Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Dernière rencontre du festival de films francophones Cinemania nous concernant et c’est toujours à l’hôtel Humanity de Montréal. Et cette fois, c’est Franck Dubosc qui sera le talent interviewé à l’occasion de sa venue pour présenter "Un ours dans le Jura", son nouveau film en tant que réalisateur et dans lequel il joue. Un film entre comédie noire et polar assez surprenant que nous avons adoré.
Rencontrez Alexis Michalik, l’auteur et metteur en scène multi-récompensé, lors d’une séance unique d’Edmond au Majestic Passy. Découvrez son approche visionnaire du théâtre, ses inspirations, ses réflexions sur la création artistique et son amour pour les récits intemporels. Un entretien captivant avec l’un des talents les plus prolifiques du théâtre contemporain.
Retrouvez notre interview de Romain Duris et Guillaume Senez pour "Une part manquante", dans le cadre du Festival de films francophones Cinemania 2024. Une rencontre courte mais intense.
Découvrez notre interview exclusive de Mallory Wanecque et Malik Frikah, jeunes stars du film "L'Amour ouf" de Gilles Lellouche, présenté au Festival Cinemania 2024. Parcours, anecdotes de tournage et impressions sur leur expérience cinématographique avec des acteurs renommés.
La Vie est une fête dernier spectacle de Jean-Christophe Meurisse (réalisateur au cinéma des Pistolets en plastique) est un mélange explosif et hyperbolique de toutes les névroses individuelles et collectives, un théâtre punk et cathartique où la cruauté rieuse danse avec la tendresse.
C’est au cœur d’une terrasse cosy, dans les enceintes de Metropolitan Films, que Zar Amir Ebrahimi (vue et célébrée dans l’asphyxiant "Les Nuits de Mashhad") nous a confié avec passion et générosité son expérience hors du commun sur "Tatami", qu’elle a co-réalisé avec Guy Nattiv. Fruit d’une collaboration historique entre deux cinéastes, l’un israélien, l’une l’iranienne, ce film convoque à la fois la rage de vaincre et de vivre de Leila, une judokate qui peut espérer décrocher la médaille d’or. Mais au cours de la compétition, elle et son coach Maryam reçoivent un ultimatum de la République islamique ordonnant à Leila de simuler une blessure et d’abandonner pour éviter une possible confrontation avec l’athlète israélienne. Un fait stupéfiant et toujours d’actualité chez de nombreux athlètes, enchaînés au doute et mutilés par leur désir de liberté.
Elles ont en commun une maison d'édition (Sterenn), quelques salons du livre, et certainement beaucoup plus. Elles sont deux autrices aux univers très différents mais aux écritures fortes et touchantes. Floriane Joseph a déjà publié deux romans ("La Belle est la Bête" et "Les vivants sont des rois") ainsi qu'un recueil de poésie ("Tant qu'il restera des corps à étreindre"). Juliette Elamine est une autrice très prolifique au quotidien (entre écriture quotidienne et ateliers d'écriture qu'elle anime) qui a déjà publié "Les Chroniques de l'imaginaire", "Le nom de mon père" et son dernier roman en date, "Les enfants de la vie". Toutes deux auront respectivement une nouvelle publication chez Sterenn éditions d'ici janvier 2025. Pour prolonger leurs textes tour à tour engagés, poétiques et ambitieux, elles ont accepté de répondre à quelques questions.
Oli est aussi pétillante et inspirante que son ouvrage "L'Art de la Bonté". Si vous la croisez en salon du livre (son livre jaune ne passe pas inaperçu, son sourire non plus), elle aura sûrement dans les mains une boîte à bonbons transparente remplie de petits post-it, pardon des "penses-bonté" comme elle aime les appeler. L'idée ? Offrir à celui qui pioche un message positif qui souvent entrera en résonance avec son propre état intérieur. Ce projet, elle le prolonge dans "L'Art de la Bonté", qui n'est que réconfort (même si la question de la souffrance n'est pas écartée). Un texte truffé de citations et autres références, qui n'a d'autre but que de rencontrer un lecteur qui a besoin de lui pour "avancer dans la vie". Oli a accepté de répondre à quelques questions, pour prolonger la dose de bonnes ondes qu'elle offre quotidiennement sur les réseaux sociaux.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.