pas utilisé sur trop d’appareils en même temps.

Formats courants :

  • Xtream Code 2026 → URL + identifiant + mot de passe
  • Code IPTV M3U → lien playlist
  • Code d’activation direct

Xtream Code vs M3U

Xtream Code

  • Configuration rapide
  • Moins de coupures
  • Compatible IPTV Smarters, TiviMate, Smart IPTV

Ce format est devenu le standard pour les fournisseurs sérieux. L’application communique directement avec le serveur, ce qui permet des fonctions comme le guide des programmes (EPG), le contrôle parental, et les favoris synchronisés.

Code IPTV M3U

  • Flexible
  • Compatible VLC, Kodi, Android
  • Peut devenir instable s’il est gratuit

Le M3U est un simple fichier texte contenant les adresses de chaque flux vidéo. C’est plus universel — n’importe quel lecteur multimédia peut le lire — mais c’est aussi plus fragile. Si le fournisseur change ses URL, ton fichier devient inutile jusqu’à ce que tu télécharges la nouvelle version.

Code IPTV Gratuit

Un code IPTV gratuit peut servir de test, mais il présente souvent :

  • Expiration rapide (24h à 7 jours max)
  • Qualité variable
  • Coupures fréquentes
  • Chaînes premium absentes

Ces codes gratuits viennent généralement de deux sources : soit des essais officiels proposés par des fournisseurs pour attirer de nouveaux clients, soit des codes piratés ou partagés qui cessent de fonctionner dès que le propriétaire légitime se plaint. Dans le deuxième cas, tu risques aussi d’exposer ton appareil à des serveurs douteux.

Acheter Code IPTV 

Acheter un IPTV CODE permet :

  • Serveurs stables
  • Streaming HD / 4K
  • Support client
  • Mises à jour régulières

Un code IPTV 12 mois est souvent le plus rentable. Avant d’acheter, vérifie que le fournisseur propose un essai de 24h ou 48h. Un vendeur qui refuse tout test a probablement quelque chose à cacher. Regarde aussi les avis sur des forums indépendants plutôt que sur le site du vendeur lui-même.

Pour comparer les offres actuelles, consulte le comparatif IPTV France par Enparlons.

Critères à vérifier avant l’achat :

  • Nombre de connexions simultanées autorisées
  • Présence d’un EPG (guide des programmes)
  • Politique de remboursement
  • Méthodes de paiement (PayPal offre plus de protection que crypto)

Code IPTV Android

Installation simple :

  1. Télécharger IPTV Smarters / TiviMate
  2. Choisir Xtream Code
  3. Entrer les identifiants
  4. Charger les chaînes

Connexion recommandée : 15–25 Mbps.

Si tu utilises une box Android TV, TiviMate offre une meilleure expérience que Smarters — interface plus fluide, zapping plus rapide. Par contre, la version premium est payante (une seule fois, pas d’abonnement).

En cas de problème de chargement :

  • Vérifie que l’heure de ton appareil est correcte (beaucoup de serveurs rejettent les connexions avec un décalage horaire)
  • Essaie de vider le cache de l’application
  • Change de serveur DNS (8.8.8.8 ou 1.1.1.1)

FAQ Code IPTV

Xtream Code ou M3U ?
Xtream Code est plus stable.

Code IPTV gratuit fiable ?
Bon pour test, pas pour usage quotidien.

Durée idéale ?
12 mois reste le plus économique.

Conclusion

Le code IPTV 2026 le plus stable reste le xtream code.
Le code IPTV gratuit est utile pour test uniquement.
Pour une expérience fluide, un IPTV CODE 12 mois auprès d’un fournisseur reconnu reste la meilleure option.

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Casino suisse légal : comment vérifier licence, sécurité et paiements avant de s’inscrire

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En Suisse, beaucoup de joueurs supposent qu’un casino en ligne est légal simplement parce qu’il est accessible depuis leur navigateur. C’est une faute commune. La validité de la licence, les normes de sécurité et la transparence des paiements doivent être vérifiées avant de créer un compte. Ce guide montre comment faire, étape par étape.

Expérience de jeu fiable et critères essentiels en 2026

La réglementation suisse s’est renforcée ces dernières années. Le marché suisse sera confronté à de nouvelles exigences en 2026.

