Festivals

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Festival Lumière 2017 : Une journée particulière entre Shape of Water, Harold Lloyd et John Wayne

Le Festival Lumière 2017 vient d'ouvrir et les nombreuses séances proposées feraient perdre la tête à n'importe quel cinéphile. En une journée, on passe d'un documentaire à La rivière rouge d'Howard Hawks, en passant par un ciné-concert et bien sûr l'avant-première de The Shape of Water de Guillermo del Toro.

Festival Lumière 2017 : Happy Together, un sublime tango

Happy Together est un cycle d'amour, d'abus, de désintégration et de réconciliation qui s’éparpille dans la réalisation mélancolique de Wong Kar Wai, pour devenir une mosaïque phosphorescente de couleurs, de lumière et de polaroids amoureux.

Festival Lumière 2017 : l’iconoclaste Tilda Swinton

Actrice caméléon passée aussi bien chez les frères Coen que Marvel, Tilda Swinton impressionne. Profitant de sa venue à Lyon, l'écossaise s'est donc prêté au jeu d'une masterclass passionnante dans laquelle elle a pu faire montre de son approche très personnelle du cinéma. Rencontre.

Festival Lumière 2017 : l’exubérant Guillermo Del Toro régale son public

Invité d'honneur au Festival Lumière 2017, le cinéaste mexicain Guillermo Del Toro a profité de sa présence pour se confier en toute franchise sur le cinéma, ses inspirations et ce qui fait le style Del Toro. Rencontre.

Au Festival Lumière, Michael « le » Mann(iériste) nous livre la genèse de son chef d’oeuvre « Heat »

Invité d'honneur du Festival Lumière 2017, le réalisateur américain Michael Mann s'est fendu, via une master class passionnante de la genèse de l'un de ses films cultes : HEAT.

Festival Lumière 2017 : L’Appât d’Anthony Mann, un western humaniste

Dans un film où les coups de feux se font rares mais tragiques, l’héroïsme n’a que très peu de visages. Grâce à une histoire claire et à une utilisation extraordinaire du paysage, Anthony Mann imprègne un scénario familier d'une complexité psychologique remarquable.

Ouverture du Festival Lumière 2017 : entre hommage et célébration

La cité lyonnaise a ouvert ses portes à la 9ème édition du Festival Lumière ce samedi 14 octobre. Une soirée d’ouverture marquée par de multiples hommages (Eddy Mitchell), par les présentations des master class dédiées à Guillermo Del Toro & Tilda Swinton et par une projection remastérisée de La Mort aux Trousses d’Alfred Hitchcock.

Paris Manga & Sci-fi Show 24ème édition en abrégé et en images !

La 24ème édition de Paris Manga et Sci-Fi show s'est tenue le week-end dernier au Parc des expositions à Porte de Versailles pour 2 journées en mode Geek et Gaming : bilan en images !

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« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.

Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.