Festivals

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Arras Film Festival, 25ème édition, jour 2 : Le monde ne suffit pas

La 25e édition de l'Arras Film Festival commence véritablement aujourd’hui. Première journée pleine en termes de projection, premier jour du chapiteau, et première salve d’interviews pour votre serviteur. Et des films qui, encore et toujours, expriment le besoin d’écarter le spectateur de sa zone de confort pour métaboliser à l’écran des mondes ne faisant pas forcément partie de sa réalité.

Arras Film Festival : Départ en tambours et trompettes

La 25ème déjà. Les raisons de faire la fête ne manquent pas à l’Arras Film Festival, mais le passage d’un cap symbolique donne toujours un parfum d’impatience supplémentaire aux retrouvailles annuelles avec la manifestation. Et à en croire le nombre de séances déjà complètes avant même le coup d’envoi, la fièvre des salles obscures n’est pas près de s’estomper dans l’arrageois.

FFCP 2024 : Escape, la folie des déserteurs

Grâce à ses innombrables stratagèmes, plus ou moins bien pensés, mais toujours exécutés sous haute tension et à grand renfort d’adrénaline, la désertion offre au cinéma un sujet dramatique classique et fort en suspense. Si beaucoup d’eau a coulé sous les écoutilles depuis l’époque de "À la poursuite d’Octobre rouge", la frontière entre la Corée du Sud et la Corée du Nord autorise encore les tentatives d’incursion, ou de « transfert », au sein d’un État rival. C’est dans ce cadre conflictuel que s’inscrit "Escape", un film drôle et trépidant entre course désespérée et chasse à l’homme endiablée. Véritable succès populaire en Corée du Sud, il offre un divertissement plaisant qui manque cependant d’émotion et de sensationnel.

Cinémania 2024 : Le Mohican – Traque corsée

Pour son second film, Frédéric Farrucci choisit le territoire insulaire de la Corse comme décor et le thriller réaliste comme genre avec un film de traque. Et il réussit partiellement son coup en compilant à la fois un suspense brut à la mise en scène sèche avec un constat édifiant sur l’Île de Beauté, où la mafia et les promoteurs véreux tentent de faire la loi face à une population qui n’en peut plus des violences.

FFCP 2024 : Mimang, état d’impermanence

"Mimang" est un film mélancolique de Kim Tae-yang qui explore la transformation de Séoul à travers la rencontre de deux anciens amis. Un voyage poétique et sensoriel au cœur d'une ville en mutation, où les émotions s'entrelacent avec le paysage urbain.

Programme du 28ème Festival du film francophone « Les Œillades » d’Albi

La 28ème édition du festival du film francophone "Les Œillades" se déroulera du 19 au 24 novembre à Albi avec pour fil conducteur, le thème de la musique. Au programme : 30 avant-premières prestigieuses réparties dans les trois cinémas albigeois partenaires Arcé, Lapérouse et Les Cordeliers, dont 11 longs-métrages en compétition pour le Prix du Public, 15 séances « Reprises » pour redécouvrir les œuvres qui ont marqué l’année 2024, mais aussi la traditionnelle compétition de courts-métrages et un focus sur le réalisateur Jacques Demy, mettant à l'honneur le genre de la comédie musicale. Un ciné-concert Ne croyez surtout pas que je hurle de Frank Beauvais (2019), en présence de l'auteur-compositeur toulousain Michel Cloup, clôturera en beauté le festival.

Cinemania 2024 : La Pampa – Une jeunesse rurale (et moderne)

Construit sur une ribambelle de personnages très bien écrits et incarnés, le long-métrage d’Antoine Chevrollier doit cependant beaucoup à son personnage central, Willy, incarné par un stupéfiant Sayyid El Alami, une véritable révélation qui imprègne la pellicule.

FFCP 2024 : Padak, poisson cru

Amateurs de sushis, de maquereaux, de dorade ou de bar, vous ne regarderez plus jamais votre assiette de la même façon. "Padak" de Lee Hee-Dae, un animé à couteaux bien aiguisés, propose un conte sombre et engagé destiné aux adultes. Volontairement choquant, parfois écœurant, le film invite à une prise de conscience sur la maltraitance des animaux marins destinés à notre alimentation. Une expérience singulière qui a l’art de ne pas noyer le poisson. 

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