Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Par un travail sonore remarquable et une photographie travaillée, The Fits, premier long métrage d'Anna Rose Holmer, s'offre à nous comme un élément majeur de la Compétition Officielle du Festival de Deauville.
Un troisième jour à l’Étrange Festival qui explore le sadisme de notre monde mais qui sait aussi s'éloigner de la noirceur pour faire place à un réel émerveillement. Au programme : un grand Jodorowsky, un polar surréaliste assez mou, un thriller implacable et un film d'adolescent excentrique relativement indigeste.
En parallèle à la compétition officielle, l'Etrange Festival fait la part à des cinéastes venus d'horizons radicalement différents et dont la filmographie a, à leur manière, marqué le septième art, dont un hommage à Zulawski qui nous a quitté en février dernier. Méritent-ils tous pour autant d'être redécouvert?
Complete Unknown est un beau film, déconcertant, qui nous a enthousiasmés par son spleen moderne, incarné par cette jeune femme polymorphe. Un sérieux candidat pour une récompense samedi soir.
Le Festival du Cinéma Américain de Deauville a projeté "Teenage Cocktail", premier long métrage du jeune cinéaste John Carchietta, lequel retrace la trajectoire cauchemardesque de deux adolescentes qui s’exhibent sur le net...
En ce deuxième jour de l’Étrange Festival, celui-ci continue de repousser les limites du conventionnel. Même si il ne le fait pas toujours avec qualité. Jetons un œil à trois films de cette étrange journée...
Un cadavre aux multiples personnalités, un serial-killer dans les faubourgs de Bombay, la virée onirique d'une adolescente mal dans sa peau et un peu de pony-play, l'Etrange Festival a encore une fois de quoi satisfaire tous les amateurs de cinéma un tant soit peu original.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.