Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Alors que la compétition touche bientôt à sa fin, c'est l'occasion de découvrir quelques belles surprises. Parmi lesquelles on note un thriller autrichien qui va s'amuser avec le cerveau des spectateurs, un film post-apocalyptique brésilien des plus contemplatifs et une comédie horrifique potache qui aura fait l'unanimité dans la salle.
Entre la desperate housewouaf de Bitch, le Mr Quiggle vivant dans l'anus de George Clinton dans Kuso ou les lamantins fascinant les personnages de Game of Death, la 6ème journée du FEFFS a été des plus particulières.
Alors que Mundruczo concourt pour un deuxième Octopus d'or, cette nouvelle journée de compétition met également en avant deux premiers films, le surprenant A Dark Song, et l’exécrable The Crescent.
La riche programmation du FEFFS nous permet de faire un bond dans le temps et de redécouvrir sur grand écran les classiques que sont L'Exorciste et Robocop. Avant de finir en beauté avec un midnight movie sanguinolent venu du Japon.
Début de la compétition pour ce troisième jour du FEFFS. Des films très différents allant de la S-F minimaliste aux claques esthétiques signées Cattet/Forzani avec en bonus un film de nunsploitation et un hommage au luchador.
Les serial killers sont de sortie lors de cette deuxième journée au FEFFS. Alors qu'un ado sombre dans la psychose après un accident regrettable, du côté d'Amsterdam, le chaos est semé par un homme-grenouille, un ascenseur et un lion.
Les hostilités ont commencé pour la dixième édition du FEFFS. Quoi de mieux qu'un clown kidnappeur d'enfants pour instaurer une petite trouille avec Ça avant de se lancer dans de l'humour trash en compagnie du duo hollandais Haars/Van der Kuil pour Ron Goossens, concentré de beauferie et de mauvais goûts.
Vous voulez rencontrer Wong Kar Wai, William Friedkin, Michael Mann, Alfonso Cuaron, Guillermo Del Toro ou encore Tilda Swinton ? Un petit indice : c'est à Lyon qu'il faudra être, puisque du 14 au 22 Octobre, la ville respirera le 7ème art en accueillant comme chaque année son festival de cinéma pour TOUS : le Festival Lumière !
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.