Cinéma

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Yannick : Malaise dans la salle ou mensonge sur la marchandise, vous avez dit Subjectif ?

Yannick ou comment Dupieux holp-up avec force et brio le cinéma français.

Whiplash de Damien Chazelle ou la complexité de la passion

En 2014, Damien Chazelle invite l'obsession à l'écran en adaptant son Whiplash en long-métrage. Il nous offre dès lors une magnifique représentation de la passion à double tranchant, celle qui habite, qui possède presque, jusqu'à en devenir destructrice.

Sur les quais (1954) d’Elia Kazan : ode à Brando

Un des avantages des grands classiques du septième art, c’est que des centaines d’articles ou d’analyses ont beau avoir été écrites, on trouve toujours quelque chose à en dire. "Sur les quais", réalisé par Elia Kazan en 1954 – mais à bien des égards intemporel – fait assurément partie de ceux-là. En le (re)voyant, le plus blasé des cinéphiles ne peut qu’être ensorcelé par ce qu’il faut bien qualifier de « film parfait » et, selon sa culture, ses goûts et sa sensibilité personnels, éprouver quelque chose de neuf.

L’obsession au cinéma : analyse d’un motif et de sa mise en scène

Pour le septième des arts, l'obsession est souvent bien plus qu'un simple trait de caractère ; c'est un protagoniste à part entière qui façonne l'intrigue et définit les personnages. La mise en scène, vaste et complexe langage visuel, donne vie aux motifs obsédants à travers une pluralité de dispositifs allant du travelling compensé aux jeux de couleurs ou de reflets. Sous la lentille du cinéma, l'obsession est mieux qu'ailleurs mise à nu, dévoilée dans son essence même, sa beauté terrifiante et son pouvoir destructeur.

Le Manoir hanté, aussi transparent que ses fantômes

Cher Mr Disney. Suite à de trop nombreuses plaintes sur la qualité de plus en plus médiocre de vos attractions, nous nous sommes permis d'inspecter votre nouveauté : Le Manoir Hanté. Malheureusement, notre franchise qui fait notre réputation risque de vous être douloureuse. Oui, Mr Disney, il est de notre devoir de dire, qu'encore une fois, vous vous êtes foiré. 

Un Coup de maître : de l’artiste, créant et créé

Le septième long-métrage de Rémi Bezançon, Un Coup de maître (9 août 2023), réunit deux monstres sacrés du cinéma, Vincent Macaigne et Bouli Lanners, dans le monde de l’art contemporain et de son marché. En résulte une œuvre à la fois méchante, acérée, mais aussi généreuse et humaine, profondément jubilatoire.

Yamabuki : floraison de conscience

Le repentir est le printemps des vertus. Avec Yamabuki, Juichiro Yamasaki cherche à réduire la distance entre les individus d’une petite bourgade rurale, afin de créer des liens invisibles entre eux. Du drame familial à des séquences d'humour bien senties, les protagonistes ont tous un combat avec leur passé. Et leur désolation est étudiée avec soin, dans un silence onirique qui va peu à peu laisser leur conscience fleurir.

La Main : un très mauvais film d’horreur

Ce 26 Juillet sortait dans l'hexagone La Main ou Talk to me en version originale. D'abord enthousiaste à l'idée de découvrir le dernier cru du studio A24, notre optimisme s'est rapidement envolé. Retour sur une œuvre qui détrône Scream VI en matière de mauvais scénario.

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