Deux mères au bord du divorce, deux adolescentes sommées de choisir, un mariage en ligne de mire. Avec "Ideal and Weird Family", Kim Ji-hyun signe un premier film queer tendre et drôle sur une famille que la Corée refuse de reconnaître. Un road movie attachant, inégal, tourné avec les moyens du bord.
Du 17 au 22 novembre, le Festival du film francophone « Les Œillades » d'Albi soufflera ses trente bougies, en présence de trois invités d’honneur : le réalisateur marseillais Robert Guédiguian, le cinéaste franco-grec Costa-Gavras et l'actrice belge Natacha Régnier. Au programme de cet anniversaire marquant : 30 avant-premières prestigieuses réparties dans les trois salles albigeoises Arcé, Lapérouse et Cordeliers, dont 10 longs-métrages en compétition pour le Prix du Public, 10 séances « Reprises » pour redécouvrir les films coups de cœur de l'année, mais aussi la traditionnelle compétition de courts-métrages, une soirée consacrée à Jacques Tati, génie du burlesque moderne, une "petite nuit du cinéma" reconduite et un ciné-concert de clôture. Aperçu des festivités d'une 30ème édition qui s'annonce d'ores et déjà comme le rendez-vous incontournable de l'automne cinématographique tarnais..
Sept jours, sept rencontres. Dans "7 Days 7 People", un musicien indé criblé de dettes interroge ses proches avant de choisir entre la musique et son couple. Jung Da-won signe un drame musical coréen drôle et mélancolique, sur ce que coûtent les rêves quand la stabilité frappe à la porte.
Les différents jurys du 42ème édition du Festival du Cinéma américain de Deauville, ainsi que le public de la ville de Deauville, ont décerné les différents prix lors de la cérémonie de clôture à l'issue d'une semaine de compétition.
Par un travail sonore remarquable et une photographie travaillée, The Fits, premier long métrage d'Anna Rose Holmer, s'offre à nous comme un élément majeur de la Compétition Officielle du Festival de Deauville.
Un troisième jour à l’Étrange Festival qui explore le sadisme de notre monde mais qui sait aussi s'éloigner de la noirceur pour faire place à un réel émerveillement. Au programme : un grand Jodorowsky, un polar surréaliste assez mou, un thriller implacable et un film d'adolescent excentrique relativement indigeste.
En parallèle à la compétition officielle, l'Etrange Festival fait la part à des cinéastes venus d'horizons radicalement différents et dont la filmographie a, à leur manière, marqué le septième art, dont un hommage à Zulawski qui nous a quitté en février dernier. Méritent-ils tous pour autant d'être redécouvert?
Complete Unknown est un beau film, déconcertant, qui nous a enthousiasmés par son spleen moderne, incarné par cette jeune femme polymorphe. Un sérieux candidat pour une récompense samedi soir.
Le Festival du Cinéma Américain de Deauville a projeté "Teenage Cocktail", premier long métrage du jeune cinéaste John Carchietta, lequel retrace la trajectoire cauchemardesque de deux adolescentes qui s’exhibent sur le net...
En ce deuxième jour de l’Étrange Festival, celui-ci continue de repousser les limites du conventionnel. Même si il ne le fait pas toujours avec qualité. Jetons un œil à trois films de cette étrange journée...
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.