L’évolution constante de la réglementation en 2026 impose aux opérateurs une transparence accrue pour garantir une protection optimale des utilisateurs helvètes. Pour identifier le meilleur nouveau casino en ligne parmi la multitude d’offres disponibles, il est essentiel de s’appuyer sur une expérience de jeu fiable qui analyse rigoureusement chaque site autorisé par les autorités compétentes. Un cadre légal strict en suisse permet désormais d’accéder à des plateformes performantes, alliant protocoles de sécurité avancés et systèmes de paiements innovants comme les cryptomonnaies.

Cette transparence renforcée est cruciale car les joueurs peuvent mieux comparer les plateformes. Les critères objectifs — licence, sécurité, transactions financières — nous aident à voir l’essentiel en évitant les discours publicitaires. Toute évaluation sérieuse doit commencer par vérifier une autorisation légale.

Vérifier une licence de casino suisse

La licence est le premier filtre à appliquer avant toute inscription. En Suisse, le cadre légal est défini par la loi fédérale sur les jeux d’argent (LJAr), et c’est une autorité officielle qui supervise les opérateurs autorisés.

ESBK (Eidgenössische Spielbankenkommission)

Les casinos suisses sont surveillés par la Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ), en allemand ESBK. Elle délivre les concessions aux établissements physiques suisses, qui peuvent ensuite proposer une extension en ligne légale. La liste des opérateurs autorisés est accessible publiquement sur le site de la CFMJ, ce qui permet à tout joueur de vérifier rapidement si une plateforme figure dans ce registre.

Ce qu’il faut vérifier sur le site du casino

Sur chaque plateforme, plusieurs éléments doivent être présents et vérifiables. Le numéro de licence doit être affiché clairement, souvent en bas de page. Le sceau de régulation doit rediriger vers le site web officiel de l’autorité. Un renvoi direct à la page de contrôle de l’autorité montre la bonne foi de l’exploitant.

Les licences étrangères (MGA, Curaçao ou UKGC) ne sont pas toujours légales en Suisse. Un casino international peut se conformer aux lois de son pays d’origine tout en contournant la loi suisse pour les joueurs.

Standards de sécurité : SSL, données personnelles et équité des jeux

La sécurité technique d’un casino en ligne est aussi importante que sa licence. Un opérateur légal et sérieux investit dans des standards visibles et vérifiables.

Chiffrement SSL

Tous les casinos en ligne respectables utilisent le protocole HTTPS sur toutes leurs pages. Ce SSL protège les données personnelles et financières échangées entre l’utilisateur et la plateforme contre les interceptions. L’absence d’HTTPS est une alerte urgente.

Certifications RNG et RTP

Les jeux doivent utiliser un RNG validé par eCOGRA ou iTech Labs. Il faut clairement afficher le RTP de chaque jeu. Ces accréditations confirment l’authenticité des résultats.

Conformité en matière de données personnelles

Les exploitants respectent les normes suisses et européennes en matière de protection des données. Avant l’inscription, une politique de confidentialité explicite et complète est nécessaire. L’absence ou le flou de ce document est révélateur du niveau de sérieux de la plateforme.

Méthodes de paiement et transparence financière

Avant de déposer de l’argent, il est essentiel de comprendre les options disponibles et les conditions applicables aux retraits.

Méthodes de paiement acceptées

Un casino légal en Suisse doit proposer des options adaptées aux joueurs helvétiques. Les méthodes couramment disponibles sur les plateformes sérieuses incluent :

  • TWINT, très répandu et rapide pour les transactions en CHF
  • PostFinance, fiable et reconnu par les banques suisses
  • Virements bancaires suisses classiques
  • Cartes de crédit et de débit (Visa, Mastercard)
  • Cryptomonnaies, de plus en plus acceptées par les nouveaux opérateurs

Conditions de retrait

Il faut préciser les délais de traitement des retraits, généralement de 24 heures à 5 jours ouvrés selon la méthode choisie. Il faut expliquer les exigences de vérification (KYC) avant le premier retrait, pas les imposer soudainement. Les frais éventuels sur les transactions doivent également être affichés sans ambiguïté. Un opérateur qui cache ces informations dans des pages difficiles à trouver mérite la méfiance.

