Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Invité d'honneur du Festival Lumière 2017, le réalisateur américain Michael Mann s'est fendu, via une master class passionnante de la genèse de l'un de ses films cultes : HEAT.
Dans un film où les coups de feux se font rares mais tragiques, l’héroïsme n’a que très peu de visages. Grâce à une histoire claire et à une utilisation extraordinaire du paysage, Anthony Mann imprègne un scénario familier d'une complexité psychologique remarquable.
La cité lyonnaise a ouvert ses portes à la 9ème édition du Festival Lumière ce samedi 14 octobre. Une soirée d’ouverture marquée par de multiples hommages (Eddy Mitchell), par les présentations des master class dédiées à Guillermo Del Toro & Tilda Swinton et par une projection remastérisée de La Mort aux Trousses d’Alfred Hitchcock.
La 24ème édition de Paris Manga et Sci-Fi show s'est tenue le week-end dernier au Parc des expositions à Porte de Versailles pour 2 journées en mode Geek et Gaming : bilan en images !
Le FEFFS se termine avec Tragedy Girls, mais ce n'est qu'un avant goût de la nuit mémorable qui a suivi. La Nuit excentrique apporte une nouvelle fois son lot de nanars venus avec leurs faux-raccords, leurs effets spéciaux cheap, leurs VF inimitables et leurs héros charismatiques parmis lesquelles un Homme-Puma, et Jackson un ranger friand de short moulant.
La compétition se clôt avec Dave made a maze, un film des plus inventifs où le carton et la créativité sont rois, ainsi que Kaleidoscope, où Toby Jones a des comptes à régler avec sa mère. Mayhem quant à lui termine la section Midnight dans un bain de sang jouissif.
Après 9 jours intenses de compétition, les différents jurys ont rendu leurs verdicts. C'est la comédie horrifique anglaise Double Date qui part grande gagnante de cette nouvelle édition en devenant le 10ème lauréat de l'Octopus d'or. En outre, Dave a made maze remporte le plébiscite du public et Laissez bronzer les cadavres pourra défendre les couleurs françaises à Sitges en gagnant le Méliès d'argent.
En dehors de la compétition, le FEFFS propose pour son 7ème jour, un polar coréen aux relents de jeu vidéo, et un midnight movie en terre rednecks. C'est également l'occasion de revoir sur grand écran, l'excellent Tetsuo, film culte du cyberpunk japonais.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.