Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Connaît-on vraiment Phil Tippett ? Alexandre Poncet et Gilles Penso, le duo derrière Le Complexe de Frankenstein, nous invitent à (re)découvrir le génie créatif qu'est Phil Tippett, l'homme derrière les effets spéciaux en stop motion de Star Wars et Robocop ainsi que l'animation de Jurassic Park et Starship Troopers. À l'occasion de son avant-première au PIDS (Paris Images Digital Summit), retour sur le nouveau documentaire du duo Poncet/Penso qui vous fera entrer dans le monde de golems du "mad god" Phil Tippett.
Après nous être penchés sur la compétition, nous nous sommes intéressés à ce que pouvait nous offrir hors-compétition le festival de Gérardmer. Grand bien nous a pris, car nous avons pu découvrir plusieurs raretés des années 70 dont deux provenant de l'ozploitation, ainsi qu'un documentaire consacré au grand Phil Tippett, et pour finir, la pépite du festival, Freaks.
Après 3 jours de marathon filmique, LeMagduciné est de retour des Vosges pour vous faire un petit retour sur la 26ème édition du festival de Gérardmer. Première étape : la compétition qui a mis à l'honneur la Suède avec le drame intimiste qui tourne en guerre pré-apocalyptique, The Unthinkable, mais également la potacherie Z Puppet Master : The Littlest Reich qui se voit décerner le prix du jury. À côté de ça, les zombies sont présents avec Endzeit et The Dark, tandis que la Corée du Sud revient avec le thriller fantastique The Witch Part 1 : The Subversion, et la palme du plus mauvais film est décernée au canadien Lifechanger.
Du 30 janvier au 2 février 2019 a eu lieu le PIDS, Paris Images Digital Summit, au Centre des Arts d'Enghien-les-bains. Dédié à la création numérique (des effets spéciaux à la réalité virtuelle), le festival a rendu cette année hommage à l'un des grands génies et superviseurs des effets spéciaux d'ILM (Industrial Light & Magic) avec la masterclass de John Knoll dirigée par Alexandre Poncet. Un riche retour sur une conséquente carrière, de Mission: Impossible à Avatar en n'oubliant pas Abyss, Pacific Rim, Star Wars et bien d'autres...
Photographie de couverture : FX Monnot.
Avant de poser ses valises dans la station vosgienne de Gérardmer à l'occasion du Fantastic Arts qui se déroulera du 30 janvier au 3 février, le Mag du Ciné revient en détail sur la programmation de cette 26ème édition qui s'annonce très riche en découvertes.
Alors que Paris voyait les gilets jaunes coloniser les rues, le Mag du ciné a bravé les émeutes pour se retrancher au Max Linder Panorama où se déroulait la 8ème édition du PIFFF. L'occasion, le temps d'un week-end, de voyager au gré du cinéma de genre au travers de 5 films nous faisant passer du folklore marocain au black metal norvégien, tout en nous offrant des délires assumés provenant de France, du Japon et d'Inde.
Le PIFFF sera de retour au Max Linder du 4 au 9 décembre pour sa huitième édition. L'occasion de faire le point sur une programmation qui s'annonce alléchante entre films très attendus comme Assassination Nation ou Lords of Chaos et séances cultes un peu oubliées avec Vorace et Halloween 3.
C'est une salle debout qui a applaudi l'équipe de State of happiness (Lykkeland) dévoilée à Canneseries. Présentée en compétition officielle à 24h du verdict...
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.