KYC et vérification des joueurs : pourquoi c’est important

Tout casino en ligne autorisé doit vérifier l’identité des joueurs. Elle vérifie l’âge, respecte les règles anti-blanchiment et sécurise les retraits en s’assurant de la bonne transmission des fonds.

Un KYC bien géré assure la sécurité du joueur et de l’opérateur. Un site qui n’effectue aucune vérification — ou qui la demande uniquement après un gain important — présente un risque réel. À l’inverse, un KYC rigoureux dès l’inscription est un indicateur de sérieux.

Outils de jeu responsable et protection des joueurs

Les sites de jeux en ligne suisses doivent offrir des outils de jeu responsable accessibles et efficaces. Ces dispositifs incluent des restrictions de dépôt et de pertes, des systèmes d’auto-exclusion, et des notifications de durée de jeu pour aider les joueurs à contrôler leur pratique.

Pour les opérateurs autorisés, ces instruments sont obligatoires selon la CFMJ pour l’exploitation. Leur présence et leur accessibilité sont donc un critère de conformité légale.

Signaux d’alerte des plateformes non autorisées ou risquées

Avant toute inscription, un joueur devrait effectuer une vérification de base. Les éléments suivants doivent alerter immédiatement :

  • Absence de numéro de licence affiché ou vérifiable
  • Aucune information claire sur la société exploitant le site (nom, adresse, pays d’enregistrement)
  • Offres de bonus aux montants irréalistes, sans conditions de mise visibles
  • Connexion non sécurisée (absence de HTTPS)
  • Politique de retrait floue ou délais anormalement longs sans explication

Aucun de ces points ne devrait être ignoré. Un casino légal et sérieux n’a pas de raison de cacher ces informations.

Conclusion

Avant de créer un compte, vérifier la licence CFMJ, contrôler le SSL et les certifications de jeu, lire les conditions de retrait, comprendre le processus KYC et s’assurer que les outils de jeu responsable sont disponibles — ces cinq étapes suffisent à réduire considérablement les risques. Les casinos légaux en Suisse offrent un cadre de protection solide, mais la vérification personnelle reste indispensable. Aucune plateforme ne devrait être choisie uniquement sur la base de son marketing.

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Quand le jeu vidéo emprunte au feuilleton : la narration saisonnière comme nouveau langage

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Le cinéma raconte des histoires en deux heures. Les séries les étirent sur plusieurs saisons. Le jeu vidéo, lui, a trouvé une troisième voie. Depuis quelques années, les titres en ligne les plus populaires ne livrent plus leur contenu d’un bloc. Ils le distillent, le renouvellent, le transforment au fil de saisons qui rythment la vie de millions de joueurs. Ce modèle, que l’industrie appelle live-ops, ne se limite pas à une stratégie commerciale. Il redéfinit la manière dont on construit un récit interactif et, par ricochet, la relation entre un joueur et son univers de fiction.

Le parallèle avec la télévision n’est pas anodin. Les showrunners de séries comme Lost ou Breaking Bad avaient déjà compris que le temps long crée de l’attachement. Chaque épisode pose une question, chaque saison referme un arc tout en ouvrant le suivant. Les studios de jeux vidéo ont absorbé cette logique et l’ont poussée plus loin. Dans Fortnite, la carte du jeu se transforme à chaque nouveau chapitre. Des personnages apparaissent, des alliances se forment, des catastrophes virtuelles redessinent le terrain. Le joueur n’est plus spectateur de cette évolution. Il la vit de l’intérieur, en temps réel, avec la certitude que ce qu’il voit aujourd’hui aura disparu demain. Cette urgence narrative, le cinéma ne peut pas la reproduire. La série non plus, pas de cette façon.

Le temps comme matière première

Ce qui rend le modèle saisonnier si puissant dans le jeu vidéo, c’est sa capacité à transformer le temps en ressource narrative. Un film de science-fiction peut évoquer le passage des années par une ellipse. Un jeu live-service, lui, fait vivre ce passage. Destiny 2 a supprimé des planètes entières de son univers d’un patch à l’autre, forçant les joueurs à accepter que certains souvenirs de jeu ne reviendront pas. Ce choix radical, impensable au cinéma où tout reste gravé sur pellicule, confère au médium une qualité presque organique. Le monde du jeu respire. Il vieillit. Il meurt parfois.

