Palmarès FEFFS 2017 : Double Date Octopus d’or

Cette édition anniversaire du FEFFS riche en événements s’est clôturée ce samedi 23 septembre 2017 avec la remise des prix : Octopus d’Or pour Double Date, la comédie horrifique anglaise de Benjamin Barfoot et Méliès d’argent pour Laissez bronzer les cadavres de Hélène Cattet et Bruno Forzani. Avant de revenir sur les derniers jours du festival, il est temps de faire un point sur le palmarès de cette 10ème édition.

Cette année encore les différents jury ont eu la lourde tache de départager des films tous plus différents les uns que les autres. Pour la deuxième année consécutive, les crossovers ont été mis en compétition. Le jury composé de Mike Hostench, le directeur adjoint du grand festival de Sitges, Estelle Nothoff, régisseuse de cinéma et David Scherer, spécialiste des maquillages qui a notamment travaillé sur Laissez bronzer les cadavres, ont rendu leur verdict sur une catégorie assez uniforme où aucun véritable film n’a vraiment réussi à se démarquer. Le jury annonce cependant un choix assez facile qui a donc permis de remettre le prix du jury Crossover à la très sympathique comédie Bitch.

En ce qui concerne la compétition internationale, un nombre record de 13 films ont été présentés. Si certains ont fait grand effet sur le public comme Double Date ou Dave made a maze, d’autres ont reçu des retours assez diversifiés, notamment Laissez bronzer les cadavres ou Mise à mort du cerf sacré qui ont eu des avis assez divisés. Pas de réel favori ne se dégageait véritablement, hormis le prix du public qui se jouait véritablement entre les films de Benjamin Barfoot et de Bill Waterson. Et c’est donc l’américain avec son film fait de carton qui repart avec le prix du public. Le jury composé de trois cinéastes : le belge Vincent Lannoo, la libanaise Joyce A. Nashawati et l’irlandais Billy O’Brien ont eu donc la mission de remettre trois prix. Parmi lesquels, la mention spéciale du Jury qui permet de saluer une production qui s’est démarquée dans cette sélection. À la surprise générale, c’est le film post-apo à petit budget brésilien Earth and Light qui repart avec le prix. Vient ensuite le tour des deux prix les plus importants, le Méliès d’Argent du meilleur film européen et l’Octopus d’or. Le premier permettra au film lauréat de concourir pour le Méliès d’Or à Sitges. Succède donc à I am not a serial killer, la claque esthétique Laissez bronzer les cadavres de Hélène Cattet et Bruno Forzani.

Après Grave l’an dernier qui repartira de la capitale alsacienne avec le plus prestigieux des prix, l’Octopus d’or ? Le jury a plébiscité un film qui a bénéficié d’une approbation totale de la part du public, c’est donc la comédie horrifique Double Date qui est le 10ème lauréat de la pieuvre dorée.

Cette 10ème édition a également permis au FEFFS de remettre un Lifetime Achievement Award à son invité d’honneur, le grand William Friedkin. Le cinéaste américain a reçu en cadeau une réplique du tableau représentant Rouget de Lisle lors de la première interprétation de la Marseillaise qui se trouvait dans le bureau du maire Roland Ries.

Palmarès du Festival Européen du film fantastique de Strasbourg 2017

Longs métrages :

Octopus d’or – Double Date de Benjamin Barfoot (Royaume-Uni)

Méliès d’argent – Laissez bronzer les cadavres de Hélène Cattet et Bruno Forzani ( France, Belgique)

Mention spéciale du jury – Earth and Light de Renné França (Brésil)

Prix du public – Dave made a maze de Bill Watterson (USA)

Prix du jury crossovers – Bitch de Marianna Palka (USA)

Courts-métrages :

Octopus du meilleur court-métrage international – Saatanan Kanit de Teemu Niukkanen (Finlande)

Méliès d’argent du meilleur court-métrage européen – The Absence of Eddy Table de Rune Spaans (Norvège)

Mention spéciale du jury dans la catégorie internationale – Mouse de Celine Held et Logan George (USA)

Prix du jury du meilleur court-métrage d’animation – The Absence of Eddy Table de Rune Spaans (Norvège)

Mention spéciale du jury dans la catégorie animation – Cipka (Pussy) de Renata Gasiorowska (Pologne)

Prix du jury du meilleur court-métrage dans la catégorie Made in France – Animal de Jules Janaud et Fabrice Le Nézet

Jeux vidéo :

Octopix du meilleur jeu vidéo indépendant – Do Not Feed The Monkeys de  Fictiorama Studios (Espagne)

Prix du jury du meilleur jeu vidéo étudiant – Abadi

Prix Arte Creative du meilleur jeu vidéo – oQo de Lance / 3-50

 

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.