Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
War On Everyone, un des films les plus attendus de la sélection, vient renverser Deauville. Par son rythme effréné, son humour politiquement incorrect et ses acteurs gonflés à bloc, le long-métrage ne peut que conquérir le spectateur.
Après le glaçant Afterschool, le cinéaste Antonio Campos s'inspire de l'histoire vraie de Christine Chubbuck, pour brosser le portrait d’une femme coincée entre son idéal et la réalité d'une télévision qui veut du sang et des larmes
Après Miles Ahead, Deauville voit débarquer un nouveau biopic dans sa programmation. Il s'agit de Born to be blue, réalisé par Robert Budreau, relatant les joies et les désespoirs de Chet Baker, trompettiste de renom, incarné par Ethan Hawke, qui, une nouvelle fois, nous offre une interprétation complète et réussie.
Ça y est, c'est parti pour 12 jours de cinéma hors du commun! Dès le premier jour de sa 22ème édition, l'Etrange Festival nous a fait découvrir des œuvres loin des sentiers battus. Et ce n'est que le début...
Pour Transpecos, son premier long-métrage, en compétition au Festival de Deauville, Greg Kwedar nous propose un thriller dans le désert sud-américain, à la frontière entre États-Unis et Mexique.
Continuant dans sa lignée musicale, John Carney (Once et New-York Melody) est venu présenter Sing Street, en Compétition Officielle à Deauville et faire bouger les festivaliers !
In Dubious Battle, nouveau film de James Franco, présenté en avant-première au Festival de Deauvile, est une fresque historique puissante, directement adapté du roman du même nom de John Steinbeck.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.