Genshin Impact a poussé cette idée avec une élégance particulière. Ses mises à jour, espacées de six semaines, ouvrent progressivement de nouvelles régions inspirées de cultures réelles. Chaque version raconte un fragment d’une mythologie plus vaste, et les événements temporaires y ajoutent des couches de narration que seuls les joueurs présents à ce moment précis peuvent vivre. Pour les amateurs de jeux d’aventure et de mondes ouverts, cette approche saisonnière a transformé le genre. L’exploration ne se fait plus seulement dans l’espace, elle se fait aussi dans le temps. Un joueur qui revient après trois mois d’absence découvre un paysage différent, peuplé de personnages qu’il n’a jamais croisés. Cette sensation de monde vivant, autrefois réservée aux descriptions littéraires les plus ambitieuses, est devenue une réalité ludique.

Le spectacle permanent

Il y a quelque chose de profondément cinématographique dans la façon dont certains jeux orchestrent leurs transitions saisonnières. Les événements de fin de chapitre de Fortnite sont devenus des rendez-vous culturels comparables aux finales de séries télévisées. Des dizaines de millions de joueurs se connectent simultanément pour assister à des séquences scriptées où la carte implose, où le ciel se déchire, où un personnage géant menace l’ensemble du serveur. Ces moments ne sont pas rejouables. Comme un spectacle vivant, ils n’existent qu’une fois, dans l’instant partagé.

Epic Games a compris que le jeu vidéo pouvait emprunter au théâtre cette notion d’événement unique. Et les joueurs y répondent avec une ferveur qui rappelle celle des premières projections publiques. On filme son écran, on commente en direct, on partage l’émotion sur les réseaux. Le live-ops ne produit pas seulement du contenu. Il produit des souvenirs collectifs, exactement comme le ferait un blockbuster lors de sa sortie en salle.

La fatigue du feuilleton sans fin

Mais ce modèle a ses zones d’ombre, et elles ressemblent étrangement à celles que connaît la télévision contemporaine. La multiplication des plateformes de streaming a engendré une lassitude chez les spectateurs, submergés par un catalogue infini de séries à suivre. Le jeu vidéo traverse une crise similaire. Quand Fortnite, Apex Legends, Genshin Impact, Destiny 2 et une dizaine d’autres titres réclament chacun leur quota hebdomadaire d’attention, le divertissement se transforme en obligation.

Les passes de combat, ces systèmes de progression saisonnière qui récompensent la régularité, fonctionnent sur le même principe que les algorithmes de recommandation des plateformes de streaming : maintenir l’engagement à tout prix. Le joueur ne lance plus un titre par envie mais par peur de manquer une récompense exclusive. Ce glissement, du plaisir vers le devoir, pose des questions que le monde du cinéma connaît depuis longtemps. Quand la sérialisation devient industrielle, quand chaque œuvre doit retenir son public plutôt que le satisfaire, la qualité narrative finit souvent par en pâtir.

Un langage encore jeune

Malgré ces écueils, le modèle saisonnier du jeu vidéo reste un territoire d’expérimentation narrative fascinant. Des titres comme Sea of Thieves construisent des récits transmédia où les saisons du jeu dialoguent avec des bandes dessinées et des cinématiques narratives. No Man’s Sky a transformé un lancement désastreux en saga de rédemption grâce à des mises à jour gratuites qui ont littéralement reconstruit le jeu sur plusieurs années. Ces exemples montrent que le live-ops n’est pas condamné à la répétition mercantile. Entre les mains de créateurs ambitieux, il peut devenir un mode de narration à part entière.

Le jeu vidéo n’a pas fini de chercher sa grammaire. Le modèle saisonnier, avec ses contraintes et ses libertés, lui offre un vocabulaire que ni le cinéma ni la littérature ne possèdent : celui du récit qui change pendant qu’on le vit. Pour quiconque s’intéresse à la narration contemporaine, c’est peut-être là que se joue l’un des chapitres les plus stimulants de la fiction en ce début de siècle.

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