Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Petite pause dans la compétition du FEFFS, l'occasion d'une séance interactive, d'un documentaire sur internet et de retrouver Rob Zombie avec son nouveau long-métrage.
Troisième journée pour le FEFFS qui nous permet de revisiter les classiques, de faire un tour du côté de l'animation coréenne et de nous faire regretter d'être rester éveillé jusqu'à minuit.
Clap de fin pour l'Étrange Festival avec la restauration d'un chef d'oeuvre oublié, une avant-première très attendue et un film de clôture baroque, sans oublier le tant-attendu palmarès.
Deuxième journée au FEFFS, deux films qui ouvrent de belle manière la compétition internationale, et un midnight movie qui ravira les amateurs de mauvais goûts.
Le retour en trombe d'un maitre de l'animation, un thriller pervers et malsain venu de Taiwan et le début d'une franchise qui espère relancer la mode du found footage... L’Étrange Festival est presque fini mais a encore des films pleins de surprises dans sa manche.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.