Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Deuxième journée au Festival Lumière et encore du beau monde. Si certains n'avaient d'yeux que pour le Manhattan de Woody Allen ou La Porte du Paradis de Michael Cimino, la rédaction s'est risqué à assister au nouveau film de Walter Hill (48h, Driver), Re(Assignment) ou l'histoire d'un tueur à gage qui se fait piéger et transformer en... femme !
Entre un Quentin Tarantino qui a mis le feu, une projection de Butch Cassidy et le Kid mémorable et une kyrielle d'invités, force est d'admettre que cette premiere journée au Festival Lumière valait son pesant de cacahuètes.
Après Martin Scorsese, c'est au tour de la légendaire Catherine Deneuve de se voir conviée à Lyon ou elle recevra le Prix Lumière. L'occasion pour la cité rhodanienne de proposer plus de 390 séances et 180 films différents (de Buster Keaton à Gaspard Noé).
Chaque année, la Bretagne se met aux couleurs de ses voisins d'Outre-Manche à l'occasion du Festival du Film Britannique de Dinard, événement simple et décontracté dont la sélection, souvent éclectique et farfelue, brosse un état des lieux sympathique du paysage cinématographique en Grande-Bretagne. Présidée par Claude Lelouch, la 27ème édition a débuté aujourd'hui et s'achèvera le 2 octobre.
Clap de fin sur le FEFFS. Grave repart avec deux titres : l'octopus d'or et le prix du public. I am not a serial killer reçoit le Méliès d'Argent et Another Evil la mention spéciale.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.