Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
21 films sont en compétition dans le cadre de la 71e édition du Festival de Cannes pour décrocher le prestigieux trophée, la Palme d’or, qui représente encore une institution pour de nombreux cinéastes internationaux. La magie cannoise, avec son tourbillon de glamour et de paillettes, va opérer du 8 au 19 mai 2018. Le jury, présidé par Cate Blanchett, est composé par Léa Seydoux, Robert Guédiguian, Denis Villeneuve, Kristen Stewart, Khadja Nin, Ava DuVernay et Andreï Zviaguintsev.
La série Il Miracolo est repartie avec le prix spécial du Jury, ainsi que le prix du meilleur acteur pour Tommaso Ragno. Présentation rapide de cette série italienne dont on attend la suite avec impatience.
Le Grand Prix du festival Séries Mania 2018 qui se déroulait à Lille a été décerné à la fiction israélienne sur l'autisme On the Spectrum, par le jury présidé par Chris Brancato, cocréateur de Narcos.
En abordant, avec First Love, le sujet très risqué de la pédophilie abstinente sur un format court, il est évident que les réalisateurs Jonathan Cohen-Berry et Anthony Jorge prennent des risques. Le mieux dans ce cas, c'est d'en parler directement avec eux.
Séries Mania 2018: Et encore un échec pour la science-fiction française avec cette nouvelle production Arte. Thomas Cailley (Les combattants) voudrait nous faire réfléchir sur les enjeux de l’immortalité, mais accumule les clichés et les approximation scénaristiques. Dommage.
La compétition Formats Courts nous permet encore de découvrir de nouvelles choses. Si la diversité est de mise, aujourd'hui nous embarquons pour l'Amérique du Nord avec Red Creek, Sylvain le Magnifique et The Accidental Wolf. Malheureusement, seule une des trois aura vraiment retenu notre attention.
Les festivaliers, qui rêvent d’approcher leurs idoles et qui souhaitent profiter au maximum de la magie de Cannes, vont être comblés cette année avec le programme exceptionnel des masterclass dans le cadre du 71e Festival de Cannes. Christopher Nolan, Ryan Coogler, John Travolta et Gary Oldman seront invités dans le cadre de grand oraux afin d’évoquer leur amour du septième art, revenir sur les moments clés de leur carrière et afin d’évoquer leurs plus beaux souvenirs sur la Croisette.
Découverte au festival Séries Mania de The Looming Tower avec Jeff Daniels et Tahar Rahim : retour dans la fin des années 90, alors que les forces d'Al-Qaïda se renforcent et que leurs plans d'attentats sont prêts à être mis à exécution, les équipes antiterroristes du FBI et de la CIA traquent Ben Laden chacun à leur manière, incapables de collaborer. La question est alors posée par le show : si les deux organismes avaient travaillés ensemble comme il se doit (en partageant déjà toutes leurs informations), les attentats du 11 septembre 2001 n'auraient-ils pas pu être anticipés et alors évités ? Les invasions américaines du Moyen-Orient et les conflits qui ont suivi auraient-ils pu ne jamais avoir lieu ?
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.