Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Retour à la compétition Formats Courts, avec d'un côté DOXA, nouvelle production de Studio 4 sur le monde merveilleux des statistiques, de l'autre Fucking Adelaide, chronique familiale douce, amère et ironique venue tout droit d'Australie.
Terre d’accueil des propositions sérielles en tout genre, Seriesmania affirme chaque jour sa volonté de faire rimer singularité avec diversité. La preuve avec The Chi et Fenix, deux séries que tout oppose sinon une envie commune de défendre leur identité dès leurs premières minutes.
"9-1-1, quelle est votre urgence ?" - "J'ai besoin d'aide, je vous en prie !" - "Calmez-vous, respirez, dites-moi précisément où vous êtes." - "Au festival Séries Mania... C'est Tim Minear, et les deux gusses derrière Glee, American Horror Story et Nip/Tuck ! Les trois viennent de pondre une nouvelle série, et elle est engorgée dans le mélodrame et le sensationnalisme". Fin de l'appel.
Séries Mania 2018 fut l'occasion pour les Lillois de rencontrer Carlton Cuse, co-créateur de Lost (avec Damon Lindelof). Le scénariste est revenu pendant deux heures sur sa carrière, le phénomène Lost, l'expérience Bates Motel, et nous a également un peu parlé de sa version de Jack Ryan, prévue pour le 31 août 2018 sur Amazon.
Présenté en compétition officielle de Séries Mania 2018, Mystery Road (David Jowsey/Greer Simpkin) puise sa force évocatrice dans ses images sublimes de l'Outback australien. Aussi dépaysant visuellement que déjà vu dans son développement.
En compétition officielle à Séries Mania 3 chroniques familiales et sociétales au féminin : American Woman, la comédie créée par John Wells (Urgences, A la Maison Blanche, Shameless) et John Riggi (30 Rock) à la bande son pop vintage. se déroule durant la montée de la seconde vague du féminisme dans les Seventies avec la star du film culte Clueless, Alicia Silverstone, Abi Morgan (The Hour et River) revient avec The Split, une comédie dramatique très british aux dialogues pétillants et An Ordinary Woman une dramédie venant de l'Est bourrée d'humour noir.
Tandis que la série Oslo Zoo nous fait rire par son humour froid et sa vision anthropologique de la capitale norvégienne, Rabih TV tape là où ça fait mal, critiquant la violence qui règne dans les quartiers chauds de Beyrouth, mais aussi la caméra qui la transforme en spectacle.
Présenté pour la première fois à Séries Mania et adapté d'un roman de Michel Bussi, Maman a tort ne révolutionne pas le polar télévisuel à la française, mais se démarque du tout venant par une écriture des personnages de qualité et un casting presque parfait.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.