18ème Festival de la fiction tv française et européenne de La Rochelle

4 jours en bord de mer pour le festival de la fiction tv édition 2016

En cette rentrée 2016 et comme chaque année depuis 1999, le petit écran français est à l’honneur. 17 prix sont décernés au terme de ces 4 jours de festival. L’actrice Isabelle Carrée, présidente du jury, décernera dimanche 18 septembre, soirée de clôture animée par l’humoriste Mathieu Madénian, les prix de la meilleure série, meilleur programme court en série, meilleur téléfilm, meilleur téléfilm de comédie, meilleure fiction Web, meilleure réalisation, meilleur interprétation masculine, meilleure interprétation féminine, le prix du jeune espoir masculin, jeune espoir féminin, meilleure direction artistique, meilleur scénario, meilleure musique, le prix des collégiens de Charente-Maritime, le label Poitou-Charentes, la meilleure fiction européenne et le prix du public de la meilleure nouvelle série.

Le festival, sur 3 spots (le dragon, le village, la coursive) et malgré la démission de Quentin Raspail, tient à réunir tous les acteurs de la fiction, de la production à la distribution en passant par la composition musicale et les scénaristes au cours de focus, table ronde, dédicaces, ateliers et projections. Cette année, l’adaptation française avec Frank Dubosc, sur M6 le 4 octobre prochain, de la comédie québécoise Les Beaux Malaises de Martin Matte à ouvert le bal. Le Quebec est d’ailleurs à l’honneur avec 3 coups de projecteur : Mon Ex à moi de Miryam Bouchard (2×22′), Boomerang de Charles-Olivier Michaud (2×30′) et Pour Sarah d’Éric Tessier (60′). Des programmes hors compétition seront également présentés tels que Carole Matthieu sur Arte, La Main du mal (TF1), Fais pas ci fais pas ça (France 2), Jour Polaire (Canal +) ou encore Marion, 13 ans pour toujours sur France 3…

On y découvre ou reconnait des séries telles que la déjantée et hors-norme Chewing-gum de Michaela Coel pour la Grande-Bretagne, la politique et glamour The Embassy pour l’Espagne, la cruel et sans concession The White Rabbit pour l’Allemagne … Mais également Au-Delà des murs du duo français Hervé Hadmar, Marc Herpoux (Pigalle la nuit, Les Témoins) qui sera diffusé sur Arte le 22 septembre prochain. En compétition, Glaçé (6×52′) sur M6, un thriller adapté du best-seller de Bernard Minier, tourné dans les Pyrénées avec Charles Berling et Julia Piaton. Les Petits Meurtres d’Agatha Christie : Albert Major parlait trop (90′) sur France 2 avec Samuel Labarthe et Blandine Bellavoir toujours. Ou encore Les Grands (10×26′) sur OCS découvert au showeb en janvier dernier. (CSM est d’ailleurs convié à un petit déjeuner avec l’équipe le 26 septembre!!! On vous tiendra au courant).

Parmi les évènements à ne pas manquer : l’atelier BBC: « Au-delà du linéaire – la narration dans le numérique » et la table ronde de l’ACS – « Fini de rire? La série comique française en questions. »

Retrouvez le programme ici

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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Wedding Nightmare : Deuxième partie – Battle of the ring

En apparence, ce "Wedding Nightmare : Deuxième partie" promettait d'être une suite qui se démarque de la surexploitation des studios. Le film de Matt Bettinelli-Olpin et de Tyler Gillett s’inscrit pourtant dans cette triste réalité, après un premier volet qui avait su encapsuler tout le plaisir régressif d'une série B, avec ce qu'il faut de suspense, d'effusion de sang et de maladresse calculée pour que le spectateur s'amuse ludiquement dans une partie de cache-cache à mort.

Pour Klára : mange, existe, aime

Cinquième long métrage du Slovène Olmo Omerzu, "Pour Klára" embarque une famille décomposée sur les rivages ensoleillés de l'Adriatique pour mieux l'observer se noyer à sec. Un drame familial d'une subtilité redoutable, porté par un regard qui n'accuse personne — et qui, du coup, nous met tous en cause.

Romería : la mémoire des vagues

Carla Simón n'a jamais vraiment cessé de filmer sa propre histoire. Avec "Romería", son troisième long-métrage en compétition à Cannes 2025, elle va plus loin que jamais : reconstituer la jeunesse de ses parents, morts du sida, à travers le regard d'une fille de 18 ans qui débarque en Galice pour la première fois. Un film sur les origines, les silences de famille et le pouvoir du cinéma à combler ce que la vie n'a pas laissé le temps de vivre.

The Drama : pour le pire ou pour le rire ? Telle est notre (délicieuse) interrogation

Voilà une œuvre qui montre qu’un certain nouvel Hollywood (ici A24 mais ça pourrait être Neon ou FilmNation) peut nous offrir des bons films dits du milieu. Deux stars à l’alchimie indéniable, un scénario original et impeccablement écrit et la réalisation alerte d’un cinéaste qui confirme une voie singulière pour un petit bijou. Une œuvre dont on ne saurait dire si c’est un drame ou une comédie ou les deux, en tout cas accouchée d’une veine romantique acerbe.

Un jour avec mon père : ce qui reste dans la lumière

Il y a des films qui arrivent comme arrivent les souvenirs d'enfance : par effraction, sans prévenir, avec cette netteté particulière des choses qu'on n'a pas cherché à retenir. "Un jour avec mon père", premier long métrage du réalisateur britanno-nigérian Akinola Davies Jr., est de ceux-là. On entre dans ce film comme on entre dans une journée ordinaire et on en ressort changé, sans trop savoir pourquoi, avec quelque chose de chaud et de douloureux logé quelque part dans la poitrine.
Antoine Mournes
Antoine Mourneshttps://www.lemagducine.fr/
Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

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