Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Le festival, pour la 18ème année consécutive et malgré la démission de Quentin Raspail, tient à réunir tous les acteurs de la fiction, de la production à la distribution en passant par la composition musicale et les scénaristes au cours de focus, table ronde, dédicaces, ateliers et projections.
Américain, australien franco-britannique ou japonais, les claques cinématographiques peuvent de partout et c'est bien cette ouverture culturelle qui fait la magie de l’Étrange Festival.
Une fable romanesque, des vulgarités animalières, l'adaptation d'un comics déjanté et une plongée dans l'enfer des gangs philippins... Ce que nous propose l'Etrange Festival est toujours plein d'audace, mais ces films sont-ils tous réussis?
Depuis la guerre en Iran jusqu'au carcan familial, en passant par les gangs indonésiens et les années de plomb en Italie, la violence est omniprésente. Mieux vaut alors la voir traitée au cinéma que la vivre en direct, et c'est exactement ce que nous permet l’Étrange Festival.
Une comédie trash et un thriller horrifique américains, un roman porno japonais et un film érotico-expérimental mexicain... l'Etrange Festival n'en a pas fini de nous faire découvrir des réalisations surprenantes qui, chacune, sait exploiter à sa façon ce que l'Homme a de plus pervers.
Un héros de manga dans les rues de Rome, des flics ripoux qui font la loi en Alabama et un apprenti tueur en série à Hong-Kong... C'est aussi ça l’Étrange Festival!
L'Etrange Festival suit son court, les séances spéciales se multiplient, donnant la tribune à des artistes de renom, et les compétitions nous font découvrir des curiosités de tous horizons. Qui remportera le Prix du Public?
Les différents jurys du 42ème édition du Festival du Cinéma américain de Deauville, ainsi que le public de la ville de Deauville, ont décerné les différents prix lors de la cérémonie de clôture à l'issue d'une semaine de compétition.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.